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Urgence, balais en approche ~ Caelan

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Yegor V. Zaïtsev
Membre de la Main Noire
Né(e) il y a : 26 ans
, à : Saint-Pétersbourg
, mes proches me surnomment : /
et pensent que je ressemble à : Aaron Taylor Johnson .
Actuellement je suis : Célibataire.
, je suis : Hétérosexuel à n'en pas douter.
J'ai fait des études : du moins jusqu'à la fin du cursus normal, pas besoin de grandes études quand on est doué
, aujourd'hui je travaille en tant : que Membre de la BEMN.
Sans le cacher je soutiens : la Main Noire, bien évidement !
J'ai rédigé : 80
parchemins, et récolté : 117
Dengi. Mon portraitiste s'appelle : EXORDIUM (avatar) ; hedgekey (code sign)
Dans la vie, je suis aussi : Lazar R. Obolinsky
Ma baguette est faite en : bois de Sen avec un cœur de plume d'oiseau-tonnerre et fait 38 cm
Mon niveau de combat est : 4.


Sacoche magique
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http://koldovstoretz.forumactif.com/t190-lizaveta-you-may-say-i-
23/3/2017, 19:17
Urgence, balais en approche
Caelan & Lizaveta
Moi qui pensais avoir changé pour le meilleurs, je me demande si je n'ai pas fait une erreur. Depuis mon arrivée, tout s'accumule, je vais de surprise en surprise, et pas que des bonnes.

C'est ma première rentrée à Koldovstoretz en tant qu'infirmière, je suis un peu nerveuse. On est deux, mais j'ai été en quelque sorte nommée responsable, visiblement j'ai plus d'expérience que la seconde. Elle est très sympathique, mais j'ai tout de suite vu qu'elle manquait un peu d'énergie, elle est, comment dire, molle quoi. Du coup je dois tout vérifier derrière elle parce que c'était mon prédécesseur qui gérait l'organisation et les stock. Je suis entrée en fonction que très tard, je n'ai pas eu le temps de tout vérifier et ce matin je me suis rendue compte qu'on manquait terriblement de certaines plantes médicinales qui nous seront indispensables dans quelques heures parce que les premiers cours de balais avec les premières années ne vont pas tarder à  débuter.

Je me souviens quand j'étais élève, je n'étais pas la dernière à me faire des égratignures durant ce cours, et surtout je me souviens d'avoir accompagné de nombreux jeunes à l'infirmerie en tant que préfète des Izumrud, bref, ce cours c'est l’hécatombe. Quand on est pas préparé à tomber en plus c'est pire, quand on prend la confiance sur le balais et qu'en fait ça va pas du tout. Alors ajoutez à ça une infirmerie pas préparée à gérer l'affluence d'élèves et vous obtenez un véritable massacre. Je suis responsable et très tatillon, ce genre de cas de figure n'arrivera jamais sous ma direction, j'en fait le serment. Ces élèves comptent sur nous pour les aider et je ne peux pas me permettre de courir dans les couloirs à la recherche du professeur de botanique tandis que l'un d'entre eux se tord de douleur sur un de mes lits.

