FORUM FERME

 ::  :: KHLOPYA ► Rive nord :: Hôpital Patriarkh Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Panser les plaies, penser l'après | Alexandra Ivanova

Aller à la page : Précédent  1, 2
avatar
Alexandra I. Ivanova
Elève à Koldovstoretz
Né(e) il y a : vingt-trois ans
, à : Saint-Pétersbourg
, mes proches me surnomment : Sasha
et pensent que je ressemble à : Margot Robbie.
Actuellement je suis : fiancée
, je suis : attirée par les hommes.
J'ai fait des études : à la défense magique.
, aujourd'hui je travaille en tant : qu'élève à Koldovstoretz.
Sans le cacher je soutiens : la Main Noire.
J'ai rédigé : 398
parchemins, et récolté : 14589
Dengi. Mon portraitiste s'appelle : Blondie (avatar) + cheap thrills (sign).
Dans la vie, je suis aussi : Maria G. Raspoutina, Kathleen M. Goustov.
Ma baguette est faite en : Palissandre des Indes et son coeur est en écaille de Zmey.
Mon niveau de combat est : 3.


Sacoche magique
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
http://koldovstoretz.forumactif.com/t97-fiches-de-rp-d-alexandra
7/5/2017, 01:41
       
panser les plaies, penser l'après

   
-  Nikolaï S. Ivanov — Alexandra I. Ivanova -

   

RETROUVÉE A MOITIE MORTE DANS LES CACHOTS DE L’ÉCOLE, ON M'A ENVOYÉ A L’HÔPITAL POUR ME SOIGNER. MA MISÉRABLE VIE MERITE-T-ELLE QU'ON ESSAYE DE LA SAUVER ? NON JE NE CROIS PAS. LAISSEZ-MOI PERIRE DANS MON COIN.
L'attaque de la demeure familiale avait profondément épuisé le couple qui était encore assis au sol. Alexandra reprenait péniblement son souffle, la main droite posée sur sa poitrine encore douloureuse. Elle avait envie de pleurer, tellement elle avait peur pour sa famille resté sur place. Sa sœur, innocente, attaquée en pleine nuit alors qu'elle ne pouvait même pas se défendre. C'était elle, elle qui aurait dû être touchée, pas sa jumelle. L'amertume s'échappait de ses pensées. Le monde s'acharnait contre cette famille. La sorcière sortit de ses pensée quand un bras vint entourer sa taille fine, elle se sentit immédiatement envelopper, comme protégée par son corps encore brûlant. La jeune femme sentait sa respiration haletante contre sa joue, ses battements cardiaques, il était à l’affût du moindre mouvement dans la pièce. Même s'il n'avait pas prévu ce transplanage, Nikolaï continuait de gérer la situation, malgré son état d'épuisement qui se lisait sur son visage aux traits tirés. Sasha posa ses mains sur son bras, sans pour autant l'enlever. De sa voix grave, il refusa presque immédiatement ce qu'elle lui avait demandé. Pour leur sécurité à tous les deux, ils devaient s'éloigner de la demeure, le temps de reprendre des forces. L'homme se sépara d'elle, elle se tourna pour le voir jeter des sortilèges de protection autour d'eux. Les pierres de la cheminée se replacèrent correctement et un feu éclata dans l'âtre, illuminant et réchauffant la pièce. La sorcière éteignit sa baguette. Sa démarche était chancelante, approximative, elle le vit se traîner jusqu'au lit et s'écroula sur le dos. La sorcière le rejoint sans pour autant s'allonger immédiatement à ses côtés, elle resta assise par terre, le visage rivé sur cet homme souffrant. Son cœur se serrait étrangement dans sa cage, la vue du patriarche épuisé ne lui plaisait pas. C'était un homme fort qui pouvait traverser n'importe quelle crise, il était puissant. Alexandra posa son menton sur le sommier, elle ne prononça pas un mot, ses iris céruléennes fixées sur cette poitrine qui se soulevait au rythme de ses respirations. "Elles vont bien". Rassurée par ses mots en lesquels elle croyait fermement, une larme s'écoula le long de sa joue, elle posa son front sur le rebord du lit, étouffant ses pleures pour ne pas réveiller l'homme allongé qui avait fermé ses prunelles. "Reste avec moi". Alexandra se redressa, elle nettoya le sang qui recouvrait le haut de son corps d'un coup de baguette, essuyant son visage d'un revers de manche, et alla se loger à côté de son fiancé, portant son corps encore chaud contre le sien.

La belle n'avait pas réussi à fermer l’œil durant cette courte nuit, attentive au moindre craquement de charpente, calquant sa respiration sur celle de l'homme contre lequel elle s'était blotti, ses iris entrouvertes n'avaient pas quitté son visage endormi. Il était tellement charmant quand il dormait. Cette innocence qui se dégageait de lui était touchante, peu habituelle mais tellement agréable. Même s'il était le patriarche, connu pour sa ténacité et sa force, Nikolaï restait un mortel. Elle se surprise pendant quelques secondes à s'inquiéter pour lui, pour sa santé. Alexandra était une femme humaine, contrairement à d'autres membres de sa propre lignée. Elle craignait, pour elle, pour sa famille, pour cet homme qui à nouveau avait fait preuve d'un sang-froid sans pareil et qui les avait sauvé. Les premières lueurs du jour commencèrent à apparaître entre les interstices des volets, elle sentit le corps de Nikolaï bouger. Ses bras se mirent à l'entourer, elle n'osa pas bouger de peur de le réveiller. D'ailleurs, dormait-il toujours. Un baiser accosta la peau de son cou. Un sourire apaisé vint se creuser le long des lèvres de la belle. Sa question raisonna presque dans ses oreilles tellement le son de sa voix la rassurait. « Rue Bostov, dans un quartier moldu de la ville, il est sûr, aucun sorcier de s'aventurerait ici » Murmura-t-elle, elle le vit repartir avant même la fin de sa phrase. Alexandra se redressa sur ses coudes, ses iris rivées sur ce visage retombé dans les limbes du sommeil. Elle se contenta de l'observer en silence pendant quelques secondes, la surface de ses yeux brillant reflétaient la danse du feu dans la cheminée. Son ventre se mit à grogner, elle tenta d'étouffer le bruit en appuyant sur son abdomen. Agile dans ses déplacements, la russe se glissa hors du lit en évitant de réveiller son fiancé.

Observant à sa gauche, puis à sa droite, la sorcière attendait à l'entrée de la maison moldue. Les rues étaient encore vide à cette heure de la matinée, elle en profita pour fermer la porte derrière elle, et la verrouiller magiquement. Le pas lent, prudente dans sa démarche, Alexandra se mit à sillonner ce quartier qu'elle avait appris à connaître au fil des années. Une oreille collée contre une porte, écoutant le moindre bruit, le moindre souffle. Rien, la voie était libre. « Alohomora » Un cliquetis discret, la porte s'entrouvrit légèrement pour qu'elle puisse y jeter un regard furtif. La sorcière pénétra à l'intérieure de la demeure moldue, elle se saisit de quelques affaires qu'elle fourra dans une besace qui traitait par là. Une maison, puis une autre, encore une autre. La belle s'improvisa brigande, se saisissant de tout ce qui pouvait leur être utile. Nourriture, vêtements, couvertures. Après tout, le rétablissement de son cousin pouvait durer plus d'une journée, ils devaient se prémunir contre un tas de choses et ne pas attirer l'attention des habitants.

Fort heureusement, le sortilège d'extension indétectable lui permettait de remplir sa besace miteuse à l'infini. La sorcière sortit d'une dernière maison, sur le chemin du retour, elle s'arrêta devant une espèce d'apothicaire moldu. La devanture ne donnait pas envie de s'y procurer des onguent ou d'autres traitements antalgiques, néanmoins Alexandra décida tout-de-même y pénétrer. Slalomant entre les étagères, ses prunelles parcouraient, concentrées, les différents produits de la boutique. Elle s'arrêta devant une boîte en verre qui contenait une poudre verdâtre qu'elle connaissait bien vu qu'elle en utilisait pour son usage personnel. Ses doigts se saisirent de l'objet quand un bruit de craquement derrière le comptoir se fit entendre. Probablement le propriétaire de l'échoppe qui l'avait entendu rentrer. La sorcière s'enfuit du lieu en prenant soin de ne pas se faire voir, elle retourna dans la maison où reposait encore Nikolaï. Au moment même où la porte se referma derrière elle, Alexandra entendit son prénom au fond de la pièce. Le patriarche avait presque sauté de son lit, baguette brandit en position d'attaque. Quand ses yeux se posèrent sur elle, la jeune femme pu ressentir le soulagement s'échapper dans un soupire. Il s'approcha d'elle, s'empara de son visage pour y déposer un autre baiser. Décidément, cette effusion de sentiments affectueux était des plus déstabilisante. Quand sa bouche se posa sur la sienne, Alexandra lâcha sa besace sur le sol, créant un bruit sourd dans sa chute. Les objets au fond s'entrechoquèrent, elle espérait ne rien avoir cassé.

Nikolaï, chancelant, alla se rasseoir au bord du lit. « Kolya » Susurra-t-elle d'une voix douce, tout en s'approchant de lui, ses mains sur ses épaules elle le poussa avec délicatesse sur le lit. Elle passa une main sur son front encore moite, entremêlant ses doigts dans ses mèches noires, la mine inquiète. « Reste couché, s'il te plaît ... » Tu n'es pas en état, voulait-elle rajouter. Elle retint ses mots, consciente que ceux-ci ne lui plairaient sûrement pas et qu'ils blesseraient son ego. Un baiser presque maternel sur son front, elle s'éloigna de lui pendant quelques secondes, plongeant son bras dans son sac. Ses doigts saisirent le flacon tant convoité. « Aguamenti » La pointe de sa baguette visait le récipient, l'eau s'écoulait doucement puis s'arrêta. Alexandra reconstitua la poudre qui se transforma en une pâte verdâtre relativement malléable. Du bout de son index collé à son majeur, elle saisit une partie de la substance et se mit à l'étaler en couche épaisse sur la peau brûlée du sorcier. Elle le sentit tressaillir, ses prunelles le fixaient, attentives aux moindres expressions sur son visage. « Ne bouge pas, cela arrêtera l'inflammation » Sérieuse, appliquée, la jeune femme continuait de tartiner cette zone blessée. Une fois terminé, elle essuya ses mains. L'argile verte et ses propriétés médicinales étaient connues même chez les sorciers. Peu douée dans les sortilèges de guérison, la jeune femme avait préféré se raccrocher à ce qu'elle avait appris de la botanique et des méthodes de médecines traditionnelles.

La sorcière étala une épaisse couverture en laine qui sentait le renfermé sur le corps allongé du patriarche. Elle-même s'enroula dans un châle troué qu'elle avait trouvé dans une des demeures, le tissu grossier lui grattait son cou si délicat. Peu importe, il lui tenait chaud. Assise en rebord du lit, les prunelles inquiètes lorgnaient le visage de Nikolaï. « Comment te sens-tu ? » Réussi-t-elle à articuler, avec peine. « As-tu ... faim ? Soif ? » Sa main caressa le haut de sa tête, dégageant ses mèches couleur charbon de son front. Non, elle ne pouvait cacher son inquiétude. Même si cet homme était un affreux personnage aux mœurs compliquées, qu'il avait tué son père et l'avait menacé de nombreuses fois, elle commençait à s'habituer à ce caractère si particulier. Ce manipulateur avait réussi à prendre possession de son corps, il était doucement en train de posséder une partie de son esprit. Ses lèvres se tordirent à cette simple pensée. Elle était en train de devenir aussi folle que lui. S'éloignant volontairement de lui, se protégeant de ses pensées impures, la belle alla s'asseoir par terre, juste en face des flammes de la cheminée. Recroquevillant ses jambes contre sa poitrine, enroulant ses bras autour d'elles et posant son menton sur ses genoux. Elle aimait prendre cette position, cela l'aidait à s'apaiser, à se recentrer. La chaleur du feu caressait sa peau fragile. Alexandra enroula le châle puant un peu plus autour de ses épaules, jusqu'à couvrir ses jambes couvertes de bleus suite à la bataille de la veille. Un soupire expiré. Leur vie n'était définitivement pas de tout repos.

code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 1681 WORDS.



take my hands
let me see our future.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité

7/5/2017, 19:49
Invité
Des mains se posaient sur ses épaules, le poussant en arrière. Nikolaï refusait de s’allonger, réfutait cet état de faiblesse dans lequel il se trouvait, ego froissé, blasphémé par la cruelle réalité. Et ça le rongeait, ça attisait le feu de son courroux comme si on lui avait craché au visage ou assené une gifle insultante. Il se sentait sale, dévoré d’une honte à l’exhibition de sa faiblesse. L’humiliation était insupportable, il ne parvenait pas à tolérer l’ignominie de sa dégradation. Il le vivait excessivement mal, comme amputé d’une partie de lui-même, plus d’un manchot, il n’était rien. Une misérable créature qu’on allongeait, dont on caressait le front brûlant d’une fièvre. Un baiser, affectueux, maternel qui l’aurait fait sortir de ses gonds s’il l’avait pu. En lieu et place de cela, il subissait son attention, son affection qui le répugnait malgré lui. S’il avait été en pleine possession de ses moyens, peut-être que ces marques de tendresse auraient passé inaperçu. Mais là, elles le frappaient sans vergogne dans un indigne affront, portant atteinte à la grandeur de sa personne.

