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Jie-Lin Yuan feat. Chen Kun [Terminée]

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9/4/2017, 12:01
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Jie-Lin  Yuan
feat Chen Kun
Elisei (Prénom russe utilisé couramment depuis l'instant où il en eut assez d'entendre son prénom véritable être écorché au quotidien)△ 46 ans △ 1er Juin 1884 △ Sino-Russe △ Saint-Petersbourg △ Sang Pur △ Rentier & Chef cuisinier △ Double cursus, formation en potions et alchimie supérieure, et formation en guérison magique △ Yantamyy △ Bisexuel△ Marié △ Courtois △ Respectueux △ Composé △ Menteur △ Cruel △ Opportuniste △ Legilimens & Mémoire photographique




 


Malgré son appartenance à la nation slave, c'est en Chine que l'héritier de la lignée Yuan voit le jour, lors d'une visite de ses géniteurs auprès de leur noble parenté, sur l'île de Hainan, joyau de l'empire brisé, durant la fête du bateau-dragon, un événement célébré dans l'opulence et une débauche de luxes sans commune mesure. Le luxe, voilà de quoi il fut bercé, alors même que ce siècle voyait la populace souffrir des conséquences de la politique impérialiste européenne, de l'ambition, et de la brutalité des conquérants sans scrupules venus piller l'une des civilisations les plus raffinées et délicates au monde. Mais dans les salles feutrées du temple familial, Lin n'eut guère le loisir de constater cette déchéance consommée, cette sordide soumission dont les siens peinaient à se remettre, tandis que les chiens à leurs portes aboyaient, toujours plus affamés, ne se repaissant jamais de ce qu'ils obtenaient. Ses premières années s'étiolèrent au sein de l'île majestueuse, loin de l'hiver et de la folie des moldus, loin, en sommes, de ce qui faisait alors battre le cœur du monde. Néanmoins, il ne fut pas abandonné à un quelconque état de grâce bienheureux loin de la moindre responsabilité. Bien au contraire, prit en main dès qu'il su parler et marcher, l'enfant passa de précepteur en précepteur, tous plus stricts et exigeants, tous désireux de lui inculquer les innombrables enseignements au sein desquels il se devait d'être bercé. Le monde dans lequel il se trouvait plongé était peut-être dépourvu de moldus, et de pauvreté, mais certainement pas de malice, et les coups de poignards ajustés n'étaient pas rares, dans le clair-obscur d'une fin de journée, ou le bruissement des hanfus traditionnels, et l'on piquait ses plats de doses non létales de poison afin de lui faire développer des immunités naturelles.

***

En 1894, son père exige un prompt retour en Russie, afin de sauvegarder son précieux fils du déchaînement de violence que, déjà, il envisageait. La première guerre sino-japonaise éclatait quelques mois plus tard, et la défaite chinoise qui s'ensuivit entama une nouvelle décennie d'amertume et de sourd délitement pour la cour céleste. En Russie, les choses étaient toutes autres, un univers singulier et en total opposition avec celui qu'il avait précédemment connu et aimé. Le soleil lui avait été dérobé, pour être remplacé par une nuit continuelle, ponctuée de bise hurlante et glacée, et d'une noblesse austère aux titres par élimés par le nombre des années. Ce pays, il l'avait haït et détesté, ne trouvant aucun charme à ces immenses déserts d'un velours immaculé, méprisant l'étalage qu'il jugeait grossier, sans parler de leurs manières rustres et sans délicatesse aucune. La Russie lui avait alors semblé un clapier dans lequel on l'aurait enfermé, lui qui pourtant se voyait soudainement offrir la possibilité de voyager à travers tout le pays, une liberté qu'il n'avait jamais, jusqu'alors, possédé. Choisissant alors de se détourner des mondanités, il se fit oisif, se cloîtrant dans la chaleur de l'immense demeure familiale dans l'espoir d'y trouver une autre forme d'échappatoire, à défaut d'échapper aux griffes de sa parenté. L'étude le noyait sans qu'il s'en alarme,  l'appréciant davantage encore à présent qu'il se trouvait privé d'un extérieur qui lui complaisait. Aussi lorsqu'il fut appelé à débuter sa scolarité au sein de Koldovstoretz, l'espoir d'une forme de libération fit jour, bien que ce fut toujours cette Russie qu'il dénigrait.