C'est remontée à bloc et énervée comme une furie que je parcours frénétiquement les couloirs de l'école pour me rendre dans les serres botaniques à l'extérieur. Je sais que le prof y est souvent j'ai été son élève, je crois, je me souviens pas très bien, je me souviens surtout que j'adorais les plantes et les cours pratiques. Par contre la tronche de mon prof, bizarrement, je l'ai pas du tout imprimée. Après on m'a dit que cela faisait très longtemps qu'il enseignait là alors sûrement que c'était lui. Bref, quoi qu'il en soit, quand j'ai demandé à l'autre limace, elle m'a dit que je pourrais presque à coup sur le trouver là. Une fois à l'extérieur, le soleil me prit par surprise. Complètement éblouie, j'ai dû m'arrêter quelques minutes histoire de m'accoutumer parce que j'étais incapable de voir où j'allais. Je ne me souvenais pas que l'extérieur du château était aussi belle, s'en est presque envoûtant par temps ensoleillé, comme aujourd'hui. J'ai toujours aimé la nature, ma scolarité s'est très bien passée, même si je me sentais un peu enfermée, mais je savais qu'à chaque vacances, je pourrais aller passer deux jours à la campagne, dans la maison familiale. C'était la maison de ms grands-parents, des moldus. Mes parents l'ont gardés à leur mort et on y va régulièrement pour profiter du grand air et s'aérer un peu l'esprit. C'est aussi notre point de replis, si il venait à nous arriver quelques chose, si on devait être séparés dans des circonstances terribles alors on a convenus qu'on se retrouverait là-bas. Moins de chance de nous retrouver, c'est en plein dans la campagne moldu et le lien avec ma famille est assez difficile à faire, il faudrait vérifier des actes de propriétés vieux de centaines d'années perdues au fin fond de placards rongés par les mites.

C'était déjà la troisième serre que j'observait de l'extérieur, collée aux vitres, pour pouvoir tenter de distinguer une silhouette à l'intérieur. Je commençais à désespérer, ça se trouve pour une fois il était en salle des professeurs ou dans son bureau. Et finalement je le croise à l'extérieur, les bras chargés, se dirigeant vers une autre serre. Je me précipite vers lui, il ne me reste plus beaucoup de temps, si je dois préparer quelques potions ou des baumes, il me faut les plantes tout de suite. " Excusez moi, vous êtes le professeur de botanique n'est-ce pas ? " Je suis presque sûre que c'est lui, il me semble que je le reconnais, mais je préfère en être certaine. " Je suis la nouvelle infirmière. Ma collègue n'avait pas vérifier les stocks et nous sommes à court de certaines plantes, surtout de Dictame. Je me demandais si vous pouviez nous dépanner rapidement, les premières années vont bientôt attaqués le cours de balais ... " Je ne finis pas ma phrase mais je sais que c'est quand même plutôt clair, il va y avoir de la casse et j'ai terriblement besoin de ces plantes, sinon mes anciens collègues de l'hôpital Patriarkh vont voir arriver toute une fournée d'élèves et se dire que je fait mal mon travail.
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Tapis dans l'ombre tel la bête, il attend le moment propice pour fendre sur sa proie. Il n'y a pas de doute, elle n'auras aucune chance d'y réchapper. Ce qu'il adviendra alors de son corps inerte, seul le bourreau pourra le savoir.Run baby run !
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24/3/2017, 21:40
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Réveillé depuis l'aube, l'Irlandais avait le plaisir d'observer l'astre pâle s'élever sur les berges de la Neva, adossé à la structure d'une serre, cigarette tenue d'une main et tasse de café brûlant dans l'autre. Enroulé dans son long manteau, cheveux en bataille et les yeux légèrement cernés du manque de sommeil, l'homme enfouissait par instant le nez dans l'épaisse écharpe de laine qui serrait douillettement sa gorge. Il n'avait pas fallu longtemps avant que les toits ne se mettent à scintiller, puis à flamber du givre qui les couvrait et, sous les rayons encore timides du soleil, reflétèrent comme autant de miroirs et de flaques de mercure ce début de journée. Il n'y avait pas âme qui vive en cette heure particulière, bien que ce soit la rentrée : les élèves dormaient encore dans leur dortoir et la plupart des professeurs devaient s'éveiller ou prendre leur petit déjeuner dans la grande salle de réception, profitant des derniers instants de quiétude avant l'arrivée massive d'adolescents bruyants et indisciplinés. Caelan quant à lui, ne fréquentait ses collègues qu'aux repas du midi, le seul qu'il s'autorisait en dehors de quelques grignotages ou, parfois, d'oublis volontaires à se sustenter. Il n'avait tantôt ni le temps, ni l'envie et préférait dès lors rester au couvert des immenses serres pour s'occuper des plantes, champignons et autres petites merveilles qui y résidaient.