Il avait envie de frapper, détruire ce qu’on était en train de lui faire subir par cette délicate attention, mais incapable, il se contenta de détourner la tête d’un geste sec mais diplomate, priant mentalement pour que la torture qu’on lui infligeait cesse. « Non. » parvint-il à articuler, dans un grognement d’ours mal léché, sa voix grave, forte, malgré son état. Il ne fut pas mécontent qu’elle s’éloigne vers la cheminée et dans un même temps, son cœur hurlait de souffrance à cette perte de proximité. Ses sentiments avaient toujours été paradoxaux. Désirant l’un et son contraire et lorsque ses sentiments atteignaient des sommets, comme présentement, l’intensité de ces sentiments antagonistes étaient décuplée. Il avait extrêmement envie de la sentir contre lui, de fusionner avec elle tout en désirant vivement la frapper de toutes ses forces. L’angoisse grandissante, accentué par la fièvre, faisait suer son corps brûlant avant de choir dans un délire de son esprit. Dépassé, il perdait à nouveau connaissance.

Il se souvenait de ce voyage à la campagne, il y a avait plus de quinze ans maintenant. Ses jumeaux encore si petits, si fragiles et sa fille encore dans un landau, bien au chaud. Il y avait eu cette nuit où sa femme avait eu ce sang entre les jambes, le sang d’une fausse-couche. Il revoyait encore le liquide carmin qui s’échappait, et son impuissance face à la douleur. Il n’avait pas retouché sa femme pendant des années après cela, trop terrorisé à l’idée que le cauchemar refasse surface. Jusqu’à une année plus tôt, où il avait décidé d’essayer à nouveau. Fierté et terreur de voir le ventre de sa femme grossir mois après mois… Pour devoir lui infliger lui-même cette lumière verte, mortelle, comme une malédiction qui l’avait frappé. Celle de ne plus pouvoir procréer. De ne plus pouvoir espérer, puissance masculine soufflée. Dans son rêve éveillé, il voyait le visage d’Alexandra, suppliant son surnom dans la douleur, du sang entre les cuisses.

La fièvre était descendue, aussi rapidement qu’elle était montée, soulignant clairement là son origine magique. Il se redressait dans le lit. Avec plus de prudence pour éviter un nouveau malaise. Par la fenêtre, on voyait des moldus passer dans la rue, mais les moldus ne les voyaient pas. Il se sentait sale. Cette couverture puait, il avait transpiré dans ses vêtements, la maison était pleine de poussière. Il était bien loin son luxe de roi et ça l’irritait. Il se leva, plus fort et vigoureux déjà. Il retrouvait une posture plus dominante, princière. Il savait aussi qu’il ne pouvait pas rentrer pour le moment au domaine. C’était trop tôt, il devait trouver un moyen de protéger sa maisonnée. Pour l’heure, il était en cavale. Il n’avait jamais mis les pieds dans ce quartier aussi pauvre que moldu. On ne viendrait pas le chercher ici, ça restait encore la meilleure solution. Mais bon sang ! Ce qu’il rêvait d’un bon bain chaud et de savon parfumé !

Il vint s’installer dans le dos de la jeune femme, assis sur le sol comme le dernier des paysans, une jambe de chaque côté d’elle, le torse contre son dos. Il ne se sentait pas à sa place, mal à l’aise dans ce lieu qui lui semblait tellement putride. Cela manquait d’hygiène de façon alarmante. Il vint loger son nez dans le cou de sa fiancée, les muscles tendus. Il cherchait dans son esprit où il pourrait prendre un bain sans que cela ne soit dangereux pour eux, agacé. Il passa son bras valide autour d’elle et de ses jambes, son regard se perdait dans les flammes crépitantes. Il n’aimait pas cette situation et son aura de colère le rendait possessif et protecteur. Il ferma les yeux et se concentra sur le calme paisible pour retrouver son usuel sang-froid. Ses muscles se relâchaient lentement. Très lentement, seconde après seconde, minute après minute.

Mentalement, il élaborait des plans de protection, architecte d’un arbre des possibles parfaitement ajusté. Il reliait ses idées, les unes au autres, par le fil du raisonnement et de la logique. On n’entrerait plus dans sa demeure comme dans un moulin, il en était hors de question. La pression qui entourait sa future épouse, il ne l’avait pas prévu. Pas si intense. Il savait qu’il avait des ennemis… mais pas à ce point. Il y avait quelque chose qui clochait. « Merci... » finit-il par souffler chaudement dans le creux de son oreille, après de longues minutes de silence. Il comprenait la façon dont elle s’était occupé de lui, le fond de ses sentiments, l’humanité et le cœur qu’il n’avait jamais eu. Pour autant, il comprenait, il sentait ce qu’elle avait dans le fond de sa tête sans aller y fouiller par legillimancie, juste avec un peu d’intuition. Il n’aurait jamais les mots pour la remercier sincèrement, ce simple ‘merci’ qui avait franchi ses lèvres n’était pas chargé des sentiments de son for intérieur. Il n’y avait bien que la colère qu’il parvenait à mettre sincèrement dans son ton. Le reste… C’était plus compliqué.

« Elles vont bien. Je les vois. » fit-il pour apaiser les craintes d’Alexandra. Il les sentait plus exactement. Il savait qu’elles étaient en bonne santé, tout comme sa mère avait parfaitement reçu le message des roses. « Ma mère sait ce qu’elle à faire. Mes frères aussi. C’est pour cela que j’ai uni ma famille, pour que nous traversions les épreuves ensemble. Nous avons trop longtemps été divisés. » C’était peu dire et quand on savait que les Ivanov s’accordaient avec le meilleur offrant, ça avait fini par placer des frères et sœurs, des cousins, des époux dans ses camps différents et même opposés. Il ne voulait pas de cela pour les siens. Même si cela impliquait qu’il ait du en tuer quelques uns pour le bien de tous. Et même si Alexandra ne l’entendait pas de cette oreille. « Lorsqu’ils auront fini, nous rentrerons. » Il eut un petit sourire en coin, amusé, préférant rire de ses travers maniaques : « Et je prendrai un bain, bon sang. » Il souffla un rire. Il en mourrait d’envie.

En attendant, il fallait tuer le temps, indéniablement. Et ça devrait se faire sans jeu de carte et sans vodka. L’opportunité leur était donné de passer véritablement du temps ensemble alors… Il la saisissait. « Qu’en visages-tu après tes études ? Je t’avoue que ta diplomatie laisse à désirer, ce qui est un talent rare chez les Ivanov. » Il raillait, laissant passer l’insolence de sa fiancée comme un véritable don qu’aucun autre membre de sa famille ne semblait être doté. Sauf peut-être leur grand-mère.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alexandra I. Ivanova
Elève à Koldovstoretz
Né(e) il y a : vingt-trois ans
, à : Saint-Pétersbourg
, mes proches me surnomment : Sasha
et pensent que je ressemble à : Margot Robbie.
Actuellement je suis : fiancée
, je suis : attirée par les hommes.
J'ai fait des études : à la défense magique.
, aujourd'hui je travaille en tant : qu'élève à Koldovstoretz.
Sans le cacher je soutiens : la Main Noire.
J'ai rédigé : 398
parchemins, et récolté : 14589
Dengi. Mon portraitiste s'appelle : Blondie (avatar) + cheap thrills (sign).
Dans la vie, je suis aussi : Maria G. Raspoutina, Kathleen M. Goustov.
Ma baguette est faite en : Palissandre des Indes et son coeur est en écaille de Zmey.
Mon niveau de combat est : 3.


Sacoche magique
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
http://koldovstoretz.forumactif.com/t97-fiches-de-rp-d-alexandra
8/5/2017, 03:00
       
panser les plaies, penser l'après

   
-  Nikolaï S. Ivanov — Alexandra I. Ivanova -

   

RETROUVÉE A MOITIE MORTE DANS LES CACHOTS DE L’ÉCOLE, ON M'A ENVOYÉ A L’HÔPITAL POUR ME SOIGNER. MA MISÉRABLE VIE MERITE-T-ELLE QU'ON ESSAYE DE LA SAUVER ? NON JE NE CROIS PAS. LAISSEZ-MOI PERIRE DANS MON COIN.
La belle avait ses iris turquoises rivées vers les flammes. Elle s'apaisait de leur mouvement anarchique, elle voyait presque à travers ces formes abstraites les membre de sa famille. Sa mère, Tatiana, furie dans l'âme. Sa jumelle, Ioulia, tendre fleur. Son frère, Maksim, l'animal au grand cœur. Elle fut surprise de voir la silhouette de Nikolaï derrière la sienne, posant sa main protectrice sur son épaule. Alexandra expira profondément, fermant ses paupières pendant un court instant, pensive. Pourquoi le patriarche avait-il décidé de l'épargner elle, et ses proches ? Il est vrai que les deux cousins n'avaient jamais entretenu d'excellentes relations, en fait elle n'avait pas caché son dégoût face à ce couple et leurs enfants. Il aurait largement pu épouser une autre jeune femme d'une des grandes familles de ce pays, elles auraient été nombreuses à se jeter dans ses bras pour une poignée d'or et une solide réputation. Pourtant il l'avait sauvé. Alexandra fronçait les sourcils, ses yeux s'étaient rouverts. Elle n'était pas le genre de femme que son cousin devait apprécier, pensa-t-elle. La sorcière disait ce qu'elle pensait, même si cela pouvait causer du tort, face à un homme aussi dominant cela ne pouvait pas fonctionner. Son manque de tact légendaire lui avait valu une solide réputation, au-delà même des murs de sa maison. C'est grâce à ça que, durant ces dernières années, la Ivanov avait réussi à éviter toutes les propositions de fiançailles qu'on avait voulu lui imposer. Il l'avait tout de même choisi, il avait balayé la facilité. Que voyait-il à travers elle ? Qu'est-ce qui avait fait pencher la balance en sa faveur ? Nikolaï Sergeïevitch Ivanov était un homme mystérieux, probablement qu'elle ne le saurait jamais. Un mouvement dans le lit, la belle l'observa discrètement se lever.

Alexandra sentit son corps se blottir contre son dos, elle se plaça dans le creux de ses cuisses, sans prononcer le moindre mot. En fait, aucun des deux n'avait parlé, se contentant du silence qui régnait dans la demeure. Son souffle chaud caressait sa gorge avec délicatesse, elle profita de cette proximité soudaine, un sourire se logea discrètement dans le creux de ses lèvres. Ces derniers jours, Nikolaï avait fait preuve d'une certaine ... docilité, il la couvrait de baisers, se collait contre elle, portait sur elle ses prunelles à l'expression si langoureuse. Etait-il en train de jouer avec elle ou ses gestes étaient-ils sincères ? C'était étrange, même si elle ne pouvait que reconnaître qu'elle trouvait cela fort plaisant. Oubliant volontairement, pendant quelques secondes, cette méfiance envers le meurtrier de son paternel, la belle se laissa encercler par son bras protecteur. La couche d'argile verte étaient en train de sécher à la lueur des flammes. Le patriarche lui souffla un remerciement des plus solennel, simple, sans précision, le geste était là. Alexandra se contenta d’acquiescer d'un hochement de tête. Sincère ou pas, elle apprécia cette main tendue vers elle, au début de leur relation elle ne se serait pas attendue à autant d'évolution. Oui, Nikolaï évoluait lui aussi, qui l'eut cru.

Rassurée par les paroles de son fiancé, la jeune femme sentit la tension descendre d'un cran. Savoir sa mère et sa sœur, sans oublier sa charmante tante, en sécurité, c'était tout ce qu'elle voulait savoir. Elle posa son front sur le bras de Nikolaï, soupirant profondément. « Merci » Murmura-t-elle, d'une petite voix à peine audible. Elle le laissa continuer son discours, jusqu'à ce qu'il finisse sur une touche d'humour avec un fond de vérité. Alexandra partagea ce rire qui faisait trembler sa poitrine contre son dos, amusée par ce qu'il venait de dire. Elle se détacha de son emprise pour se tourner dans sa direction. « Voilà donc le plus grand désir de Monsieur de Directeur, Sergeïevitch, un bain ». La sorcière continua de s'esclaffer devant la tête qu'il tirait. Effectivement, il ressemblait à un homme du peuple avec sa grosse barbe, ses cheveux un peu gras sur le dessus et puis, cette odeur. Alexandra se pencha, approchant son nez fin sur cette chemise qu'il portait, les ailes de ses narines se mirent à bouger. Elle se redressa en lui adressant un sourire mesquin. « Son altesse sent la vieille charogne, elle devrait effectivement penser à se savonner bien fort sous les aisselles et puis ... » Elle osa approcher sa main sur son visage, glissant son index le long de sa mâchoire contractée, recouverte d'une épaisse barbe noire. « Arranger cette épaisse touffe de poils qui la vieilli et la fait ressembler à un brigand » Ironique, cette dernière phrase élargit encore plus son sourire. C'était bien la première fois qu'elle rigolait aussi sincèrement en sa présence. Ces derniers événements les avaient rapproché, elle avait baissé sa garde. Peut-être avait-elle dépassé les limites, elle s'en fichait éperdument. Elle décrocha la main de son visage, accordant tout de même un intérêt minime à la prudence. Il était faible, mais toujours capable de se venger un jour prochain.