***

Ce fut Koldovstoretz qui, le premier, vit poindre l'aube de ses prétentions, cultivées à l'ombre, dans le secret de son seul intellect, terriblement éveillé. Ils étaient tous méprisables, tous, mais il n'y avait rien de plus fascinant que cette faiblesse intrinsèque, cette fêlure naturelle dans l'âme de chacun d'eux. Se lier avec ces individus ne l'intéressait pas plus qu'auparavant, mais il commençait à comprendre que c'était au travers d'eux qu'il pourrait atteindre une forme de satisfaction, certes biaisée, mais néanmoins réelle. Ils étaient tous des pions potentiels, des créatures portant leurs émotions, leurs pensées en bandoulières, sans la moindre précaution. Même ceux de sa propre strate sociale, ces petits princes et ces petites princesses gâtés et choyés…. Il suffisait de percer leurs secrets pour voir leurs masques apparaître. C'était cela, qu'il avait déjà entraperçu bien des années auparavant et qu'il ne comprenait pas alors totalement, les jeux qui se jouaient entre deux sourires, deux mots courtois, le doigté exceptionnel d'une partie d'échec où les pièces n'étaient pas de bois, de pierre ou d'ivoire épuré, mais de chair, de sang et de pensées. Tout comme les plantes et les morceaux d'animaux étaient des ingrédients de multiples potions, son entourage était la matière première dont il avait besoin pour bâtir un monde qu'il apprécierait, en dépit de cette éternelle froideur qui l'agressait.

***

Il n'avait eut de cesse de la développer, la légilimancie, comme il n'avait eut de cesse de tisser son immense toile, dès lors qu'il avait adjugé ce qui s'avérait sa réelle nécessité. Son mépris n'avait pas un seul instant diminué, mais il le dissimulait, le transformait en sourires, en paroles aimables, aidant les uns, conseillant les autres, récoltant les dettes comme les secrets. Ces agnelets n'avaient bien souvent qu'une garde mal ajustée contre un intriguant déterminé, et ceux qui s'avéraient trop compliqués à piéger, il les amadouait tout simplement, en faisant son entourage, ses connaissances. S'échiner à apprendre n'était plus son unique intérêt, ce qu'il voulait plus encore, c'était se rendre maître des filins qui actionnaient ces marionnettes. Savoir où appuyer, quelle parole placée pour influer une décision, planter le besoin sous un crâne, et les laisser le lui quémander… Cela participait d'un large cycle, qui le fascinait. Ses débuts, il les fit pourtant plus tard que d'autres, poursuivant ses études autant qu'il lui fut possible, avec l'appui du directeur et de certains de ses professeurs, malgré la rareté de son souhait.

***

Malgré sa maison, il ne poursuivit pas de carrière politique, du moins pas sur le long terme, bien qu'il fit un passage par la Douma, par esprit de praticité plus que par adhésion aux valeurs prônées. Il se refusa tout autant à une carrière au sein des médicomages, se riant de l'idée d'offrir ses services pour un prix aussi dérisoire que celui offert par l'hôpital des sorciers. Non, lui qui était si doué dans la préparation de potions s'intitula chef cuisinier. Il ouvrit sa propre enseigne, réservée aux membres de la communauté magique. La Roulette Russe, de son nom, était la façade idéale à toutes ses activités… et pourtant, il y tenait bien davantage qu'il ne le devrait. Le concept en était simple, en soi, car au sein de l'excellente carte digne des palais princiers, il y avait toujours un couvert dont les mets s'ajustaient à une potion choisie pour la soirée. Cet unique couvert, un par service, pouvait provoquer des effets inattendus, de la métamorphose au philtre d'amour, en passant par les empoisonnements légers, jamais mortels… La victime se voyait, en compensation du spectacle offert au reste de sa clientèle, offrir le montant de son dîner. C'était ce petit frisson de surprise qui différenciait tant l'établissement de ses concurrents.