Lorsqu'il eut avalé sa dernière gorgée de café, breuvage des Dieux s'il en était en ce bas monde, l'homme s'écarta de la surface vitrée d'un geste souple et vint à rebrousser chemin vers la bâtisse numéro Une. Elle était celle qui contenait le plus gros de ses classes, ainsi que l'alcôve qui lui servait de chambre, son bureau privé, mais surtout la majorité des plantes inoffensives et communes en sa possession. Remontant les passerelles qui liaient les serres entre elles puis au château, il se frotta le front avec une mine à présent soucieuse. Il lui avait fallu du temps pour s'endormir la veille, frappé d'une insomnie peuplée d'inquiétudes, d'angoisses et de doutes. La nomination de Nikolaï S. Ivanov au poste de Directeur n'était pas tant une surprise que la source principale de tous ses soucis. L'homme était dangereux, violent et tout simplement un fanatique de Raspoutine. Lui laisser la gestion d'une école de magie, avenir de leur mère patrie était le début de la fin, comme on le disait communément. Le corps flottant de l'ancien Directeur hantait encore l'esprit de l'Irlandais dont les nerfs mis à rude épreuve la veille, lors de la réunion du personnel, avaient lâchés une fois à l'abri des regards indiscrets. Rien de grave toutefois, l'homme avait des nerfs d'acier sans compter la charmante compagnie d'une bouteille de bourbon. Rien, du coup, qu'un peu de solitude et quelques verres n'avait pu résoudre.

L'air moite aux parfums de terre mouillée, de fleurs et de résine vint à ravir l'odorat du sorcier dès qu'il ouvrit la porte de la première serre. Un sourire dansa alors sur ses lèvres avant qu'il ne ferme dans son dos le loquet et n'avance dans les allées de son précieux territoire. Son regard survola les différentes plantes, satisfait de ne constater dans son analyse préliminaire qu'aucun mal n'était survenu dans la nuit. Au fur et à mesure qu'il s'enfonçait au couvert de la végétation et des vitres ruisselantes de neige poudrée durant la nuit, Caelan retira son manteau ainsi que son écharpe pour les déposer sur le dossier de sa chaise. Il défit les boutons de ses manches, retroussa ces dernières jusqu'aux coudes en des plis propres et vint passer une main nonchalante dans sa tignasse pour discipliner sans trop de conviction les mèches courtes qui s'égayaient en une masse châtain virant sur le blond. S'il n'attendait pas de classe pour la journée, il n'empêchait nullement que le travail qui l'attendait ne souffrirait d'aucune attente. Habillé de bottes et d'un pantalon d'ouvrier, sa chemise blanche rentrée et sa cravate glissée entre deux boutons pour ne pas le gêner, il se mit à couper branches et feuilles des plantes à sa disposition. Il fallait les guider, les aider même pour qu'elles ne se fatiguent pas en alimentant des extrémités inutiles, freinant leur croissance et pour certaines venant même à diluer l'essence de leur capacités magiques. C'était une activité paisible, certes répétitives, mais qui permettait au professeur de botanique d'achever un réveil difficile et d'être de meilleure compagnie si jamais une visite extérieure s'imposait.