« Comment j'envisage mon avenir après Koldovstoretz ... » Assise en tailleur, elle fixait le visage bourru de l'homme sans lui répondre immédiatement, esquivant d'un simple sourire sa remarque sur son caractère. Elle y avait déjà longuement réfléchi. Elle était certaine de ne pas finir son année à l'école, consciente que l'union avec son directeur ferait jaser et qu'elle aurait du mal à supporter les bruits de couloirs. Non, il fallait qu'elle envisage une autre solution, qu'elle avait d'ailleurs déjà mis en place. Quelques jours après les fiançailles, la belle avait envoyé un courrier au service des recrutements de la Douma, espérant pouvoir trouver un poste à la mesure de ses capacités, quelque chose de bien musclé. Elle finit par lui répondre, ses mains posées sur ses cuisses. « Je ne sais pas, je verrais bien qui accepte une personne avec un tel manque de diplomatie ». Elle le toisait de sa petite hauteur, toujours assise sur le sol poussiéreux, consciente de la portée des mots qui allaient suivre. « Je préfère manquer de diplomatie, ou même de ce sens prononcé de la manipulation qui caractérise si bien notre lignée, que d'humanité ». Ses mots furent prononcé avec calme, son regard se fit plus doux. Ce soir, elle n'avait pas envie de se laisser gagner par la colère. « Je n'ai pas à en rougir, cela me permet d'aimer, sincèrement, pleinement. Tandis que d'autres, peinent à ressentir ce frisson délicat qui rend heureux, c'est bien dommage » Laissa-t-elle échapper, mine de rien. Dans cette phrase, elle touchait volontairement Nikolaï et sa faible capacité d'éprouver des sentiments sincères, ou du moins de les exprimer. Alexandra défendait les membres de sa fratrie car elle avait apprit à les aimer, qu'ils comptaient finalement tout autant que sa propre personne autrefois si égoïste, que le temps était bien assez court pour se laisser emporter dans une guerre d'ego inutile. Cela, elle aurait tellement voulu l'apprendre à sa propre mère, qui semblait incapable de comprendre son point de vue. Son frère avait disparu, elle n'avait aucune nouvelle de lui, son père était décédé et plus jamais elle ne pourrait ressentir son étreinte si rassurante. Il fallait profiter de ceux qui étaient encore en vie, avant qu'ils ne nous laissent dans notre solitude pesante.

Alexandra décrocha un sourire en observant le visage de son futur compagnon. « Il est temps que l'on s'occupe du Prince, si vous me le permettez-bien sûr » Un regard amusé, elle s'étira longuement sur sa droite, laissant grimper le pan de sa robe jaune dépassant le genou pour glisser inévitablement le long de sa cuisse. La sorcière retourna dans sa position, déposant entre ses cuisses le sac qu'elle avait trouvé dans une maison. Elle plongea son bras à l'intérieur, jusqu'à l'épaule, et fouilla à l'aveugle en grattant le fond. Ses doigts saisirent une hanse en métal, elle tira dessus pour sortir une bassine et la poser face au feu. Elle réitéra le même geste pour sortir une serviette trouée mais qui avait l'air propre, une éponge qui avait du vécu et un minuscule pain de savon. Pour éviter de poser le matériel de toilette sur un sol sale, elle déposa le savon et l'éponge sur le tissu propre. Sous le regard intrigué de l'homme, Alexandra remplit le récipient en tôle d'eau, grâce à la magie, et laissa chauffer le liquide pendant qu'elle s'occupait de Nikolaï. Attendant tout de même son accord lorsqu'elle se mit à approcher les mains de sa chemise, la jeune femme se mit à déboutonner prudemment chaque parcelle de ce tissu qui empestait la transpiration. « Je pense qu'il faudra se contenter de ça, ce soir ». A moins de transplaner loin d'ici, ce qui ne serait pas prudent, les deux sorciers n'avaient pas d'autre moyen d'effectuer leurs soins d'hygiène.

Toujours à terre, Alexandra posa la chemise puante de son fiancé à côté d'elle et se déplaça à genoux pour se rapprocher de la silhouette massive de ce dernier. Elle plongea l'éponge dans l'eau, qui avait réussi à monter en température grâce à la chaleur des braises sur laquelle la bassine était posée, pour ensuite la ressortir et l'essorer. La sorcière frotta ce qui restait de savon sur la surface spongieuse puis la posa sur le haut du torse de Nikolaï. Commençant à frotter avec précaution, car elle ne savait pas comme il allait réagir face à son geste, elle surprit d'essayer de détourner son attention en rouvrant un sujet de conversation.  « Et toi, que feras-tu lorsque je quitterai l'école et que tu ne pourras plus me surveiller comme avant ? Lorsque je partirais faire des missions pour la Main Noire, loin de la Russie ». Sa question était sincère, très sérieuse. Alexandra avait appris à endurer, ces derniers jours, la possessivité maladive de son fiancé. Il fallait qu'il comprenne qu'elle n'était pas sa femme soumise qu'elle avait remplacé sans conviction. Elle se mit à passer l'éponge sur ses épaules aux muscles tendus à son passage, parcourant chaque parcelle de peau nue, glissant sur son cou et le forçant avec douceur à lever le menton. Il était encore coopérant, pour l'instant. « J'espère que tu es conscient que je ne t'attendrais pas sagement à la maison, patientant jusqu'à ton retour ». Non, la sorcière n'était pas ce genre de femme. L'idée de rester enfermer dans cette immense demeure, à parler de choses futiles avec les femmes de la maison, s'imaginant un avenir radieux dans ce monde si sombre. Chaque passage de sa main laissait une épaisse couche de mousse blanche. Elle réalisait ce soin avec délicatesse et concentration. Un geste un peu plus appuyé que les autres, son poignet fut presque immédiatement entravé, contre sa volonté. Ses iris azurées se plongèrent dans l'immensité du regard impénétrable du patriarche. « Excuse-moi » Articula-t-elle, consciente que son geste ne fut pas apprécié par l'homme qui lui faisait face. Elle déglutit.

code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 1805 WORDS.



take my hands
let me see our future.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité

8/5/2017, 13:59
Invité
Les nouvelles rassuraient sa fiancée. Il le savait, il était difficile pour lui d’ignorer que sa famille comptait pour elle tout comme elle comptait pour Nikolaï, d’une certaine manière. Malgré tout les meurtres dont il était l’auteur, il gardait un profond attachement pour les siens. Un attachement malade, malsain, mais une volonté tout de même de la préserver unie sous son hégémonie. Protéger sa lignée plus que sa propre vie. Sa famille et la Russie étaient les deux moteurs de sa vie. S’il agissait souvent dans son intérêt, s’il s’accrochait au pouvoir de la sorte, il n’en demeurait pas moins vrai que si sa famille ou si la Russie venaient à disparaître, il perdrait le nord. Les rires lui firent quitter ses pensées, observant ce visage qui se retournait vers lui. Il lui souriait, s’amusait de la voir le renifler comme un petit animal même s’il était mal à l’aise vis-à-vis de sa propre odeur et de son état. A l’index le long de sa mâchoire, il tâcha de ne pas perdre le rire, mais il ne put réprimer le mouvement de tête qui était le sien et qui cherchait à s’écarter de ces doigts.

La discussion reprenait une tournure un peu plus sérieuse. Les traits du visage de Nikolaï se défaisaient lentement de son sourire à mesure que les mots sortaient de ces délicates lèvres. Il savait quelles études effectuait Sasha, il savait aussi que ses stages se déroulaient à la Douma. Lui, il avait encore de très nombreux et de très fidèles liens avec les différents membres des départements du ministère. Il avait vu son adresse au combat hier soir, sa capacité à foncer dans l’action. Il avait une petite idée de ce qui lui conviendrait et savait pertinemment à qui s’adresser pour qu’Alexandra soit contactée pour un poste. Mais le voulait-il ? Il craignait de la savoir au milieu de la mêlée, dans le danger constant de la perte. Il voulait un enfant d’elle et il désirait l’intégrité de son épouse. La voir partir chaque jour lui mettrait la boule au ventre à moins que… Qu’il ne lui soit assigné des coéquipiers dignes de ce nom. Nikolaï avait l’influence pour construire l’équipe parfaite pour entourer sa fiancée. Il ne pourrait pas l’écarter de ses projets, mais dans l’ombre, il pouvait veiller à ce que cela se passe dans les meilleures conditions possibles. Il ne lui dirait rien. Elle aurait refusé, tête brûlée. Mais il le ferait.

La suite ferma son visage dans une inexpressivité récurrente chez lui. Faciès aux traits de marbre, son regard intense la pénétrait sans retenue, brillant des flammes qui s’y reflétaient. Ses mots n’étaient pas prononcés d’une façon anodine, ils marquaient leur différence profonde, le fossé qui les séparait. Une immense crevasse qu’il avait remarquée dès le premier jour, dans son bureau à Koldovstoretz lorsqu’il avait demandé à sa cousine de tuer le directeur. Elle était une bonne fille. Et lui le monstre. Deux anti-thèses qu’ils ne pourraient jamais changer. Ils étaient tellement différents l’un de l’autre, il avait trouvé son opposé, l’aimant à polarité inverse qu’il convoitait tout en se répugnant de ce qu’elle était. Ses lèvres s’étaient définitivement scellées dans un mutisme contrarié, observant les faits et gestes de sa fiancée. Le sourire dans le coin de ses lèvres qu’il avait envie d’embrasser, ce jupon qui remontait à l’attirante cuisse alors qu’elle se penchait, le lent mouvement apaisant de sa poitrine alors qu’elle patientait que l’eau chauffe, les mèches blondes qui tombaient sur son visage, ses doigts qui déboutonnaient sa chemise et lui ôtait.

Au premier frottement de l’éponge, il rompait le contact de leurs yeux en baissant légèrement la tête, au risque de passer pour un pervers à garder le regard rivé sur la poitrine de sa fiancée qui se soulevait au grès de sa douce respiration. Vu leur proximité, c’était ce qu’il avait directement sous le nez, en vérité. Il ferma ses paupières, laissant sa tête lentement basculer en arrière alors qu’elle frottait son cou. Ses lèvres s’entrouvraient dans un soupir, s’enivrant d’une douceur à laquelle on lui avait très peu fait goûter. Dans un même temps, l’angoisse, en son cœur croissait dangereusement. Et lorsqu’il avait peur, il devenait violent. Il se jugulait admirablement, entendant la question qu’on lui posait. Il prit sèchement le poignet de la jeune femme dans un geste instinctif. Ses prunelles miraient les siennes avec force et bestialité avant qu’il ne la relâche et la laisse poursuivre le nettoyage dont il faisait l’objet. Il désirait qu’elle poursuivre et qu’elle s’arrête à la fois, le contrariant forcément quoiqu’elle fasse. Il était un éternel insatisfait.

Il s’échina à répondre parce qu’il parlait, il était obligé de contrôler le timbre de sa voix et donc de juguler les émotions sous-jacentes. C’était un bon exercice pour l’apaiser : « J’en suis conscient. » souffla-t-il. Il n’avait pas choisi une future épouse soumise. Il savait dans quoi il s’était engagé. Sa voix était un murmure : il n’avait pas besoin de parler plus fort avec un telle proximité. « Je ne te surveillerai plus comme avant mais je te surveillerai toujours, Sasha. J’espère que toi, tu es consciente que tu ne peux pas m’échapper. » Il avait levé, un à un les bras, lentement, pour la laisser le nettoyer. Ses mots étaient durs, possessifs… Mais elle était ce qu’elle était et il l’acceptait. Elle devrait en faire autant à son égard. L’éponge parcourrait ses pectoraux avant de descendre sur ses abdominaux, des muscles qui se tendaient, se contractaient à son passage dans un mélange étrange de désir et de répulsion.

Il passait ses mains fragilisées sous les jupons de la jeune femme, remontant lentement contre la peau de ses cuisses : « Je suis un politicien, pas un directeur d’école. Koldovstoretz m’ennuie, ne m’apporte pas ce que je recherche. Ce n’est pas assez pour moi. Pas assez grand. Pas assez puissant. » Le cheminement de ses doigts était langoureux et interminable, comme la lente approche d’un serpent prêt à mordre. « Raspoutine m’a écarté de la Douma car il sait ce que j’y pèse et il sait aussi mes ambitions. Il sait que je ne finirai jamais ma course tant que je ne serai pas en haut. Tout en haut. » Sauf qu’en haut, il y avait Raspoutine lui-même. « S’il ne m’a pas éliminé, c’est parce qu’il ne peut pas perdre les Ivanov sans se mettre en danger. C’est pour ça que j’ai toujours voulu unir les Ivanov, les souder. Pour que nous soyons une force dont il ne peut pas se passer. Il a beau être mon Maître, je ne peux pas m’empêcher de lui passer la corde au cou… Tout comme je l’ai fait avec mon père. »

Ses lèvres vinrent se loger dans le cou d’Alexandra pour y embrasser sa peau, à l’aveu de cet horrible travers qui était le sien et qui lui serait tôt ou tard fatal. « Le destin des Ivanov va changer à cause de moi. Parce que je ne sais pas m’arrêter. Alors le moins que je pouvais faire, c’était de donner à notre famille toutes ses chances de survivre à mes caprices. » Ses lèvres longeaient son cou jusqu’au menton de sa fiancée, effleurant ses lèvres sans les embrasser. « Ursa major, Main Noire… Aucun d’eux n’est Ivanov. Aucun d’eux n’est la Russie. Alors, je ne sais pas ce que je serai quand tu quitteras l’école. Je ne sais pas même si je serai encore en vie. Mais toi, Sasha. Toi tu la porteras en toi, ma vie. » Elle porterai son enfant, il veillerai à le lui donner avant de mourir. « Et je sais que tu te battras jusqu’au bout. Parce que c’est pour ça que je t’ai choisie. C’est pour ça que je t’ai laissée en vie. »

Il était fou et à la fois d’une très grande lucidité sur le monde et sur ce que lui-même était. Il la manipulait pour que la mission qu’il lui donnait soit limpide et qu’elle ne l’oublie jamais. Qu’elle accomplisse sa volonté, même si elle devait fuir en Amérique, seule au monde. Sa poigne s’agrippait au sous-vêtement et sous la robe, on entendait son déchirement dans un message qui ne pouvait être plus clair. Ses mains tremblantes de douleur lui faisaient mal. « Enlève ta robe, Sasha. » Un ordre, un murmure prédateur alors que ses prunelles revenaient se planter dans les siennes, la harponnant du regard, au plus profond d’elle-même pour qu’elle ne lui échappe pas. « Est-ce que tu m’aimes ? Est-ce que je te donne ces frissons ? » La question n’était pas anodine. S’il ne parvenait pas à aimer, cela n’excluait pas qu’elle en soit capable : elle le lui avait elle-même souligné un peu plus tôt. Oh oui, elle pouvait devenir aussi folle que lui...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alexandra I. Ivanova
Elève à Koldovstoretz
Né(e) il y a : vingt-trois ans
, à : Saint-Pétersbourg
, mes proches me surnomment : Sasha
et pensent que je ressemble à : Margot Robbie.
Actuellement je suis : fiancée
, je suis : attirée par les hommes.
J'ai fait des études : à la défense magique.
, aujourd'hui je travaille en tant : qu'élève à Koldovstoretz.
Sans le cacher je soutiens : la Main Noire.
J'ai rédigé : 398
parchemins, et récolté : 14589
Dengi. Mon portraitiste s'appelle : Blondie (avatar) + cheap thrills (sign).
Dans la vie, je suis aussi : Maria G. Raspoutina, Kathleen M. Goustov.
Ma baguette est faite en : Palissandre des Indes et son coeur est en écaille de Zmey.
Mon niveau de combat est : 3.