Mais il y avait plus, comme toujours avec lui, comme dans chacune des démarches qu'il entreprenait. Le restaurant était une couverture. Comblé d'une relative proximité avec l'orphelinat, le patriarche Yuan endossait pour ces frêles esquifs abandonnées à un âge si tendre le rôle d'un bienfaiteur, leur accordant les restes des somptueux repas que sa clientèle aisée consommait. Parfois, il poussait un zèle fort ajusté jusqu'à les accueillir à l'intérieur pour qu'ils se protègent du froid, ou leur donnant quelques vêtements et jouets. Personne en dehors des individus chargés de ce mouroir déguisé, et de ses propres employés, ne voyait ces dons, mais les enfants se souvenaient… ils revenaient vers lui toujours, et en échange, il pouvait bien leur demander ce qu'il voulait, les petites poupées étaient si reconnaissantes. Et ceux qui étaient susceptibles d'oublier, il leur glissait un assaisonnement particulier, potion d'attraction, les droguant et une fois victimes de l'addiction, ils rentraient dans les rangs. Ces fortes têtes étaient cependant une rare minorité, la simple sensation de la nourriture chaude et du bien être qu'elle procurait était suffisante pour s'attacher la loyauté des enfants durablement.

Ses petits espions, se glissant n'importe où, anonymes, ignorés, de simples spectres dans un paysage glacé. Ils le servaient, lui rapportait tout ce qu'ils entendaient, tout ce qu'ils savaient… Mais en grandissant, les choses se compliquaient, aussi devait-il trouver de nouvelles façon d'exploiter ceux qui lui restait. Certains s'émancipaient, tout en gardant fatalement une dette envers lui, une dette qu'il se plaisait parfois à réclamer, d'autres restaient, ceux trop saisit par ses filets et ceux-là devenaient ses choses, ses outils ses jouets. Les plus chanceux travaillaient dans le restaurant, les autres ? Cela dépendait… Il en offrait la majorité aux caprices de la bonne société, à ces messieurs désireux d'assouvir des instincts pervers et réprouvés par les mœurs, ne voulant pas entacher l'image qu'ils offraient. Ceux qui s'avéraient sorciers, il s'occupait de leur scolarité, puis les plaçait au service des familles les mieux dotées, ou au sein d'institutions prestigieuses, ou utiles à ses activités. Ils étaient le premier maillon de sa chaîne. Son véritable commerce n'avait pas de nom, seulement illustré par une idée : le service. Il offrait ses capacités à qui le demandait, en échange d'un prix impossible à négocier, souvent, c'était des informations qu'il demandait en l'échange d'une potion ou d'un autre secret….

***

A la tête de son vaste réseau parfaitement infiltré, il n'eut aucune surprise à voir l'avènement de la main noire et se fit un plaisir de coopérer. Les actions de Raspoutine entretenaient un climat particulièrement propice à ses affaires. Beaucoup d'enfants se trouvent soudainement esseulés, et la méfiance générale, l'inquisition, la peur… un terreau si fertile, duquel il n'aura qu'à ramasser les fruits une fois ceci mûris. Confortablement installé sur ses rentes, jouissant du succès de placement judicieux et de son statut de patriarche, de ses affaires et de sa notoriété, il attend avec impatience de voir dans quels bas-fonds ces braves soldats allaient se noyer…



Sorciers

BAGUETTE
Ma baguette fait 30 cm, en bois de noyer noir. Son cœur est fait de plume de Phoenix. Elle est spécialisée dans les sortilèges de guérison, cependant sa faiblesse restera toujours la confiance en soi de son maître. Ma baguette a une particularité, c'est une incrustation en nacre gravée, dans son manche.
 