Il était presque huit heures du matin quand il termina sa ronde dans les trois serres. La dernière étant la plus sensible, autant dans l'entretient de ses plantations que dans leurs propriétés, l'Irlandais ressortait de là avec une caisse de bois remplie d'outils, de produits et de quelques flacons aux contenus scintillants voire glougloutant pour certains et dont la nature magique n'était pas difficile à identifier. Tenant la caisse à hauteur de torse pour se soulager le dos, son champs de vision était en contrepartie considérablement réduit, aussi entendit-il les claquements de semelle sur le parquet des passerelles flottantes, mais il ne vit pas quelle furie venait de façon si cavalière de l'aborder. Il se tourna en direction de la source des piaillements et haussa les sourcils quand il ne vit que la Neva à la hauteur de son regard. Arborant bien vite une expression désappointée alors que la jeune fille continuait de babiller à toute allure, Caelan finit par lever la caisse au dessus de sa tête et baissa cette dernière pour enfin découvrir l'identité de la mal élevée. Son regard à l'intensité presque irréelle se riva à ceux de la petite souris blonde et il resta quelques secondes parfaitement silencieux, le visage fermé d'un masque sévère.

- Bonjour à vous aussi. C'est un plaisir de faire votre connaissance, mademoiselle Voïnova.

Le timbre de la voix était grave, vibrant avec le léger roulement des « r » typique aux accents du nord, bien que teinté d'un quelque chose de plus léger, de plus... britannique. Le ton tout aussi sévère que le visage de l'Irlandais trahissait sa profonde désapprobation quand à l'introduction plus que cavalière dont il était la victime. Il appuya sur le nom de la jeune femme, appuyant que lui connaissait son identité puisqu'il avait pris la peine de retenir le patrimoine de tous les nouveaux recrutements. Maniant la caisse avec aisance malgré son évidente lourdeur, il la transféra sous un bras de sorte à se libérer une main qu'il employa aussitôt pour la tendre en direction de la jeune infirmière afin de la saluer de façon civilisée et courtoise. La chemise se tendait sur la musculature du torse, légèrement mouillée par le travail manuel, laissant entrevoir en dessous le débardeur. Une fois les salutations de faites, du moins pour sa part, il sembla légèrement s'adoucir et reprit à deux mains la caisse d'outillages pour se mettre en marche, direction la première serre. Face à la porte, il dû encore jongler avec sa caisse pour pouvoir l'ouvrir, mais en parfait gentleman laissa la place à son invitée pour qu'elle pénètre en première dans la chaleur tempérée du dôme de verre. Il la dépassa ensuite pour gagner une série de larges tables qui servaient d'établis pour les élèves en classe, il y déposa sa charge puis se passa une main dans les cheveux pour discipliner sa tignasse.

- Vous disiez donc manquer de Dictame ? C'est en effet fâcheux. J'ai souvenir que votre prédécesseur n'était pas des plus... rigoureux, dirons-nous. J'avais régulièrement sa visite, il semblerait que vous ayez hérité de ses mauvaises habitudes.

Ronchon, il lui lança un regard désapprobateur, sourcils froncés et regard perçant. Il ne s'attarda cependant pas sur cet incident et gagna une partie reculée de la serre, sur la seconde allée de droite. Il y avait plusieurs Dictames empotées au plus proches des vitres pour récolter la chaleur timide du soleil encore hivernal. De l'engrais et de la paille empêchaient les pieds de geler,  Attrapant au passage un petit cageot de bois ainsi qu'un sécateur, il commença à couper quelques branches ici et là des plantes, veillant à ne pas couper de bourgeons ou au delà du troisième embranchement. Il aurait pu utiliser la magie, seulement il n'était pas certain d'aimer cela : d'aussi loin que remontait ses souvenirs, il avait toujours essayé d'être au plus près des plantes dont il avait la charge.

- Cela ne suffira pas jusqu'à la prochaine commande trimestrielle. Surtout pour cette année...

L'Irlandais semblait sinistre en disant cela et il se tourna pour fixer la petite souris d'un regard songeur, la détaillant comme s'il pesait ses mots. Il finit par déclarer de but en blanc, quelque peu bourru dans le ton de sa voix bien que son expression restait pensive.