Sacoche magique
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
http://koldovstoretz.forumactif.com/t97-fiches-de-rp-d-alexandra
8/5/2017, 16:42
       
panser les plaies, penser l'après

   
-  Nikolaï S. Ivanov — Alexandra I. Ivanova -

   

RETROUVÉE A MOITIE MORTE DANS LES CACHOTS DE L’ÉCOLE, ON M'A ENVOYÉ A L’HÔPITAL POUR ME SOIGNER. MA MISÉRABLE VIE MERITE-T-ELLE QU'ON ESSAYE DE LA SAUVER ? NON JE NE CROIS PAS. LAISSEZ-MOI PERIRE DANS MON COIN.
Le souffle coupé par son intervention, elle fixait cette poigne qui maintenait fermement sa main. Ce regard si profond, si énigmatique, la rendait folle. Elle sentait l'accélération de son rythme cardiaque, battant la chamade dans ses oreilles. Ce simple geste d'arrêt, brusque, qui la fit sortir de sa concentration, la déstabilisa profondément. Sans en connaître la raison, elle brûlait de désir à la vision de ce corps à demi-nu, elle le savait, même si elle tentait de se persuader du contraire. Cette sensation malsaine qu'elle liait à la proximité de ce corps, de celui qui était son cousin, elle la repoussait de ses pensées, consciente de sa folie. La belle se rassura, mettant son changement brusque de comportement sur l'excuse de ses hormones de femme qui la noyaient dans un tourbillon de sentiments qui ne lui ressemblaient pas. L'homme finit par la relâcher, sans rien dire. Alexandra marqua un temps d'arrêt, puis posa à nouveau l'éponge savonneuse sur ce torse velu aux muscles saillants. Elle l'écoutait parler, sa voix tel un murmure rauque faisait vibrer sa poitrine. « Je serais idiote de penser le contraire, personne ne peut t'échapper » Susurra-t-elle du bout des lèvres, son regard joueur se heurta à celui beaucoup plus sérieux de son fiancé, dont chaque parcelle de peau se crispait au passage de sa main. Ces années de messes-basses ne lui avaient jamais appris autant sur cet homme que leur proximité  de ces derniers jours. Possessif jusqu'à en devenir violent, elle se souvenait de sa réaction brutale quand son camarade de classe avait aperçu ses dessous lors de l'intervention des agents de la Douma. Sa voix avait grondé, faisant presque trembler les murs, et elle avait noté cette jalousie maladive qui guidait ses relations. Il aurait pu le tuer, elle en était certaine. Fort heureusement il avait réussi à canaliser sa colère. Mais cette allure bestiale qu'il prenait quand on s'approchait trop près de ce qu'il croyait posséder était impressionnante. Tel un homme bien élevé, Nikolaï se laissait faire avec un retenue princière. Il leva les bras, l'un puis l'autre, laissant son corps entre les mains expertes de la jeune femme qui le savonnait manuellement. Il faisait chaud, très chaud. Son visage aux joues rosies ne fixait plus celui du patriarche, consciente qu'un simple regard suffirait à la trahir. C'était une mauvaise menteuse, on pouvait lire à travers ses réactions devenues hésitantes. Elle était touchante dans sa manière de caresser ce cuir tendu, empoignant par moment un morceau de membre pour le stabiliser.

Le haut de son corps frêle se mit à sursauter quand les paumes aventureuses de l'homme vinrent se faufiler sous son jupon. Quand son menton se redressa, leurs iris céruléennes se heurtèrent et Alexandra stoppa son mouvement. Elle ne l'arrêta pas dans sa course, apprécia ce contact sensuel, peau contre peau, faisant monter la pression entre les deux sorciers qui semblait déjà à un niveau élevé. L'éponge descendait lentement le long de ce torse saillant, une simple pression de ses doigts suffit à faire s'écouler de l'eau, formant une tâche humide sur le pantalon, au tissu déjà fort tendu par endroit, de son propriétaire. Aucune gêne dans son regard transformé, comme si elle l'avait fait volontairement, pour marquer en quelque sort son territoire. Alexandra sentit ses muscles dorsaux se contracter au frisson provoqué par la montée progressive des mains de Nikolaï, se qui la fit se redresser inconsciemment. Sa lèvre inférieure se fit prisonnière entre ses deux rangées de dents, lui donnant un air presque aguicheur. Le patriarche continuait de parler tout en profitant de cette peau nue sous la robe, sa voix envoûtante narrait ses réelles intentions dans le groupe, son ambition pour lui et sa famille au-delà de ce qui lui offrait Raspoutine. La sorcière ne l'avait pas coupé, remontant silencieusement cette éponge sur son corps. Ce baiser qui vint presque mordre sa peau sensible dans un coin de sa nuque la fit soupirer, malgré elle. Si elle avait était debout, elle se serait probablement effondrer sur les genoux tellement ses jambes tremblaient. Il parlait, parlait encore. L'envie de murmurer son nom lui brûlait les lèvres. Ses mains ne touchaient plus son torse, elles pendaient dans le vide comme une vulgaire poupée. Elle sentait son souffle ardent se déplacer sur sa peau, caressant son cou, son menton, puis dans un court silence, failli prendre ses lèvres qu'il se contenta de frôler. Elle sentait ses mains sur ses hanches bien fermes, profitant sans gêne de la rondeur de ses fesses. Il la torturait, volontairement ou non. Alexandra ressentait sa faiblesse face à cette homme qui la dominait de toute sa stature imposante.

Leurs visages étaient si proches, leurs nez se touchaient. Il prononça ces mots qui la reconnectèrent à la réalité. Cette tâche qu'il lui confiait, celle de protéger son héritage avec la même fermeté qu'elle imposait son caractère auprès de ses proches. Voilà la raison de la sauvegarde de sa vie. « Je me battrais » Lui répondit-elle, à bout de souffle. Elle l'avait détesté, haïe, aujourd'hui elle ressentait une certaine rancœur à son encontre. Cependant cette toile qu'il avait tissé autour d'elle l'avait transformé peu-à-peu. Elle comprenait ces mots, ils partageaient les mêmes valeurs. Une déchirure se fit entendre entre ses cuisses, un morceau de tissu finement travaillé tomba sur le sol poussiéreux. Son regard descendit machinalement, puis se releva, croisant celui de l'homme qui venait de lui arracher sa culotte. Aucun regret, mais une ferme intention de lui faire connaître ce qu'il désirait, au-delà d'un simple toilettage de confort. Elle pouvait voir à travers ses iris, à travers les mêmes réactions qui apparaissaient sur le corps de Nikolaï, qu'il ne s'arrêterait pas à ces caresses langoureuses.

Cet ordre, qu'il lui murmurait presque contre sa joue en feu, elle voulait réellement l'exécuter. Esclave de ses pensées impures qui traversaient son esprit. Pourtant elle ne bougea pas. La belle fit un signe de tête négatif, faisant voler dans un mouvement léger sa chevelure dorée. Ses mains se présentaient toujours sur ses hanches, elles n'avaient pas quitté leur position. Un sourire enjôleur vint fondre dans le creux de ses lèvres, officiellement séduite tout en gardant une certaine droiture face à la chaleur ainsi exposée du mâle face à elle. Elle savait, il ne supportait pas que l'on s'oppose à lui. Encore une fois, elle voulait voir jusqu'où il pouvait aller pour avoir ce qu'il désire. Alexandra jeta l'éponge dans la bassine, éclaboussant au passage le parquet. Elle essuya ses mains recouvertes de savon sur sa propre poitrine et glissa en arrière, sur les genoux. « Je t'ai prévenu, Kolya, il faut mériter ce que tu demandes, il va falloir l'enlever toi-même ». La belle sentait la tension monter dans le corps tendu de son fiancé. La phrase qui avait suivi la sienne la fit sourire. Cette fois-ci, elle ne se moquait pas de lui. A nouveau elle ne répondit pas immédiatement à sa demande. Si elle l'aimait ? Pas encore, pas avec cette image en tête de son père foudroyé par son sort mortel. Néanmoins elle ne pouvait pas dire qu'il ne lui faisait aucun effet. Pour son âge, Nikolaï Ivanov était terriblement séduisant, surtout lorsqu'il la déshabillait du regard comme il était en train de le faire en ce moment. La chaleur qui noyait ses reins illustrait parfaitement cette ambivalence dans son esprit tourmenté. « Peut-être ». Alexandra se redressa sur ses jambes, ignorant ce morceau de dentelle laissé choir sur le sol. Elle prit cette bassine d'eau bien chaude ainsi que le reste du matériel et alla poser le reste sur la table. D'un geste agile, la belle se hissa sur la table, consciente de l'étrange sensation que procurait la perte de son sous-vêtement. Elle posa ses pieds sur l'assise d'une chaise en bois après avoir ôté ses chaussures. Retroussant son jupon jusqu'à mi-cuisse Alexandra se mit à frotter délicatement sa peau sous le regard de la bête en chaleur, commençant par la partie extérieur. Aucun des deux ne parlait. En son for intérieur, la jeune femme sentait qu'elle jouait avec ses nerfs, mais elle s'en moquait, elle voulait le voir réagir face à ce qu'elle lui montrait. Lenteur, douceur, sensualité, la russe frottait cette peau laiteuse vierge de toute marque de vieillesse ou de violence. Là où avait trônait fièrement ce bleu qu'il lui avait offert d'un coup de ceinture bien placé, ne subsistait qu'une espèce de sensibilité. Elle ne levait pas les yeux, sentant son regard encré sur elle comme s'il s’apprêtait à la manger tel le prédateur qu'il était. D'un geste calculé, Sasha écarta sa cuisse sous l’œil attentif de Nikolaï, son entre-jambe était évidemment masquée par son jupon, continuant le mouvement calculé de l'éponge.

Alexandra changea de jambe, croisant l'une sur l'autre, découvrant toujours un peu plus ses cuisses jusqu'à la limite du raisonnable. Il fallait avouer, cette limite était déjà dépassée depuis de longue minute. Peu importait. La sorcière essora l'éponge d'un tout de main à côté d'elle, puis reporta son attention sur ... Nikolaï qui lui faisait désormais face. Elle lâcha ce qu'elle avait entre ses mains, l'éponge tomba en un 'plouf' dans la bassine en tôle. La belle avait toujours ses pieds nus posés sur la chaise, consciente qu'elle ne la séparerait pas bien longtemps du corps en fusion du patriarche. « Je te préviens, je risque de crier » Dit-elle en le pointant du doigt dans une fausse menace. Elle ne pouvait nier qu'elle désirait ses mains qu'il avait posé si délicatement sur ses cuisses, ses baisers ardents dans son cou, sa respiration saccadée contre sa joue, ses gémissements rauques lorsqu'ils avaient fait l'amour. Rien dans l'expression de son visage ou dans sa posture n'indiquait qu'elle refusait catégoriquement, cependant il était certain qu'elle ne se laisserait pas faire comme la dernière fois. Elle restait une Ivanov, son comportement fougueux guiderait ses gestes comme il l'avait toujours fait.

code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 1646 WORDS.



take my hands
let me see our future.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité

9/5/2017, 14:50
Invité
Nikolaï la rendait folle. Littéralement. Ces jambes qui tremblaient, les rougeurs sur ses joues, la chaleur de sa peau et son souffle si imprégné de désir. Il jubilait de l’ascendant qu’il prenait à la simple vue de sa nudité, à la plus infime caresse, tout son corps se tendait vers lui, docile, amouraché. Elle lui appartenait. Il n’y avait bien que son esprit pour batailler encore un peu et encore… Elle ne lui disait plus non, preuve que la corruption s’étendait comme un venin en elle. Il l’emprisonnait à sa domination, il le savait. Il trouvait l’équilibre entre leurs deux caractères, la symbiose qui s’organisait. Il n’avait plus de colère face à sa rébellion, comme avant. C’était un jeu amusant auquel ils se prêtaient, celui du chat et de la souris. Il n’avait qu’à l’acculer dos au mur pour refermer ses griffes sur elle. Il ferait monter lentement la pression, comme on appuie sur la branche d’un arbre, de plus en plus fort jusqu’à ce que cela cède. Le dressage des chevaux s’effectuait de la même manière : une pression désagréable et l’animal coopérait. A la suite, seule la présence de la cravache obligeait l’étalon à l’obéissance, une ébauche de geste. La coopération était félicitée, caresses en récompense de la loyauté.