FAMILLE
Marié depuis l'âge de treize ans, Lin n'a pas à se plaindre de sa femme, bien qu'elle ait été choisie sans lui demander son avis. L'union a été pensée intelligemment, et Dame Yuan s'avère une épouse modèle, qui ferme amplement les yeux sur les nombreuses exactions, les nombreux vices de son époux, l'aidant même à les dissimuler au yeux du reste de la société. Père de deux enfants scolarisés à Koldovstoretz, il joue cependant les figures dominantes pour bien d'autres enfants, ses oisillons tombés du nid qu'il récupère, cultive puis utilise selon ses besoins. Les plus jeunes ont entre six et huit ans, les plus âgés… ah, mais il ne le révélerait jamais. Patriarche, il dirige sa famille d'une main stricte, mais éclairée.
 


INFORMATIONS
Mon patronus est un dragon du komodo, je n'y peux rien et je l'apprécie. Lorsque je rencontre un épouvantard, celui-ci prend la forme deRaspoutine tombant sur le plat surprise. Si je m'approche d'une fiole d'Amortentia, je sens l'iode, les épices et le baume cicatrisant.
 


MOI-MÊME
Derrière l'écran on m'appelle "Magiaaedenia". J'ai 24 ans et je vis dans les environs de Marseille. Je fais du rp depuis environs longtemps, j'aime ça ! J'ai découvert Koldovstoretz grâce à mon premier compte.


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Alexandra I. Ivanova
Elève à Koldovstoretz
Né(e) il y a : vingt-trois ans
, à : Saint-Pétersbourg
, mes proches me surnomment : Sasha
et pensent que je ressemble à : Margot Robbie.
Actuellement je suis : fiancée
, je suis : attirée par les hommes.
J'ai fait des études : à la défense magique.
, aujourd'hui je travaille en tant : qu'élève à Koldovstoretz.
Sans le cacher je soutiens : la Main Noire.
J'ai rédigé : 398
parchemins, et récolté : 14589
Dengi. Mon portraitiste s'appelle : Blondie (avatar) + cheap thrills (sign).
Dans la vie, je suis aussi : Maria G. Raspoutina, Kathleen M. Goustov.
Ma baguette est faite en : Palissandre des Indes et son coeur est en écaille de Zmey.
Mon niveau de combat est : 3.


Sacoche magique
Inventaire:
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http://koldovstoretz.forumactif.com/t97-fiches-de-rp-d-alexandra
9/4/2017, 12:36

Validation

Te voilà validé(e) Jie-Lin Yuan! Nous espérons que tu trouveras ta place sur ce forum avec ce personnage intéressant N'hésite pas à faire un tour pour réserver ton avatar et ton métier. Les fiches de liens et de rps te sont ouvertes, tu peux faire tes demandes et ainsi ... commencer le RP !! Si tu le souhaites, tu peux aussi rédiger la chronologie de ton personnage, pour qu'on puisse avoir accès aux moments les plus importants de sa vie, mais aussi recenser un éventuel don magique.
Bienvenue et amuse toi bien !


take my hands
let me see our future.
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avatar
Né(e) il y a : 36 ans
, à : Moscou.
, mes proches me surnomment : Professeur, Monsieur, ou simplement Lazar pour les amis et intimes
et pensent que je ressemble à : Luke Evans.
Actuellement je suis : Célibataire.
J'ai fait des études : Archéologie Magique
, aujourd'hui je travaille en tant : Professeur de DCFM à Koldovstoretz
Sans le cacher je soutiens : non défini
J'ai rédigé : 297
parchemins, et récolté : 275
Dengi. Mon portraitiste s'appelle : LΛZΛRE (avatar), Asshai (gif sign.), northern lights (code sign.).
Ma baguette est faite en : Bois de Palado, 36 cm, écaille de Zmey, le mot вампир est gravé sur le bois et un rubis est incrusté sur son pommeau.
Mon niveau de combat est : 3.


Sacoche magique
Inventaire:
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http://koldovstoretz.forumactif.com/t99-confessions-d-un-vampire
9/4/2017, 13:46
Oh purée, c'est la folie des DC !!! 17
Re-bienvenue petit chou 54


Life is an eternal quest
Nul homme ne sait, tant qu'il n'a pas souffert de la nuit, à quel point l'aube peut être chère et douce au cœur. (⚡) Bram Stoker Dracula
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