- Vous devriez passer une commande exceptionnelle auprès du nouveau Directeur et voir avec lui pour aller acheter tout un stock à Mille-et-une Herbes. Cela reviendra plus cher, il est vrai cependant avec l'urgence et l'ingérence inhérente à l'infirmerie de cet établissement, cela resterait un moindre mal.
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Yegor V. Zaïtsev
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6/4/2017, 18:09
Urgence, balais en approche
Caelan & Lizaveta
Moi qui pensais avoir changé pour le meilleurs, je me demande si je n'ai pas fait une erreur. Depuis mon arrivée, tout s'accumule, je vais de surprise en surprise, et pas que des bonnes.

Non c'est bon je me souvient de lui finalement, c'était bien mon prof, je me demande juste comment j'ai fait pour l'oublier, je l'ai eu pendant tout mon cursus après tout, puis comment oublier un prof étranger avec cet accent si caractéristique et ses beaux yeux bleus. Je me rappelle que toutes les filles en étaient dingues. Bon ok, je n'étais pas insensible à son charme non plus, et je dois avouer qu'avec l'âge, il est de plus en plus charmant. Mais passons, pour moi cela restera toujours un professeur, enfin je crois. Quoi qu'il en soit, j'entre dans la serre tendis qu'il me tient la porte et toutes les senteurs des plantes et de la terre humide me montent au nez brusquement. Je prend une grande bouffée d'air, cet endroit n'a pas changé, c'est toujours aussi féérique. " Non, ça n'a vraiment pas changé. " Je me sens quelque peu nostalgique tout à coup, cette période était presque trop parfaite, l’insouciance de l'enfance et le sentiment si grisant qu'on approche de l'âge adulte et qu'on gagne en responsabilité. J'ai vraiment beaucoup aimé les années que j'ai passé dans cette école en tant qu'élève, j'espère juste que celles que je passerais en tant qu'infirmière ne seront pas trop catastrophiques.

J'étais comme hypnotisée par le spectacle, le flash-back de mon enfance en ces murs ne s'arrêtait pas, finalement ce furent les paroles du professeur qui me tirèrent de mes songes, un sourire béas s'était installé sur mon visage. J'avais encore envie de plonger mes mains dans la terre et de passer mes doigts sur les feuilles de chaque fleur mais il me fallut me retenir, ce n'était pas convenable et en plus ce n'était pas ma serre et mes plantes. Mon sourire disparu à sa remarque, je vois qu'il n'a pas changé, toujours aussi droit et désagréable quand il le faut. " Je ne suis en poste que depuis hier matin ..." Dis-je tout bas, complètement vexée. Le suivant dans les allées de tables et de plantes en pot, je m'efforce de reprendre mon calme. Je sens bien son mépris émaner de toute sa personne, mais je sens aussi que ce n'est pas particulièrement contre moi, au moins mon don d'empathie à parfois son utilité, j'ai l'impression que ce matin il ne voulait simplement pas être dérangé et manque de chance, c'est moi qui suis venu l’interrompre dans son petit rituel quotidien.

Lorsqu'il se retourna de nouveau vers moi pour me tendre la dictame, je m'efforce de sourire mais on sent terriblement que ce n'est pas naturel. Mais il n'a pas tord, cela ne suffira clairement pas jusqu'au trimestre prochain, je vais devoir me débrouiller autrement. Et vue que cette année ne s'annonce pas sans encombre, je doute pouvoir me passer d'un stock bien fourni de ces plantes médicinales. Voilà qu'il m'envois encore sa colère et son mépris à la figure, vraiment la vie des personnes comme moi n'est pas toujours facile. Je rechigne toujours à dire aux gens que je suis douée d'empathie, parce qu'après ils sont bourrés d'a priori et il m'est impossible d'entretenir une relation normale avec eux. Mais parfois, comme avec cet homme en face de moi, j'ai juste envie de leur hurler dessus et de leur balancer que je sais très bien ce qu'ils ressentent et que ce ne sont pas des manières de penser en présence d'une dame, d'une et puis que je n'y suis pour rien si leur vie est merdique, de deux.