De la patience et du sang froid, il en avait pour dresser la jument de belle lignée qui s’effarouchait, refusait de se déshabiller. Nikolaï eut un petit sourire en coin avant de répliquer : « Mh… Très bien, je peux faire avec. Toi, en revanche, tu vas te sentir terriblement à l’étroit. » Quand son corps gonflerait de chaleur et de sensibilité, les vêtements seraient de trop : elle regretterait. Elle se lamenterait de désirer ses mains sur son corps tout en sachant qu’il ne le pourrait, par sa faute. Qu’importe, cela lui servirait de leçon et la prochaine fois, elle l’ôterait d’elle-même. Lui, il avait déjà ôté le seul morceau de tissu qui avait une importance pratique. Le reste était du bonus qu’il déplorait de ne pouvoir toucher, mais ce n’était que partie remise. La suivant du regard, il se relevait, observant sa féline qui le narguait et veillant à conserver sa bonne humeur. Elle l’aimait ‘peut-être’. Voilà qui était amusant. Une porte ouverte, qu’il franchirait : tel était son désir à présent.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alexandra I. Ivanova
Elève à Koldovstoretz
Né(e) il y a : vingt-trois ans
, à : Saint-Pétersbourg
, mes proches me surnomment : Sasha
et pensent que je ressemble à : Margot Robbie.
Actuellement je suis : fiancée
, je suis : attirée par les hommes.
J'ai fait des études : à la défense magique.
, aujourd'hui je travaille en tant : qu'élève à Koldovstoretz.
Sans le cacher je soutiens : la Main Noire.
J'ai rédigé : 398
parchemins, et récolté : 14589
Dengi. Mon portraitiste s'appelle : Blondie (avatar) + cheap thrills (sign).
Dans la vie, je suis aussi : Maria G. Raspoutina, Kathleen M. Goustov.
Ma baguette est faite en : Palissandre des Indes et son coeur est en écaille de Zmey.
Mon niveau de combat est : 3.


Sacoche magique
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
http://koldovstoretz.forumactif.com/t97-fiches-de-rp-d-alexandra
9/5/2017, 16:24
       
panser les plaies, penser l'après

   
-  Nikolaï S. Ivanov — Alexandra I. Ivanova -

   

RETROUVÉE A MOITIE MORTE DANS LES CACHOTS DE L’ÉCOLE, ON M'A ENVOYÉ A L’HÔPITAL POUR ME SOIGNER. MA MISÉRABLE VIE MERITE-T-ELLE QU'ON ESSAYE DE LA SAUVER ? NON JE NE CROIS PAS. LAISSEZ-MOI PERIRE DANS MON COIN.


code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 1415 WORDS.



take my hands
let me see our future.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité

9/5/2017, 22:51
Invité


Lentement, il retombait, lèvres contre les siennes, dans un baiser appréciateur du temps qui s’était écoulé sans qu’il ne prenne la peine de le compter. Une bulle s’était formée dans cette maison miteuse. Une bulle de tranquillité et de complicité malsaine, un havre de paix dans le quotidien mouvementé de leurs derniers jours. Fermant les yeux, il venait délicatement frotter le bout de son nez au sien, en taquinerie affectueuse. De son bras épuisé, il la saisissait alors qu’il roulait sur le dos pour se laisser retomber, son petit bout de femme étendu sur lui. Il reprenait lentement ses esprits, son souffle, bercé par une radieuse euphorie et par la douleur lancinante dans ses membres antérieurs. Il éleva toutefois son bras valide pour laisser ses doigts parcourir lentement le long de la colonne vertébrale de sa fiancée. « Reste avec moi. » fit-il alors que ses yeux se fermaient lentement. Sa main lui brûlait alors qu’il faisait apparaître une rose blanche dans sa main. En provenance directe de sa roseraie. Les pétales se décrochèrent, un à un, pour venir habiller chaudement sa dulcinée avant qu’il ne sombre dans un sommeil, à bout de forces.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alexandra I. Ivanova
Elève à Koldovstoretz
Né(e) il y a : vingt-trois ans
, à : Saint-Pétersbourg
, mes proches me surnomment : Sasha
et pensent que je ressemble à : Margot Robbie.
Actuellement je suis : fiancée
, je suis : attirée par les hommes.
J'ai fait des études : à la défense magique.
, aujourd'hui je travaille en tant : qu'élève à Koldovstoretz.
Sans le cacher je soutiens : la Main Noire.
J'ai rédigé : 398
parchemins, et récolté : 14589
Dengi. Mon portraitiste s'appelle : Blondie (avatar) + cheap thrills (sign).
Dans la vie, je suis aussi : Maria G. Raspoutina, Kathleen M. Goustov.
Ma baguette est faite en : Palissandre des Indes et son coeur est en écaille de Zmey.
Mon niveau de combat est : 3.


Sacoche magique
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
http://koldovstoretz.forumactif.com/t97-fiches-de-rp-d-alexandra
10/5/2017, 03:05
       
panser les plaies, penser l'après

   
-  Nikolaï S. Ivanov — Alexandra I. Ivanova -

   

RETROUVÉE A MOITIE MORTE DANS LES CACHOTS DE L’ÉCOLE, ON M'A ENVOYÉ A L’HÔPITAL POUR ME SOIGNER. MA MISÉRABLE VIE MERITE-T-ELLE QU'ON ESSAYE DE LA SAUVER ? NON JE NE CROIS PAS. LAISSEZ-MOI PERIRE DANS MON COIN.


Toujours au-dessus d'elle, la belle sentit son souffle caresser son visage qui portait encore les marques de l'instant qu'ils venaient de passer. Ses joues étaient en feu, une fine pellicule aqueuse recouvraient ses prunelles empruntes de ce désir qui l'avait traversé, sa poitrine se soulevait au rythme de sa respiration qui s’apaisait progressivement et heurtait calmement celle de son fiancé. Il capta ses lèvres en un baiser satisfait, jouant tendrement en frottant le bout de son nez contre le sien. Il usait du peu d'énergie qu'il lui restait pour flatter sournoisement son ego. N'était-ce pas ce qu'elle lui avait tantôt demandé ? De la tendresse, de l'affection. Ces gestes qu'il lui adressait, même s'ils n'étaient qu'une simple illusion pour la manipuler, elle l'acceptait. Consciente que ce serait sûrement son seul moyen de communiquer avec elle, sa seule raison valable à la voir autrement qu'une simple parcelle de viande que l'on pouvait fourrer à sa guise. Peut-être se fourvoyait-elle totalement, peut-être aurait-elle dû le fuir. Non, aucun regret, pour l'instant. A nouveau la jeune fiancée, épuisée par l'acte, se laissa balancer, atterrissant sur son torse velu. Elle resta dans cette même position, sa tête sur son poitrail robuste, ses jambes pendaient mollement de chaque côté de son bassin, ses bras entouraient la tête de Nikolaï dans un cercle protecteur. Elle sentit ses doigts le long de son rachis, chatouillant sa peau encore sensible. Un sourire discret vint mourir dans le creux de ses lèvres. Il lui susurra cette phrase qu'elle avait déjà entendu. Incapable de prononcer le moindre mot, épuisée elle aussi, elle caressa son muscle pectoral pour le gracier de son approbation. Ses cheveux blonds étaient collés par la sueur dans sa nuque. Ses paupières se fermèrent progressivement, tandis qu'elle sentit se déposer autour de son corps une enveloppe végétale d'une extrême douceur. Le silence reprit possession du lieu, profitant de l'endormissement des deux protagoniste pour digérer l'action qui s'y était déroulée.

La lueur du matin naquis dans la pièce, à travers les interstices des planches qui obstruaient les fenêtres. Un rayon chaud ébloui la belle qui ouvrit les yeux, levant un bras protecteur pour éviter l'aveuglement. Alexandra était couchée sur le dos, elle avait dû rouler durant son sommeil. A côté d'elle, dormait encore profondément Nikolaï, un ronflement caractéristique fit apparaître un sourire amusé sur son visage à peine éveillé. Il était adorable même dans sa façon de dormir. Pour un vieil homme, il ne semblait pas si désespérant que ça. Elle passa une main dans ses cheveux ébouriffés puis, intriguée par une odeur étrange qui lui agressa les cellules olfactives, porta son nez à la peau de ses aisselles. Pouah, quelle horreur. Et puis, en portant une attention plus poussée à son hygiène corporelle, elle remarqua que la peau de ses cuisses collait, reliquat de leurs fluides respectifs. Elle leva les yeux au ciel, consciente qu'elle aurait dû se rafraîchir avant de se coucher.

Les minutes s'étaient écoulées, la sorcière s'était habillement défaite de ses couvertures puantes et avait enjambé le corps inerte du patriarche. Elle avait remarqué la tenue qu'elle portait, coup d'oeil furtif à cette seconde peau, qu'on lui avait magiquement offert pour préserver sa pudeur et la protéger des courants d'air. Quand elle voulut l'ôter, le tissu en pétales se désagrégea dans de petites particules blanches. Alexandra plongea la pointe de son pied dans la bassine qu'elle avait agrandi grâce à la magie, pénétrant dans l'eau froide dont le niveau recouvrait à peine ses hanches. Ce n'était pas le bon bain rêvé par son fiancé, son fessier délicat reposait sur une surface dur et froide. Elle utilisait ce moyen archaïque pour frotter sa peau souillée avec une éponge qui avait perdu de sa superbe au fil des années. Sa peau s'irritait au passage incessant de cette éponge, elle n'hésitait pas, s'acharnant avec vigueur sur des zones bien spécifiques. Ses bras, sa poitrine, ses cuisses. Abandonnant la créature marine décédée dans l'eau, la laissant se gonfler de liquide, elle s'adossa contre la structure en métal. Ses cheveux mouillés pendaient dans le vide. La sorcière baissa son regard innocent, fixant avec une attention marquée son ventre nu à travers la surface savonneuse de l'eau. Sa main droite vint caresser cette peau laiteuse, autour de son nombril. Les vœux sacrés n'étaient pas encore prononcé que son fiancé l'avait déjà gracié par deux fois, remplissant sa cavité reproductrice de sa semence fertile. Un jour prochain, sans en définir la date exacte, celle qui n'était encore qu'une simple étudiante savait ce qui l'attendrait. Cette zone encore si plate allait se gonfler, un petit être vivant remplirait cet espace vacant et entrerait dans la vie de ce couple à en devenir. Elle deviendrait épouse, puis mère. Nikolaï ne cessait de lui marteler cette évidence dans son crâne qui gagnait en maturité. Son index fit le tour de son nombril. Serait-elle une bonne mère ? Un soupir retenu, elle ferma ses paupières pour rapprocher ses jambes contre sa poitrine, les entourant de ses bras comme elle l'avait fait devant la cheminée, la veille.

Seule, presque pitoyable dans cette bassine, elle jeta un coup d’œil derrière son épaule pour tenter d’apercevoir son fiancé dans la pénombre. Dormait-il encore ? Difficile à dire, elle ne distinguait que sa silhouette avachi sur le matelas. Ses lèvres se pincèrent dans une moue déçue. Alexandra se retourna et étendit ses bras sur le rebord du récipient agrandi. Elle se plongea dans ses pensées, celles que Nikolaï ne pouvait voir vu qu'il semblait dormir et qu'il lui avait promis de ne plus user de la légilimancie sur elle. Des visages apparurent progressivement, comme des illusions bercées par ses souvenirs. Celui de son frère fut le plus minutieusement reproduit. Il ne lui souriait pas. Il était là, droit comme dans ses souvenirs, lui reprochant par des mots durs la relation quasi impure qu'elle entretenait avec son époux Nikolaï. Il pointait de son index accusateur cette protubérance monstrueuse qui était apparue sur son abdomen, usant d'un vocabulaire cru pour décrire la future naissance de la création du patriarche. Arriva le moment où un éclair vert vint la foudroyer, une ombre sombre s'en était allée derrière la silhouette floue de Maksim, étalant son corps dans une marre de sang qui s'écoulait d'entre ses cuisses. Ses paupières qui s'étaient abaissées se rouvrirent immédiatement. Elle avait peur. Peur de son avenir, peur de cette relation qui commençait à s'affirmer avec le patriarche, peur des espoirs trop grands qu'on imposait à ses épaules bien frêles. D'un revers de la main, Alexandra effaça une larme qui avait commencé son parcourt le long de sa joue. Son frère était et resterait le pilier de sa vie, un membre disparu de sa famille qu'elle chérissait tant et il lui manquait. Sa présence en ces temps difficiles l'aurait rassuré. Pourtant il n'était pas là, ne donnait pas le moindre signe de vie. La belle aurait tout donné pour le revoir, ne serait-ce qu'une fois. Un souffle reconnaissable entre mille la sortie de sa rêverie. « Son altesse est réveillée » Murmura-t-elle sur un ton assez joueur en ce début de matinée.

code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 1625 WORDS.



take my hands
let me see our future.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité

11/5/2017, 23:40
Invité
L’aube naissante l’avait laissé indifférent, seule sa possessivité l’avait éveillé quand sa fiancée quitta sa proximité. Ses sens en alerte l’avaient sommé d’ouvrir les yeux. Elle n’avait pas été bien loin, Nikolaï s’en apaisait, gardant sur elle un regard protecteur. Sur-protecteur. Il n’avait jamais rien fait dans la demie-mesure. A son grand regret parfois. Sans bouger de sa place, il la contemplait distraitement se nettoyer, retrouver une hygiène décente malgré leur cavale. Il plongeait dans les murs de son domaine, projetait son esprit pour connaître la situation. La brûlure lui faisait moins mal à présent. Bien que toujours là, ses effets s’étaient grandement atténués avec le repos. Son bras droit avait cessé de trembler de douleur. Elle avait beau lui faire dos, il savait ce qu’elle mirait, caressait, la tête ainsi baissée. Elle allait enfanter. Il lui martelait suffisamment le crâne avec cela. Enfin se projetait-elle sûrement.Il s’en satisfaisait.