J'étais en train de réfléchir à sa proposition de faire une demande auprès du directeur, mais j'aimerais pouvoir éviter tout contact avec cet homme, autant que faire ce peu du moins, je n'ai pas envie de ressentir ce qui se cache au fond de son immonde pensée. " Hum ... J'ai mes contacts à l'hôpital Patriarckh, je devrais pouvoir avoir ce qu'il faut en dictame pour tenir jusqu'à votre prochaine commande. " Je demanderais à mon ancien chef de service, il m'appréciait bien et quand je suis partit il m'a répété plusieurs fois de ne pas hésiter à venir lui demander de l'aide si d'aventure j'en avais besoin alors je vais pas me gêner. En plus je crois qu'il a un petit faible pour moi alors je devrais pouvoir monnayer ça contre un repas en tête à tête dans un resto, ça me fera une sortie et lui sera content. Bref, la dictame c'est bon, c'était le plus important de toute façon puisque c'est ce que nous n'avions plus du tout en stock. Je me demande ce que mon prédécesseur a bien pu trafiquer avec les stocks, il les as mangé ou quoi toutes ces plantes, ça me parait fou ! Le plus fâcheux c'est que je vais avoir du mal à piquer dans la réserve pour l'Ursa Major, moi qui comptait dessus, il va me falloir me limiter au moins pour ce trimestre. " Voilà ce qu'il me faut ensuite, mais c'est moins urgent, j'ai encore un peu de stock. " Dis-je en lui tendant un bout de papier où j'ai griffonné une liste de plantes qui pourraient nous être utiles. Si je ne me trompe pas, cette année risque de s'avérée lourde en travail pour l'infirmerie et je préférerais que tant qu'elle est sous ma direction que les choses se déroulent sans accroc.
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Tapis dans l'ombre tel la bête, il attend le moment propice pour fendre sur sa proie. Il n'y a pas de doute, elle n'auras aucune chance d'y réchapper. Ce qu'il adviendra alors de son corps inerte, seul le bourreau pourra le savoir.Run baby run !
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9/5/2017, 22:13
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Il tiqua légèrement et fronça un instant les sourcils, lèvres pincées disparaissant presque dans la barbe qui couvrait le bas de son visage marqué par les âges. Les pâtes d'oies à ses yeux se creusèrent alors qu'il affichait une certaine consternation, puis une méfiance à l'égard de la jeune femme quand elle fit mention de « sa » prochaine commande. Tout de même, croyait-elle sincèrement que c'était à lui de fournir tous les besoins de l'infirmerie de l'école !? Il manqua de lui aboyer dessus pour lui rentrer dans le crâne ses nouvelles responsabilités en tant qu'infirmière principale de Koldovstoretz, mais ne se sentit tout simplement pas les nerfs de le faire. Il ne supporterait pas de la faire pleurer ou de devoir gérer une crise d'hystérie : les femmes avaient l'esprit fragile et versatile, c'était bien connu. Un rien pouvait les faire vriller... il en avait l'exemple le plus extrême et sinistre la veille même. Avec un lourd soupir, Caelan croisa les bras sur son torse, venant encore gonfler les muscles sous sa chemise qui sembla légèrement protester au niveau des coutures. Visage de marbre, il l'observa de pieds en cape et secoua un peu la tête avant de pousser un long soupir.

Autre chose qui l’agaçait était la propension visible de cette femme à fuir ses devoirs et d'aller jusqu'à piller dans le stock d'un hôpital plutôt que d'admettre son erreur et de confronter le Directeur à ce propos. Il était vrai que l'Ivanov n'était pas de bonne compagnie, mais ce n'était certainement pas un idiot. Il était beaucoup de choses : narcissique, sadique, déviant, etc. Cependant, c'était un homme brillant et terriblement concret dans sa vision des affaires : il saurait faire tourner cette école, d'un point de vue administratif et financier, sans accrocs. En conséquence, il n'aurait aucun mal à comprendre l'impaire de la petite -ou de son prédécesseur comme elle le prétendait- et parvenir à arranger cette bévue. Un léger grognement désapprobateur lui échappa, donc, à la mention de Patriarkh et il décroisa les bras pour récupérer le bouquet de feuilles qu'il noua ensemble à l'aide d'un morceau de corde en chanvre qu'il tira d'une de ses poches. Il se figea cependant à la suite de son babillage et ses épaules eurent un sursaut nerveux alors qu'il serrait les poings à s'en faire blanchir les phalanges. Lentement, il détourna la tête de son activité pour la toiser de toute sa hauteur.

Ainsi avait-il correctement entendu ses propos... elle pensait vraiment que c'était à lui, le professeur de botanique, de s'occuper de sa paperasse !? Un moment silencieux, il prit sur lui pour ronger sa colère en venant bouger sa mâchoire de droite et de gauche, grinçant un peu des dents au passage. Les sourcils froncés au point de créer une ride entre eux, regard assombri par l'arcade abaissée et contrariée, ce fut avec grande délicatesse qu'il attrapa le bouquet de Dictame fraîche et qu'il la lui tendit, attendant qu'elle le saisisse avant d'enchaîner avec la suite du programme. Cependant, à l'inverse de sa douceur envers le végétal, ce fut d'un ton bourru et sec qu'il lui assena :

« - Vous vous croyez où ici !? Dans une épicerie de quartier !? »

Il lui arracha sèchement des mains la liste et la survola en haussant petit à petit un sourcil d'abord critique puis de plus en plus dubitatif alors qu'il voyait les quantités ainsi que la variété de ressources qu'on attendait de lui. Un pli réprobateur vint à marquer ses lèvres avant qu'il ne plisse les yeux et ne foudroie la jeune infirmière d'un regard impénétrable. Froissant le papier, il le lui fourra dans les mains sans plus de cérémonie. Il finit par exploser, sa voix tonnant avec force dans la serre et tranchant sur la quiétude qui emplissait habituellement les lieux.

« - Que les choses soient clairs, Mademoiselle Voïnova. Je suis un professeur de Botanique, pas un foutu maraîcher ! Les plantes que vous voyez ici sont destinées à l'étude ainsi que l'apprentissage pour toutes les petites têtes blondes qui sont en scolarité ici. A l'occasion... et je dis bien à l'occasion, il peut m'arriver de dépanner un professeur ou l'infirmerie. En aucun cas cependant je ne suis responsable de vos foutus commandes ! Vous croyez sincèrement que je possède assez de plantes pour subvenir à vos moindres désirs et besoins !? »

Il reprit brièvement son souffle et désigna d'un ample geste du bras toute la galerie végétale.

« - Si mes plantes possèdent cette qualité c'est parce que je ne force pas leur croissance pour sustenter des besoins quasi industriels de la part de votre service ! Je valorise la qualité à la quantité. Donc si vous avez besoin de fournitures, comme je vous l'ai indiqué tantôt : prenez vos jolies gambettes et rendez-vous au bureau du Directeur Ivanov pour lui faire part de votre situation... et foutez moi le camps d'ici!!! »

L'homme avait pratiquement hurlé les derniers mots, un poing appuyé sur sa hanche et l'autre pointé d'un index en direction de la sortie, massé au dessus de la jeune femme sans rien cacher de sa colère et de son irritation.