Un soupir et il vint à se lever, faisant fi de sa plus parfaite nudité. Il approchait, d’un pas calme, lent, mesuré. Le surnom royal qu’elle lui offrait lui fait renâcler un rire amusé. Il était un Ivanov et d’aucun sang bleu ne coulait dans ses veines. Pourtant, dans son attitude, sa position sociale, c’était d’un titre impérial qu’on pouvait le couvrir. Il agissait tel un prince, son éducation elle-même était l’œuvre de la haute société. Il était né pour gouverner, pour étendre son empire là où le mènerait sa volonté… Et périr lorsqu’on viendrait raser les efforts d’une vie entière dans un bataille tragique. Il perdrait, c’était certain. Lui-même n’était pas assez fou pour l’ignorer et cependant, son orgueil le refusait : il avancerait éperdument jusqu’à choir. Il était un homme debout, un homme qui ne se cachait pas, un homme qui ne ployait pas. Il se dresserait jusqu’à sa dernière heure, jusqu’à décapitation. Il était une montagne et le vent pouvait toujours souffler, il tiendrait le cap qu’il se fixait.

Il vint face à elle, peu gêné par la nudité qu’il exposait sans crainte. Au fond, elle avait bien apprécié l’avoir entre les cuisses, hier soir. Qu’elle s’offusque par pudeur de la vue qu’elle avait juste sous le nez, et il s’en amuserait d’un rire moqueur. Il vint s’agenouiller près d’elle, baguettes magiques en main, sur le départ. Il veilla à l’encercler de son bras valide : « Rentrons chez nous, ma reine. » Concentration singulière dans ce transplanage car l’endroit où ils tomberaient devaient être précis. Le décor de la salle de bain se dessina autour d’eux. L’eau froide de la bassine avait laissé place à un savoureux bain chaud, parfumé à souhait pour convenir à la maniaquerie de son altesse. Il lâcha un râle de plénitude au contact de la chaleur bienvenue, retrouvant enfin le confort trop longtemps délaissé à son goût. Ses rêves se réalisaient.

Relâchant sa promise, il s’inonda le visage et les cheveux du précieux liquide dans lequel il baignait, s’offrant le luxe de se nettoyer, ne cachant pas le moins du monde combien il s’en délectait, riant même par moment de son propre ridicule. Il frottait sa peau comme s’il cherchait à se défaire de la misère qui l’avait collé, comme un paysan condamné. Après quelques minutes frénétiques, il libéra l’éponge mousseuse de sa poigne, rassasié : « Rah, bordel... » lâcha-t-il, mots grossiers loin de sa brillante éducation mais qui avaient besoin d’être lancés. Sourire et regard carnassier, il reportait son attention sur la jolie plante qui partageait son bain. Posant ses deux mains sur les genoux féminins qui émergeaient de l’eau, il écarta lentement, délicatement ces cuisses délicieuses pour s’y glisser, comme un prédateur.

Ses lèvres venaient s’écraser contre les siennes, loin des premiers chastes baisers qu’ils avaient échangés au théâtre. Il y avait bien plus d’animalité sauvage, de désir sensuel, ce quelque chose hors norme qui faisait tant la personnalité de Nikolaï. Il sortait des cases bien établies de la bonne société, la feintant sensiblement en public pour s’en moquer éperdument en privé. Qu’elle soit sa cousine, qu’il ait tué son père ou qu’il soit de 17 printemps son aîné, il la dévorait de son regard, de ses baisers, de sa proximité. Il accrochait ses griffes sur sa promise, refermant son étreinte alors qu’il la prenait sur lui, son torse contre cette si frêle poitrine pleine de jeunesse. Sa main valide caressait son dos et remontait à sa nuque qu’il serrait fermement, s’agrippant à quelques mèches de cheveux blonds pour dégager sa tête en arrière et s’emparer de son cou encore vierge de toute marque. Il n’en laisserait pas, pas encore. Pas avant le mariage.

Il tâchait de recouvrer son calme à ce désir éveillé, inspirant profondément avant de desserrer son étreinte possessive. Ses prunelles venaient se planter dans les siennes, si proche. « Mes frères sont dans le salon… Tu devrais pouvoir retrouver ta sœur sans craintes. » Un sourire, en coin, marquait ses lèvres un instant, avant que la peine ne l’emporte : « Tu as peur ? » finit-il par demander. Avec les derniers événements, cela n’avait rien d’étonnant. Mais il devait la canaliser rapidement. La peur n’évitait pas le danger et ne ferait que les ralentir. « Tu es… Triste ? » Un pressentiment, dans les traits de son visage, son souffle, son regard. « Qu’est ce qui te chagrine ? Qu'est ce qui te tourmente ?» Il avait renoncé à la legillimancie, mais pas à l'échange de sentiments. Il s'y prenait juste de façon... Et bien normale, en définitive. C'était troublant pour quelqu'un très habitué à sortir des normes.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alexandra I. Ivanova
Elève à Koldovstoretz
Né(e) il y a : vingt-trois ans
, à : Saint-Pétersbourg
, mes proches me surnomment : Sasha
et pensent que je ressemble à : Margot Robbie.
Actuellement je suis : fiancée
, je suis : attirée par les hommes.
J'ai fait des études : à la défense magique.
, aujourd'hui je travaille en tant : qu'élève à Koldovstoretz.
Sans le cacher je soutiens : la Main Noire.
J'ai rédigé : 398
parchemins, et récolté : 14589
Dengi. Mon portraitiste s'appelle : Blondie (avatar) + cheap thrills (sign).
Dans la vie, je suis aussi : Maria G. Raspoutina, Kathleen M. Goustov.
Ma baguette est faite en : Palissandre des Indes et son coeur est en écaille de Zmey.
Mon niveau de combat est : 3.


Sacoche magique
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
http://koldovstoretz.forumactif.com/t97-fiches-de-rp-d-alexandra
12/5/2017, 11:08
       
panser les plaies, penser l'après

   
-  Nikolaï S. Ivanov — Alexandra I. Ivanova -

   

RETROUVÉE A MOITIE MORTE DANS LES CACHOTS DE L’ÉCOLE, ON M'A ENVOYÉ A L’HÔPITAL POUR ME SOIGNER. MA MISÉRABLE VIE MERITE-T-ELLE QU'ON ESSAYE DE LA SAUVER ? NON JE NE CROIS PAS. LAISSEZ-MOI PERIRE DANS MON COIN.
Son corps nu marqué par l'expérience de l'âge, qui avait gardé de sa superbe, passa devant ses yeux. Lui, l'observait comme si la situation était des plus normales tandis qu'il se glissait face à elle, dans la bassine. Loin de l'effarouchement dont elle avait fait preuve à leurs récents débuts, la sorcière se contenta de suivre son regard sans porter attention à autre chose. Elle n'arrivait pas à partager ce regard qu'il posait sur elle, si cru, dénué de toute retenue. Sa façon dont il se délectait de sa nudité, faisant fi de tout ce qui les reliait présentement, elle n'y arrivait pas. Sans omettre cette influence qu'il avait sur elle, qui était finalement importante, elle revoyait à travers ses iris bleutées ses actes. Nikolaï était fou. Personne ne pouvait le nier. Doucement, la jeune Ivanov le rejoignait dans ses travers anormaux, sans qu'elle ne puisse rien maîtriser. Cela l'inquiétait. Elle tenta de ne pas le lui montrer, ravalant ses larmes qui lui brûlaient désormais les yeux, affichant un sourire feinté. Son bras se mit à l'entourer, une phrase délicatement susurrée à son oreille, le couple disparu en laissant une bassine vide dans la maison abandonnée.

Alexandra sentit une vague de chaleur qui contrastait avec l'eau froide dans laquelle elle baignait précédemment. Ses muscles se détendirent au contact du liquide savonneux, l'étreinte de Nikolaï se relâcha. Un sourire réussit à atteindre ses lèvres, amusée par le comportement de son fiancé. Il lui sembla pendant quelques secondes apercevoir l'enfant que Nikolaï aurait pu être. Joyeux, heureux, amusé. Il riait en se passant de l'eau sur ses cheveux, se frottait énergiquement pour enlever la couche de crasse accumulée ces dernières vingt-quatre heures. Petit bourgeois qu'il était, cette courte expérience avait dû le traumatiser dans son confort habituel. La belle l'observait, son cœur se serrait presque face à cette vision, la touchant au plus profond de son être. Elle plongea sous l'eau pour sortir de cette vision, pendant quelques secondes, puis remonta pour reprendre une grosse inspiration, gonflant sa poitrine d'un air neuf et revigorant. Une couche de mousse trônait sur son crâne blond, elle gardait ses jambes fermement contre elle. Le souffle retrouvé, la sorcière continuait de mirer son fiancer, sans rien dire, se délectant de la situation peu commune, de son comportement qui contrastait beaucoup avec celui si froid qui l'habillait habituellement. Plongée à nouveau dans ces pensées, Alexandra s'imaginait vivre avec cet homme, celui qu'il ne montrait que rarement. Sa tête penchait inconsciemment d'un côté. Le patriarche finit par relâcher l'éponge, éclaboussant au passage sa fiancée qui dû lever un bras pour se protéger le visage. "Rah, bordel..." Le sourire de la jeune femme s'élargit à l'entente de cette phrase. « Mh ... Quel langage, tu me déçois » Lui balança-t-elle, ironique, elle le toisait de l'autre bout de la baignoire. Sa petite phrase sembla attirer l'attention du prédateur, celui-ci décolla son dos pour se rapprocher d'elle. Ses mains se posèrent fermement sur ses genoux, les écartant à sa propre initiative, Alexandra retint son souffle pendant quelques secondes, le laissant arriver tout contre elle.

Ses lèvres vinrent s'emparer des siennes, fougueuses, affamées. Prise de court face à son insistance matinale, Alexandra se cabra sous ses baisers, ses mains se serrèrent sur ses épaules. Son souffle reprenait de sa vigueur, Nikolaï déstabilisait ce petit bout de femme entre ses mains. Elle n'était pas prête, non elle ne voulait pas, cela se sentait. Ses lèvres ne répondaient plus avec la même ardeur que la veille, tentant même de se dégager de sa puissante emprise, tandis que le mâle la reprenait sur lui. Ses hanches délicates se posèrent naturellement sur son bassin. Elle se sentait faible, à la merci de cette créature qui jouait presque de son influence. Elle eut un mouvement de recul mais ses doigts empoignèrent ses cheveux, à l'arrière de son crâne, le penchant lentement et de façon très sensuelle vers l'arrière, découvrant sa gorge face à ses prunelles. « Ko ... Kolya, arrête ». Alexandra ne pu déterminer si sa phrase eu un impact quelconque, cependant elle sentit le souffle de la bête s'apaiser malgré toute cette excitation physique qu'elle pouvait encore sentir. De longues secondes défilèrent durant lesquelles aucun des deux ne prononça le moindre mot. La sorcière sentit sa tête revenir à sa position habituelle, leurs iris azurées se fixaient. Ils étaient si près. La belle pouvait sentir les mouvements thoraciques de son fiancé contre sa propre poitrine. Sa bouche entrouverte, face à ce mâle qui la tenait toujours contre lui, ses mains se posèrent sur ses pectoraux. Sans pousser, juste un contact. Pendant un court instant, Alexandra garda ses yeux baissé, fixés sur un point invisible au niveau de son sternum.

Son regard perçant était déstabilisant. Elle ne pouvait rien lui cacher. « D'accord » Se contenta-t-elle de lui répondre quand le patriarche lui annonça qu'elle pouvait voir sa sœur, que ses propres frères étaient là. Frère. Ce mot finit par l'achever. Tandis que le mâle s'inquiétait du comportement étrange de sa femelle, cette dernière ne put retenir ses larmes qui se remirent à couler. Alexandra se mit à reculer volontairement, échappant aux mains protectrice -et possessives- de Nikolaï qui essayèrent de la happer au passage, elle se retrouva à l'autre bout de la baignoire. La tête cachée dans ses mains, posées sur ses genoux à nouveau recroquevillés, la jeune femme évacuait toute la tristesse, tout le stress de ces derniers jours. Sous le regard de son fiancé, son corps était parcourut de spasmes liés aux sanglots. Elle n'arrivait pas à parler, aucune réponse face aux interrogations de son fiancé, malgré l'insistance dont il faisait preuve. Sasha semblait inconsolable, d'un geste de la main elle repoussait les avances de Nikolaï. Elle ne voulait pas et ne pouvait pas lui dire, il ne comprendrait pas. Alors qu'elle se retourna pour sortir du bain, la jeune femme sentit une main la prendre par les hanches et la tirer en arrière. Serrée contre le torse brûlant qu'elle avait appris à apprécier, Alexandra continua de pleurer, se blottissant tout contre lui. Ce contact lui faisait du bien, même si elle tentait de se convaincre du contraire. « Viens ... dans ma tête » Réussi-t-elle à bégayer contre deux sanglots. Pour une fois, elle l'autorisait à utiliser de ce don qu'elle avait autrefois repoussé. Aujourd'hui, elle ne pouvait pas faire autrement, elle n'arrivait pas à aligner deux mots correctement. Il allait pénétrer dans l'intimité de son esprit, un endroit où les gens allaient rarement, jamais avec l'accord de leur propriétaire en général.