[Hrp : Désolée pour le temps de réponse, le topic a été submergé par tant d'autres choses ! Concernant le rp, soit tu peux effectivement sortir et nous arrêtons là afin de reprendre une autre fois (notamment lorsque Caelan sera calmé et plus ouvert) ou bien Liza tient le coup et nous pouvons continuer. 20 ]
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31/5/2017, 22:28
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Les sentiments de ce professeur son vraiment très présents, il est quelque peu envahis par la tristesse la mélancolie et surtout la colère. Je sens tout à fait que cette colère est présentement dirigée vers moi et je ne comprends pas d'où cela peut bien lui venir, j'ai pourtant toujours été aimable et souriante, enfin autant que possible. Il semble être mécontent de me voir lui demander des plantes comme ça, comme si il était à ma disposition. Il ne l'est pas bien évidement, je sais qu'il me rend un énorme service, mais je ne comprends pas que cela le rende aussi irrité, aurais-je fait quelque chose de mal ? J'ai beau cherché je ne comprends pas ce qui peu bien faire dégénérer la situation et cette conversation à ce point.

Je saisie le bouquet qu'il me tend avec le plus grand soin, j'ai toujours aimé les plantes et je sais qu'elles ont besoin de toutes les attentions possible, j'ai même quelques spécimens chez moi que je bichonne comme mes propres enfants. A cause de ça je comprends tout à fait que ce professeur soit contrarié de devoir en arracher quelques unes pour les soin d'élèves peu scrupuleux et imprudents. Plus il parle et plus je sens qu'il s'énerve encore un peu, sa colère m'envahis et me submerge et soudain me voilà moi aussi contrariée. Mais moi je suis contrariée parce qu'il semble s'énerver contre moi alors que je ne sais pas du tout pourquoi, je ne sais pas ce que j'ai bien pu faire de mal. Hélas j'essaye de contrôler toutes ces émotions qui me submerge alors je reste complètement muette, la bouche entre ouverte à regarder Monsieur O'Reilly les yeux écarquillés tandis qu'il pète les plombs.

Quand il a enfin fini sa tirade beuglante, bras brassant l'air et regard furibond, je fais en sorte de reprendre mes moyens durant les quelques secondes que sa colère apaisée par l'extériorisation me cède. Je reprend mon souffle que j'avais arrêté pendant quelques secondes pour enfin laisser ce qu'il avait fait entrer de colère en moi. " Monsieur O'Reilly, je comprends que vous ne vouliez pas sacrifier votre stock de plante au profit de mon infirmerie et des élèves. Ce que je ne comprends pas c'est votre colère envers ma personne. Quand j'ai demandé à ma collègue qui nous fournissait en plantes médicinales, elle m'a dit que c'était vous, c'est pourquoi je suis venue vous voir. Je crois deviner que ce n'est pas le cas et que cela vous a irrité de me voir venir vous demander ce qui est à vous. Je m'en excuse, mais je ne considère pas avoir fait quelque chose de mal alors je vous pris de bien vouloir changer de ton. " Je ne sais pas bien si j'ai employé les bons termes, mais moi au moins je n'ai pas fini en criant. Rependant mon calme, je fais surgir un sourire sur mon visage en reprenant la liste qu'il avait encore entre les mains. " Ne vous embêtez pas pour le reste, je vais suivre votre conseil et aller demander de l'aide au directeur. Je vous remercie pour la Dictame, elle m'a l'air d'excellente qualité, mais je n'en attendais pas moins des meilleures serres du pays. Sur ce, je vous laisse. Bonne journée. " Oh non, il n'a vraiment pas changé. Je préfère encore aller voir le directeur et me faire toute petite pour avoir les quelques plantes qui me manquent plutôt que de ressentir encore une fois la colère et la l'immense tristesse qui se dégagent de ce professeur. Il devrait sérieusement penser à consulter, ce n'est pas bon pour son cœur. Quoi qu'il en soit, je profite de ce moment de calme après ma tirade pour tourner les talons et retourner à mon infirmerie où des élèves doivent sûrement m'attendre.
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Tapis dans l'ombre tel la bête, il attend le moment propice pour fendre sur sa proie. Il n'y a pas de doute, elle n'auras aucune chance d'y réchapper. Ce qu'il adviendra alors de son corps inerte, seul le bourreau pourra le savoir.Run baby run !
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