La silhouette légère de la russe se dessinait dans son esprit, entouré d'un environnement neutre semblable à une chambre d’hôpital vide. Une autre exactement similaire se calquait à ses côtés. Tandis que l'une était joyeuse, le visage souriant, l'aura délicate, l'autre était bien plus sombre, les traits tirés par la haine. L'Alexandra heureuse fixait le souvenir du visage d'un Nikolaï souriant, accessible, sensuel. Le rire du patriarche raisonnait, elle soupirait de plaisir à l'écoute de cette voix. A côté, l'autre silhouette hurlait de colère, crachant sur ce souvenir qui se mit à disparaître progressivement, hurlant des insultes à l'homme qui avait tué son père et qui menaçait d'en tuer bien d'autres. Les deux femmes se mirent à se combattre, violemment, usant des poings pour tenter de faire fléchir l'autre. Aucun vainqueur, seulement deux corps blessés qui se retiraient chacun de leur côté. Elles disparurent, laissant place à l'ombre d'un homme qui se rapprochait. Un visage apparut, très clairement, Maksim. L'Ivanov se tenait droit, le visage grave. Il ne parlait pas, ne faisait rien, comme s'il se contentait de mirer les spectateurs avec dégoût. Finalement, il tourna les talons et disparu au loin. La voix d'Alexandra, criant de désespoir, retentit dans le rêve. "Ne pars pas !" La douleur liée à cette séparation brutale la touchait encore. Elle avait peur de ne plus le revoir, qu'il meurt, que Nikolaï tue le traitre qu'il était. Elle aimait son frère, d'un amour franc et véritable, comme sa sœur. « Ça suffit » Murmura-t-elle pour couper tout contact entre leurs esprits. Elle lui avait donné accès à ses sentiments, ceux qu'il connaissait peut-être déjà, mais elle voulait qu'il ressente la violence de ce qu'elle vivait. « J'ai peur que tu m'abandonnes ... comme lui » Commença-t-elle de sa voix cassée par la tristesse. « J'ai peur de toi, de ce que tu peux faire. De ce que je deviens à cause de toi. Je ne suis plus la même ... » Alexandra porta à nouveau ses mains sur son visage comme pour le cacher du regard perçant du patriarche. « Je crois que je deviens folle ». Un conclusion pertinente pour un esprit aussi perturbé que le sien.

code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 1455 WORDS.



take my hands
let me see our future.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité

18/5/2017, 23:13
Invité
Les larmes coulèrent. Nikolaï s’était attendu à les affronter, tôt ou tard, quand la folie commencerait à étreindre sa fiancée et que celle-ci voudrait se débattre. C’était une suite logique à ce qu’il lui faisait vivre, mais qu’elle avait choisi, probablement sans le savoir. Elle lui avait demandé sa tendresse. Il lui avait servi : elle ne serait jamais naturelle, toujours artificielle, auréolée de manipulation minutieuse. Elle le savait, au fond d’elle, et cela entrait en conflit avec ses attentes. Elle se heurtait à sa propre morale, il lui faudrait la réformer ou souffrir. Elle se défaisait de lui et s’il tenta de la retenir ou de la consoler, il ne la retint pas outre mesure, tant qu’elle restait avec lui, elle finirait par parler, une fois les spasmes de sanglots passés. Il se montrait patient, ses prunelles posées sur elle en silence, souffle calme, sang-froid irréprochable. Lorsqu’elle tenta la fuite, il l’en empêcha, cette fois. Elle ne pourrait pas s’échapper en permanence et son intuition lui disait que c’était le bon moment de l’obliger à faire face, à se battre contre ses peurs et à briser la glace. Il la retint, la logeant contre lui, serrant de son bras valide tandis que le droit reposait sur le bord de la baignoire, immobile et royal. Sa légendaire patience s’accommodait des pleurs, autant qu’il éprouvait une forme d’insatisfaction à la savoir dans cet état, sans qu’il ne parvienne à déterminer les raisons à cela.

Entrer dans sa tête. A l’autorisation formulée, il fermait les yeux, s’offrant le loisir de la fouiller. Ça lui avait terriblement manqué et il s’abreuvait de toute la tension qu’il lui faisait endurer, intacte, parfaitement comme il l’imaginait, quoique plus intense en vérité. Il n’avait pas pesé le poids de Maksim à sa juste valeur et cet imbécile était plus d’impact dans le cœur de sa fiancée qu’il ne l’aurait voulu. Il s’engouffrait dans les méandres des images, ses souvenirs autant que ses pensées, il dévorait comme un affamé et dut se faire violence lorsqu’elle réclama de cesser. Frustré, son esprit délaissait le sien, éternel insatisfait. Lentement, il ouvrait les yeux, la gardant contre lui, ne cherchant par à croiser son regard alors qu’elle s’évertuait à le fuir. Elle lui confiait ses craintes, celles qu’il devinait parfaitement et qui se confirmait. La douceur de sa voix contrastait avec la fermeté de ses mots : « Tu deviens folle. » confirma-t-il sans détour, car c’était un vérité certaine. « Parce que je te manipule, sans cesse. Même maintenant. Parce que je te transforme, je te fais devenir quelqu’un d’autre avec une rapidité nécessaire pour la place à laquelle tu as été propulsée à mes côtés, mais une rapidité inhumaine. Ta réaction est… Logique en définitive. Plus cohérente que folle. »

Fermant les yeux, il embrassait délicatement l’une de ses tempes avec une douceur qui contrastait avec la violence de ce que ses mots lui imposaient : « Ce n’est pas encore aussi rapide que je le voudrai, cependant. Tu fuis beaucoup, Alexandra. Je ne peux pas te laisser fuir éternellement. Il y a quelque chose qui doit se casser en toi, pour mettre un terme à la tension ou alors elle ne cessera jamais de croître jusqu’à devenir insupportable. Tu devras faire un choix, raffermir ta pensée, verrouiller ton opinion parce qu’on ne peut pas tout avoir. Chaque bonheur a son prix à payer, crois-moi, je m’y suis suffisamment heurté. » En témoignait la récente mort de sa femme et la perte de son enfant, lourd tribut à offrir pour avoir acquis la position de Patriarche pour sa famille. Son ascension avait été faite de sacrifices et de douleurs, chaque jour, chaque heure, pas un instant de répits. Pas même l’actuel. « Je t’avais conseillé de me haïr, dans mon bureau à Koldovstoretz. Tu peux encore briser l’affection que tu as pour moi. La refuser catégoriquement, je cesserai de te manipuler, je t’empêcherai toute tentation, je te ferai mal, je t’aiderai à me détester. » Ce n’était pas si compliqué en vérité. « Et tu seras en accord avec toi-même, tes propres valeurs. »

Il inspira lentement et profondément l’air avant de soupirer et d’entamer l’exposer de la seconde perspective : « Ou tu peux les rejeter. Tirer un trait dessus et t’abandonner à moi. Renoncer, ne plus penser : cela ne te touchera plus, cela ne te fera plus mal. C’est un monde d’illusions, un monde faux que je rendrai vrai à tes yeux. Tu sera folle mais cela n’aura aucune importance tant que je serai là pour te montrer combien il est merveilleux d’être fou. » Il l’était lui-même, il avait rompu avec la morale… Et pour autant, il ne suivait personne, personne n’était là pour lui mettre de la poudre aux yeux et éteindre le feu de ses souffrances. « Voilà les deux choix qui te feront immédiatement cesser de souffrir. C’est suivre l’une des deux Alexandra et assassiner l’autre. Elles ne peuvent pas vivre ensemble. Pas tout de suite. » Du pouce, il caressait tendrement la peau qu’il avait sous la main. Si elle décidait cela, il la suivrait, il l’aiderait. Ce n’était pas le premier meurtre qu’il commettrait. « Et enfin… Tu peux décider d’accepter de souffrir encore un peu. Laisser le temps faire ployer les deux parties de toi pour qu’elles se rejoignent dans un consensus. Tu as peur de moi et de ce que je peux faire parce que tu ne vois pas mes limites. Ta référence pour déterminer ce qui est bien ou mal c’est la moralité dont je me suis affranchi. Je suis au-delà de tes normes alors tu ne vois plus le bout et pourtant, j’ai des limites. J’ai mon code, mes valeurs, des bornes à mes capacités. Tant que tu ne l’auras pas compris, je serai toujours fou à tes yeux. »

Longuement, il laissa le silence devenir maître avant de le briser : « La morale. C’est quelque chose qui change au fil des siècles et des personnes. Ça n’a rien de stable, ça n’a rien de sûr et pourtant… Tant de personnes y accordent un crédit quasi divin et s’y conforment. Juste parce que ça aide, ça rassure ceux qui la suive. Ça les aide à se cacher, se retrancher et se sentir meilleurs que ceux qui dérogent aux règles. Tu ne tues pas un homme, c’est mal, sauf s’il menace ta vie ou celle de ceux que tu aimes. Là ça devient légitime et c’est avec cette légitimité sordide que j’ai tué ton père. Par morale aux yeux de tous. Pour mon honneur, pour ma place en ce monde et pour la stabilité de notre famille. » Son ton devenait grondant, coléreux, répugné. Avec écœurement, il poursuivait : « Avec cette même morale, j’aurai du te briser, te traiter comme une honte, une salissure dans ma lignée, te faire porter la duplicité de ton père. Avec cette morale j’aurai du porter le deuil et prendre un autre parti choisi par l’esprit plus que l’attrait, une alliance scellée dans la bienséance la plus totale et du plus rude désintérêt, sans saveur aucune, fade et ennuyeux. » A nouveau, il embrassait sa tempe, le souffle accéléré qu’il veillait à réguler. Avec une vitesse incroyable, son sang-froid reprenait le dessus.

« En lieu et place de cela, j’ai écarté les cuisses de ma cousine pour m’y engouffrer. C’est amoral.  Et si savourer les terres interdites d’une union qui m’attire est mal, alors j’emmerde la moralité. Ai-je tord ? Ai-je vraiment tord ? »  Ou était-il au contraire d’une extrême lucidité pour un fou ? « Je ne suis pas Maksim, Sasha. Je n’ai pas payé le sang d’un de mes enfants pour partir, comme lui, seul. J’ai uni ma famille derrière moi, et je n’irai nulle part sans elle. Je ne t’abandonnerai pas. Même si je meurs, je serai toujours là. » Dans le ventre rond qu’elle porterait, mais aussi dans tous les accords qu’il avait pu passer en secret pour assurer la survie de sa lignée même lorsqu’il se serait plus là. Un travail de longue haleine duquel il s’était employé. « Ce que je fais de toi… Je le fais pour que tu sois prête. C’est mal… Mais au nom de la moralité, devrais-je te laisser mourir ? » Pas même de sa main à lui, mais du destin qui étreignait la famille Ivanov et la prenait dans un étau.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alexandra I. Ivanova
Elève à Koldovstoretz
Né(e) il y a : vingt-trois ans
, à : Saint-Pétersbourg
, mes proches me surnomment : Sasha
et pensent que je ressemble à : Margot Robbie.
Actuellement je suis : fiancée
, je suis : attirée par les hommes.
J'ai fait des études : à la défense magique.
, aujourd'hui je travaille en tant : qu'élève à Koldovstoretz.
Sans le cacher je soutiens : la Main Noire.
J'ai rédigé : 398
parchemins, et récolté : 14589
Dengi. Mon portraitiste s'appelle : Blondie (avatar) + cheap thrills (sign).
Dans la vie, je suis aussi : Maria G. Raspoutina, Kathleen M. Goustov.
Ma baguette est faite en : Palissandre des Indes et son coeur est en écaille de Zmey.
Mon niveau de combat est : 3.


Sacoche magique
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
http://koldovstoretz.forumactif.com/t97-fiches-de-rp-d-alexandra
19/5/2017, 11:30
       
panser les plaies, penser l'après

   
-  Nikolaï S. Ivanov — Alexandra I. Ivanova -

   

RETROUVÉE A MOITIE MORTE DANS LES CACHOTS DE L’ÉCOLE, ON M'A ENVOYÉ A L’HÔPITAL POUR ME SOIGNER. MA MISÉRABLE VIE MERITE-T-ELLE QU'ON ESSAYE DE LA SAUVER ? NON JE NE CROIS PAS. LAISSEZ-MOI PERIRE DANS MON COIN.
La terrible douleur, qui serrait son cœur dans sa poitrine, était devenue insoutenable. Elle devait exprimer cette violence, la partager, avant que celle-ci ne la consume. Alexandra n'était pas une femme aussi forte qu'elle le laissait paraître. Elle ne possédait pas la même force d'esprit que Nikolaï. Il lui était impossible de nier ses valeurs qui refaisaient surface à chaque fois que cet homme la manipulait, qui l'embrassait, qu'il la traitait avec tendresse. Peut-être aurait-elle préférée qu'il ne la traite pas ainsi, pas avec sa façon de la mirer, ni par ses caresses qui l'enivraient de façon indécente. Ça aurait été beaucoup plus facile ainsi, elle n'aurait pas à choisir entre ce que ses sentiments naissants et sa morale rudement encrée dans son être. Toujours repliée sur elle-même, contre le corps nu de son fiancé, les tremblements avaient diminués. Il n'aurait pas dû la traiter ainsi, il aurait dû la rejeter, comme n'importe quel homme normal l'aurait fait. Il ne l'aurait ainsi pas épargné, il lui aurait permis de finir sa vie en femme libre. Ni lui, ni elle, n'était préparé pour ce qu'ils allaient vivre. Désormais ils étaient liés, aucun des deux partis ne pouvaient renier cela. Peut-être que le patriarche avait de grands projets pour sa future épouse, s'imaginait-il finir par la faire ployer sous son joug ? Il réussirait, la russe le savait. Elle n'aurait pas la force de lui résister indéfiniment. Alexandra inspira profondément, évitant de boire l'eau du bain qui remontait au niveau de son menton.

Tu deviens folle. Voilà les mots qui sortirent de la bouche de son amant. Sa voix raisonna au plus profond de son être la faisant frissonner, comme une affirmation pertinente face à son attitude. La belle sentit ses muscles se contracter, sa chevelure blonde glissa légèrement sur le torse humide de Nikolaï. Cette soudaine vérité effrayait Alexandra, réfutant intérieurement la réalité de la situation. Oui elle l'était, entièrement, pleinement. Elle suintait la folie à rêver de cette chimère, de cette créature pleine de haine et de violence. Il n'était pas accessible, elle le savait. Le patriarche manipulait sa vie et celle des autres, régulant à merveille ses réelles pensées pour feinter ceux qui l'entouraient. Jamais elle ne connaîtrait la réalité, le fond de ses pensées. Ça, elle le regrettait. Peut-être était-ce ça qu'elle cherchait en réalité, au-delà d'une tendresse feinte et d'un amour peint au rythme de ses envies ? La vérité, la sincérité. Elle se faisait des illusions, elle le savait. Cet homme jouerait avec elle jusqu'au bout, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus tenir et qu'elle se balance au bout d'une corde.

Le patriarche faisait gronder sa voix. Son souffle se régulait durant son discours, s'accélérant à certains moment puis reprenant rapidement son rythme régulier. Le politicien ressortait. La belle était toujours cachée sous ses mèches blondes, cependant elle écoutait avec attention ce qu'il lui annonçait. Ses mots étaient durs, crus, mais elle encaissait. Elle sentait son souffle chaud caresser le haut de son crâne. Ses sanglots avaient cessé, seuls des larmes brûlantes continuaient de s'écouler paisiblement du creux de ses paupières. Pour effacer ce conflit intérieur qui la troublait quotidiennement, il lui faudrait haïr ce personnage ou l'aimait pleinement. Suivre ou fuir sa réelle personnalité, ses valeurs, ce qui faisait d'elle ce qu'elle était. Tout semblait si simple à travers ses mots. Comme si d'un simple coup de baguette magique sa vie pouvait devenir parfaite, idéale. Il parlait, parlait encore. La belle voulait fuir, ne plus l'écouter parler. Pourtant c'est ce qu'elle avait tant désiré : la vérité. Finalement Nikolaï termina son discours. Tous les deux baignait encore dans l'eau du bain qui avait perdu de sa chaleur. Aucun bruit, seulement le léger clapotis de l'eau contre les parois immaculée de la baignoire. La sorcière ne répondit pas immédiatement, comme si elle réfléchissait. Elle s'était calmée, elle ne tremblait plus au rythme de ses sanglots incontrôlés. « Peut-être aurais-tu dû me tuer, ce soir-là » Murmura-t-elle d'une voix faible, presque cassée. « Une union plus fade et inintéressante, comme tu le dis, t'aurais probablement convenu. Une femme sur laquelle tu aurais pu faire éclater ta vraie personnalité, ce que tu muselles poliment quand tu es en ma présence. Peut-être est-ce ça qu'il te faut, en fin de compte ? » Sa respiration s'était accélérée, quelques secondes lui suffirent pour l'apaiser, libérant le bras gauche de Nikolaï qui s'était serré contre elle pour se retourner et lui faire face, à nouveau. Yeux dans les yeux, elle se confrontait à lui avec difficulté. Elle n'aimait pas faire cela, elle était si vulnérable face à lui. C'était pourtant le prix à payer pour s'unir à une telle personnalité. « Cette morale que tu semble rejeter, elle permet à chacun de nous de vivre en paix. Je vivais en paix avant que tu n'entres dans ma vie. J'étais bien, réellement. Peut-être que tu n'en vois pas l'intérêt car tu peux sonder les gens comme tu le souhaites. Ce doit être difficile de toujours savoir la vérité, ce que les gens ne révèlent pas. Pourtant ne pas savoir n'est pas un mal. Peut-être que la morale aurait dû guider tes choix, je ne serais pas là à te parler ». Elle marqua une pause, mirant son visage. « Est-ce que ça aurait été mal ? Non je ne pense pas ». La jeune femme était toujours à genoux dans le bain, juste devant lui, ses mains s'étaient posées sur les cuisses de Nikolaï qui continuait de l'écouter. « Je commence à t'aimer, Nikolaï » Avoua-t-elle, de sa voix douce, en détournant ses iris encore humides de ses larmes. « Ce qui est fou, c'est que cela se fonde sur des mensonges, une manipulation comme tu dis. Alors que je devrais continuer à te haïr. Je ne peux pas, je n'y arrives pas ». D'un geste de main, la sorcière repoussa sa chevelure mouillée en arrière. Sa poitrine se soulevait au rythme de sa respiration ralentie. Elle se sentait bête face à son fiancé. « Tout ce que tu m'as proposé, je n'y arriverai pas. Je ne peux ignorer ce que je ressens, balayer tout ça d'un simple coup de baguette ou même avec ton aide. Je ne veux pas te haïr, tout comme je ne peux t'aimer décemment. Et la morale, on peut l'ignorer à certains moments, elle reviendra toujours ».

La belle se redressa sur ses genoux pour s'approcher de Nikolaï. Elle se pencha, colla sa poitrine contre ses pectoraux, encerclant ses épaules avec ses bras maigrelets. Son souffle vint caresser l'oreille de son fiancé, doux et chaud. « La mort m'a paru comme une évidence le jour où tu as tué mon père. Sache que je n'ai pas peur de mourir, encore aujourd'hui » glissa-t-elle, paisiblement, sa voix ne tremblait plus. « Si tu continue de jouer avec moi, j'en mourrais, sache-le ». Alexandra déposa un baiser sincère dans le creux de son cou, puis, après un court instant de silence, elle déposa son front sur cette parcelle de peau nue. Ses paupières se fermèrent. « Peut-être que ma perte ne vaudrait pas grand-chose à tes yeux. Après tout, je ne suis qu'un contrat ». Ses mots étaient durs, pourtant sa voix ne laissait rien transparaître. C'était un homme, un dirigeant, un dictateur. Elle n'était rien, une simple héritière de la famille Ivanov, au potentiel limité. Elle n'était ni la plus intelligente, ni la plus belle. Le patriarche n'avait aucun intérêt à s'attacher à elle, elle le savait. Un jour il se lasserait d'elle, de son corps jeune, de sa personnalité fracassante. Si ce n'était pas déjà le cas. Elle se détacha progressivement de lui pour lui faire face à nouveau, son nez frôlant le sien. Leurs iris céruléennes se combattaient avec douceur. « Sache qu'un jour, j'ai aimé quelqu'un ». Le visage pâle d'Andreï se dessina dans son esprit. Son sourire, sa douceur, ce tempérament qui arrivait à apaiser le sien avec tant de force. Il lui avait offert tant de bonheur durant leur jeunesse innocente. « Une personne qui ne m'a fait souffrir que lorsqu'il a décidé de ne plus me parler. Mais je l'ai aimé, sincèrement. Je pense que s'il ne m'avait pas rejeté, si tu n'étais pas venu dans ma vie, je serais devenue la mère de ses enfants ». Elle était sincère, brutale, son regard toisait le sien. Il n'aimerait pas, elle le savait. Pourtant elle se devait de lui dire. « Mais nous sommes là, tous les deux. Bientôt mari et femme. Je veux que tu saches que tu m'as eu, en plein cœur. Et s'était violent, bestial, douloureux. » Sa voix se stoppa, à bout de souffle elle se contenta de l'observer.

Ils restèrent ainsi quelques secondes, à se fixer en silence. La belle finit par se redresser pour sortir du bain. Elle se dirigea vers le auvent, emportant avec elle une serviette qu'elle enroula autour de sa poitrine, marquant le sol blanc de ses pas humides. Cet instant de déclarations avait été nécessaire aux yeux de la jeune femme, même si ce fut difficile pour elle d'entendre certaines choses. Elle avait décidé de continuer à souffrir, malgré tout. Alexandra se cacha de Nikolaï derrière la structure semi-opaque, posant ses vêtements au-dessus d'elle. D'un geste de baguette, elle sécha sa peau. Elle ne sentait plus la vieille charogne, ce bain lui avait gommé les effets de leur nuit passée dans cette bicoque immonde. Tandis qu'elle enfilait ses sous-vêtements de femme, richement orné de dentelle fine, sa main glissa inconsciemment sur son ventre. Deux secondes suffirent, perdue dans ses pensées, elle continua de s'habiller. Ses doigts fins enfilèrent ses bas, le long de ses cuisses qui avaient repris de leur épaisseur habituelle. Quand elle s'apprêta à prendre la robe qu'on lui avait préparé, celle-ci avait disparu. Alexandra tourna sur elle-même à la recherche de ce tissu. Elle ne l'avait quand même pas perdu. Avait-il glissé derrière le auvent. « As-tu vu ma robe, par hasard ? »

code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 1663 WORDS.



take my hands
let me see our future.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité

20/5/2017, 13:53
Invité
Le silence. Toujours ce silence. Long, patient. Nikolaï l’avait sentie se calmer au creux de son bras, ses sanglots avaient cessé, enfin. Du moins pour le moment, la douleur reviendrait. Il aurait voulu entrer dans cette petite tête qui reposait contre lui, déceler ce qui lui manquait pour l’aider à s’en sortir face aux épreuves qu’il lui imposait. Même s’il ne s’en avouait que peu, il désirait, du fond de son cœur, lui venir en aide, la soutenir pour traverser les horreurs de son quotidien, une famille entière qu’il avait endeuillée mais pour son plus grand bien. D’aucun ne comprenait, d’aucun ne voyait plus loin que l’intense souffrance. Mais lui, il avait vécu et grandi dans ce marasme, il lui était habituel, il ne l’empêchait pas d’avancer. Puis les mots vinrent, ceux de la lâcheté, de l’abandon face à l’adversité. La fuite, encore et toujours, plutôt que la bataille. C’était un comportement pour lequel optaient beaucoup d’humains et que Nikolaï ne parvenait pas à comprendre. Lui se battrait, toujours, jusqu’à la fin. N’était pas né celui qui le mettrait à terre. Dans sa marre de sang, il se relèverait toujours jusqu’à ne plus physiquement le pouvoir, mais son esprit, lui, se dresserait à jamais en roi.

Il la laissait le frapper de ses mots, il avait trop à y gagner à la laisser lui faire mal. Chaque palabre, chaque étreinte comme un coup de couteau. Elle-même avait besoin d’extérioriser, d’exposer la souffrance et le désespoir qui étaient les siens. Alors il se faisait silencieux exutoire, lui offrant son être comme sac de frappe. Ça n’était rien pour lui, il ne sentait même plus combien cela le touchait, quelle profondeur, quelle plaie. Il ne pouvait toutefois décemment pas s’avouer que ça ne le touchait, il l’était, en plein cœur. Elle commençait à l’aimer. Mais elle aimait une illusion de lui même, les débordements de sa bestialité et dans l’ombre de cette manipulation, il y avait lui, comme un marionnettiste. Derrière chaque faux-semblant, il y avait cette vérité qu’elle effleurait sans jamais pleinement la toucher. Il ne pouvait pas lui accorder cette sincérité. Dusse-t-elle passer quelques secondes dans son esprit à lui et elle imploserait, rongée de toutes part par la folie et la souffrance de son futur mari. Son mensonge l’épargnait, l’éloignait et pour autant elle se rapprochait dangereusement. Elle voulait sa sincérité… Mais elle ignorait combien c’était justement cela qui la tuerait.

Et Andreï… Son si tendre et adorable demi-frère. Et si faible. Si friable. C’était avec CA qu’elle aurait voulu des enfants ? Cette chose qui n’aurait jamais su garder un foyer, protéger une Ivanova comme il se devait ?! Qu’aurait fait cet albinos face à Maria ? Qu’aurait fait cet imbécile pour assurer un avenir à sa lignée ? Andreï était tout ce qu’il n’était pas. Il était révulsé qu’elle rêve de cela… Et si elle n’était pas sortie de l’eau sous peu, il l’aurait éjecté de la baignoire avec pertes et fracas. Silencieusement, sous son visage de marbre, il fulminait, écœuré qu’on puisse être si lamentable et adorer un être aussi pathétique. Une erreur de la nature, un déchet de l’humanité. Rah ! Il avait tellement envie de frapper !

Quittant l’eau, il se sécha et s’habilla sans détour et lorsqu’elle demanda où était sa robe, ce fut une porte claquée qui lui répondait. Il aurait peut-être du le tuer dans l’animalerie ce lapin blanc. Il aurait peut-être dû…

RP terminé
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Sujets similaires
-
» Les Américains ne pourront pas changer la donne à Cuba après Castro.
» Perte des points en dextérité après Up
» Le rôle du Canada dans l’Haïti de l’après-Aristide :
» Deux semaines après le séisme, elle est retrouvé vivante sous les décombres
» Après le feu et le sang......la reconstruction.....

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: KHLOPYA ► Rive nord :: Hôpital Patriarkh-
Sauter vers: