FORUM FERME

 ::  :: PODVALY ► Sous-sols :: Cachots Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

De vous à moi | Maria Raspoutina

avatar
Invité
Invité

30/4/2017, 17:38
Invité

14 Février 1930


Il était satisfait du petit tour qu'il lui avait joué, vraiment très satisfait, et il ne pouvait que regretter de ne pouvoir être présent lorsqu'elle apprendrait que ce qu'elle avait vu n'était qu'une illusion, que sa baguette était encore entière, et qu'il s'était contenté de manipuler ce qu'elle voyait pour arriver à ses fins. En soi, l'expérience vécue était déjà une punition bien suffisante pour la gamine, et s'il n'avait tenu qu'à lui, il ne lui aurait rien infligé d'autre. Malheureusement, il se devait de suivre les instructions qu'on lui avait donné s'il voulait accomplir jusqu'au bout sa mission, finit donc le temps où il prenait des libertés avec les directives de ses supérieurs, comme il avait l'habitude de le faire au MACUSA. Son rapport sur cette histoire tenait en une page brève et concise, qu'il ajouta au dossier déjà bien garni de la demoiselle, qu'il avait parcourut rapidement, amusé devant les frasques qu'elle faisait, mais pas entièrement dupe. Cette jeune demoiselle compensait quelque chose par son attitude, ce ne serait ni la première ni la dernière et dans une école normale, on se contentait de lui faire copier des lignes, ou de l'envoyer aux corvées, exactement les possibilités qu'elle-même avait évoqué devant lui, en grande connaisseuse. Mais Koldovstoretz n'avait rien de normal tel que le concept s'entendait pour la majorité du monde magique, et si le précédent directeur lui-même acceptait déjà une femme comme Raspoutina dans son corps d'employés, alors il n'avait pas envie de voir ce que cela donnait avec Ivanov. Il n'avait cependant pas le choix, exactement comme la gamine, qui devrait subir sa punition comme elle serait décidée… Tout ce que lui pouvait lui souhaiter, c'était que ce soit la dernière, et qu'elle se rentre du plomb dans la tête, au-delà, il était hélas impuissant à lui porter la moindre assistance. Quant à son cousin, il l'attendait dans la journée même, sans doute lorsque l'Ivanov aurait achevé toutes ses dignes attributions et qu'il aurait finalement décidé de la façon dont il allait lui faire regretter le geste qu'il avait eut. Et lui, Pavel, escomptait bien le prendre par surprise.

Il n'aurait jamais pensé que la gamine lui servirait une occasion de le revoir en tête à tête sur un tel plateau d'argent. Intérieurement, il la remerciait et louait son caractère de cochon d'être ce qu'il était, ainsi, il pouvait faire face à son supérieur sans que personne ne se questionne sur la raison de l'entre-vue. Elle serait évidente pour tous, car il n'avait pas cherché à retenir la propagation de la nouvelle, lorsqu'elle avait été éventée. En revanche, personne ne saurait ce qui transpirerait véritablement entre eux deux, lorsqu'ils se verraient… et ils n'avaient pas à le savoir. En attendant, il devait agir comme n'importe quel surveillant le ferait, puisqu'après tout, c'était son emploi entre ces murs. Lorsqu'il se présenta donc au bureau de Maria, se fit avec une parfaite sérénité, et l'ombre de cet amusement constant qu'il retirait de sa capacité à les narguer tous sans qu'ils le sachent. Deux coups secs frappés à la porte, puis il entrait, son sourire un soupçon narquois dansant sur les lèvres éprouvées. Il ne pouvait pas s'en empêcher, chaque fois qu'il voyait chacun d'eux, d'y trouver une profonde ironie, un divertissement dont il ne se lassait jamais… Ah qu'ils étaient tous fiers, grands et forts ! Et pourtant, leur ombre, leur terreur même provenait du fait que personne ne les défiait réellement, que personne ne chercher à secouer les fondations de la force qu'ils montraient. Et la plupart était tellement sûrs d'eux et pétris de leurs propres réussites qu'à la première tempête, ils deviendraient des géants aux pieds d'argiles. Mais pour en arriver là, il fallait que l'Ursa Major puisse se développer et arrêter d'hésiter, que ses membres cessent d'être des lapins tremblant dans leurs terriers. « Bien le bonjour Raspoutina » lança-t-il à la cantonade sans rien trahir de ses pensées. Et il s'arrêta dans l'encadrement, s'appuyant de l'épaule contre le chambranle alors qu'il souriait davantage. C'était lui où cette femme était-elle incapable d'avoir l'air aimable même en essayant ? Enfin, pas qu'elle ait des raisons d'essayer avec lui, c'était fort vrai. Ce n'était pas comme s'il lui en donnait, en réalité.

« Oh voyons, et moi qui vient exprès pour illuminer votre journée, madame ! Pourquoi avoir l'air aussi renfrognée ? Vous a-t-on jamais dit qu'avaler des couleuvres n'était pas bon pour le moral ? »

Il ricana sous cap, s'approcha, déposa le dossier sur le bureau de bois, puis s'affala sans attendre de permissions dans l'un des sièges se trouvant là. Croisant bras et jambes pour s'installer confortablement, il pencha la tête en se fendant d'une moue amusée et interrogatrice, puis, s'étirant légèrement, décida de lui annoncer la couleur avant de devoir défendre sa vie pour rester dans la pièce. Il serait dommage que l'Ivanov se vexe d'avoir ses deux principaux surveillants s'affronter à mort pour une broutille…

« J'ai récupéré une petite aventureuse, hier soir, et puisque apparemment vous aviez l'air de vous en occuper jusque là, je me suis dis que vous sauriez mieux que moi quelle punition lui infliger… »


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité

1/5/2017, 11:51
Invité

de vous à moi
feat. pavel vetrov + maria g. raspoutina

Seule, enfermée dans son bureau, la sorcière était en train de gratter la pointe de sa plume sur un morceau de parchemin. Elle avait ses prunelles sombres fixées sur ce qu'elle était en train de rédiger, ses sourcils froncés indiquaient son état de concentration, personne ne devait la déranger. Il faisait froid, dans les cachots de l'école. Ici, seul l'âtre crépitant de la cheminée permettait de réchauffer l'occupante de cette pièce. Son visage était maigre aux traits austères, aucune émotion ne transparaissait. Ses derniers jours, la Raspoutine était occupée par les affaires de son père. Ce dernier s'informait régulièrement sur le travail réalisé par le directeur de l'école, sur ses élèves, et désirait savoir si la discipline régnait en ses lieux. Évidemment, aucun de ces mioches n'osaient se dresser contre la toute puissance de la Main Noire. Les seuls qui avaient tenté de se rebeller étaient soit morts, soit assez amochés pour finir par se taire. Elle avait terrassé ces faibles créatures, grâce à sa poigne de fer. Personne ne la contredisait, personne n'oserait s'opposer à la fille de Raspoutine. Elle n'avait même pas encore croisé le nouveau directeur, depuis son arrivée entre ses murs. Il ne perdait rien pour attendre. On toqua à sa porte. Avant qu'elle n'ait eu le temps de répondre, un homme s'invita de lui-même dans son bureau. Maria leva à peine les yeux pour entrevoir le sorcier, puis retourna à son parchemin. Vetrov. Elle éprouvait une certaine aversion pour ce sourire narquois qu'il présentait à ses lèvres à chaque fois qu'elle le croisait. Ce vulgaire résidu ne méritait pas qu'elle s'intéresse à lui, elle ne répondit pas à sa salutation.

Sa première rencontre avec le surveillant n'avait pas été des plus cordiales. La femme avait ressenti chez cet homme une tendance à cacher tout ce qui pouvait permettre aux gens de le cerner. Il ne disait pas tout. Ce comportement mystérieux, trop à son goût, ne l'amusait pas, au contraire. Maria ne pouvait pas lui faire confiance, même s'il semblait être un professionnel compétant en matière d'ordre et de correction. Non, il y avait quelque chose qui clochait derrière cet air innocent et manipulateur. Sa nature empathe ne la trahissait jamais.

Il restait là, debout, à l'entrée, comme s'il attendait qu'elle lui réponde. Sa phrase la fit tiquer, sa plume s'arrêta pendant un court instant de gratter, elle ne leva pas la tête. "Taisez-vous Vetrov" Exposa-t-elle sur un ton cassant. Maria était calme, apaisée, elle ne voulait pas s'énerver à cause du comportement léger de son collègue. Elle avait des choses plus importantes à régler aujourd'hui. Un dossier tomba sur son bureau, juste sur le parchemin qu'elle était en train de remplir, et manqua de renverser son encrier. Maria se redressa sur son fauteuil, dévisageant l'intrus avec son regard noir, sa plume toujours enfermée entre ses longs doigts. Elle ne bougea plus. "Mh". Les muscles de sa mâchoire se contractèrent, ses lèvres se pincèrent, quand le sorcier prit une chaise devant son bureau pour s'y asseoir tel un vainqueur sur son trône. Ce dossier très épais attira son attention, surtout lorsque ses iris noires s'arrêtèrent sur un nom qu'elle connaissait fort bien. Ivanov. Elle laissa Vetrov exposer la raison de sa venue, reportant son regard sur lui. Ah, cette peste avait donc encore sévis. Et il était tombé sur elle. Quelle chance. Un sourire mesquin glissa sur ses lèvres. "Mademoiselle Ivanov" Encore vous, se retint-elle de dire. Maria posa sa plume pour s'intéresser au dossier qu'il lui avait apporté, allant direction à la dernière publication. Elle ne prononça pas le moindre mot, parcourant de son regard perçant les lignes qu'avaient rédigé le surveillant. Quand elle eut fini sa lecture, elle referma le document et fixa son collègue pendant quelques secondes, sans rien dire. Finalement. "Que voulez-vous que ça me fasse ? Terminez ce que vous avez commencé. Torturez-la". Son regard ne vacillait pas, elle ne rigolait pas. Elle savait que sa réaction était peut-être excessive pour une simple balade nocturne, mais ce n'était pas la première qui la dernière fois que cette élève briserait les règles de l'école pour n'en faire qu'à sa tête. Il fallait une punition à la hauteur du personnage incriminé. "Ou tuez-la" Glissa-t-elle, mine de rien. Maria repoussa le document à l'extrémité de son bureau, juste sous le yeux du Vetrov, et se mis à lire ce qu'elle avait écrit auparavant.



♡ ♡ ♡
MACFLY
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité

3/5/2017, 20:25
Invité

Il haussa un sourcil sans quitter son éternel sourire, confortablement installé face à elle et pas le moins du monde atteint par son attitude glaciale. Elle ne serait ni le premier, ni le dernier morceau de calotte polaire à naviguer si bas en Russie, et il trouvait cela plus amusant que vexant. « La tuer ? La leçon risque d'être passablement définitive » On ne pourrait pas dire que le message n'était pas rentré, mais étrangement, la gosse n'aurait aucune chance de le montrer ou d'appliquer les résultats par la suite. A moins bien sûr qu'elle n'ait dit ça que pour le tester, quoi qu'en l'observant bien… il en doutait énormément. Non, vraiment, elle était sérieuse, ce qui en disait long sur son caractère. Continuant de mirer la femme quelques poignées de secondes, il en vint néanmoins à reprendre la parole, plus posément, comme si ce ralentissement marquait le confort qu'il s’octroyait et la nonchalance qui en découlait. « Je ne suis malheureusement pas l'outil de vos aspirations frustrées, mademoiselle Raspoutina. De plus, même si je peux comprendre votre exaspération à son encontre au vu du nombre conséquent de précédents à cette affaire, commettre un meurtre n'est pas la bonne solution et de loin, je n'ai pas même besoin d'avoir de l'expérience dans ce domaine pour le savoir, un peu de bon sens seul suffit déjà amplement » Et si elle se vexait en comprenant qu'elle n'avait pas de bon sens à ses yeux, tant pis, ça ne serait pas si loin de la vérité à bien y réfléchir… Son opinion était sincère au sujet de ce genre de suggestions. Haussant un sourcil en penchant légèrement sur le côté, il attendit de voir avant de reprendre.

« C'est votre manière classique de fonctionner, la torture ? » D'instinct, et avec un peu d'observation alentours, il aurait répondu oui, mais après tout, personne n'était jamais à l'abri d'une surprise de taille, non ? Bon, pour cette fois cependant, il ne fallait pas être un génie pour comprendre qu'elle aurait été plus à sa place avec Torquemada. « Sans vouloir vous vexer, ça n'a pas l'air de fonctionner, avec celle-ci… Une fois peut-être, mais à trop tirer sur la corde, vous rouiller l'impact » Bon, aller, il était originellement venu pour voir ce qu'elle en dirait, mais de toute évidence, le problème était ailleurs, et s'il voulait bien essayer de mettre de l'eau dans sa vodka, il restait quelqu'un de critique qui aimait chercher des poux dans tout ce qu'il estimait en avoir, y comprit en poussant le zèle jusque dans son emploi de couverture. « Ou alors… vous ne vous y prenez pas convenablement » C'est vrai ! Il n'y avait pas non plus beaucoup de logique à ce qu'une gamine résiste à une torture bien ajustée, cela choquait, cela marquait, et en général, cela faisait son petit effet. La douleur physique était quelque chose qui n'était pas si simple à juguler et contrôler, et pour cela, il fallait une discipline de fer, que les adolescents n'avaient pas. Donc si en toute logique, la petite Alexandra aurait dû arrêter ses frasques après une bonne séance bien faite, et qu'en pratique, elle ne l'avait pas fait… c'était que le tortionnaire n'était pas doué !

Son sourire menaça de s'élargir mais il tâcha de se contenir, et haussa finalement les épaules en semblant abandonner la partie tandis qu'il se relevait dans un simple jeu de muscles. « Enfin… je pensais simplement que ça vous intéresserait, il semblerait que je me sois trompé. Étrange pourtant, d'autres auraient pu intervenir dans le cas de la gosse, mais vous avez toujours tout prit en main jusque là. Tellement que ça pourrait presque avoir l'air d'être un acharnement personnel, alors comprenez moi, je suis surpris ! » Il fit mine de se détourner, prêt à sortir, ou à dégainer s'il le fallait vraiment. Mais irait-elle jusque là, ah ! Ça c'était une bonne question. « Vous voilà subitement devenue imperméable, à moins que ne soit mon effet sur vous… Je laisse rarement la gente féminine indifférente, en bien ou en mal » Riant légèrement, il mit la main sur la poignet, ouvrit la porte et s'apprêta à quitter les lieux.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité

5/5/2017, 18:04
Invité

de vous à moi
feat. pavel vetrov + maria g. raspoutina

La russe sentait que sa phrase avait intrigué son interlocuteur, malgré cet affreux sourire qui ne le quittait plus. S'acharner sur une élève en particulier n'était pas courant, elle le savait. C'était sa marque de fabrique, la crainte qu'elle laissait derrière elle à chacun de ses passages. La Raspoutina n'était pas une femme facile, elle n'aimait personne et personne ne l'aimait. Ainsi aucune faiblesse ne pouvait l'atteindre, elle était intouchable. Attentive, elle espérait voir la réaction du sorcier à travers cette idée très particulière qu'elle lui avait lancé. Serait-il capable d'affronter son autorité ? Ou jouerait-il la carte de la neutralité comme de nombreux collègues avant lui. Non. Sa voix masculine se fit entendre. Elle leva ses iris sombre vers la silhouette décontractée de son homologue. Un rictus réussit à s'aventurer le long de ses lèvres si strictes. Le voilà, Pavel Vetrov imposait ses idées avec une certaine aisance. Calme dans son discours, il n'hésitait pas à contredire sans la moindre retenue ses idées. Il parlait, parlait encore, aucune crainte ne se lisait dans son regard, aucune émotion ne ressortait. Empathe, elle était déçue de ne pouvoir rien tirer de ses sentiments, c'était une vraie armoire à glace. Maria s'adossa contre le dossier de son fauteuil, le toisant sans la moindre retenue, les bras croisés contre sa poitrine. La sorcière ne l'avait pas coupé une seule fois durant son monologue, elle s'était contentée de l'écouter en silence. Finalement, le surveillant fit mine de vouloir partir, elle toussota pour attirer son attention. "Monsieur Vetrov, il semble que nous n'ayons pas fini notre conversation, si vous voulez bien retourner vous asseoir". D'un geste sec de baguette, Maria claqua la porte au nez de son collègue, poussant la chaise face à son bureau pour l'encourager fortement à rejoindre son assise.

Un corbeau dans sa cage se mis à croasser quand sa maitresse se mit à remplir deux grands verres de vodka, elle le fit taire en agitant sa main dans sa direction. Peu encline à laisser son invité, surtout pas après ce qu'il lui avait dit, elle posa un verre rempli face à lui. Qu'il s'asseye ou pas, c'était son choix, la femme voulait tout de même prolonger leur échange et éclaircir un peu l'opinion qu'elle avait de lui. "Ma manière classique de fonctionner, vous l'avez compris, c'est la torture, la peur que l'ont peur générer chez ces élèves. Cela fonctionne en général assez bien, même si avec cette personne ce fut un échec cuisant. Je le sais pertinemment". Maria se mit à humer l'alcool puis à boire une gorgée, sans quitter le surveillant de son regard perçant. Elle marqua une pause avant de reprendre. "Je ne suis pas stupide, je ne m'attendais évidemment pas à ce que vous courriez dans les couloirs de l'école, une hache à la main, et que vous la plantiez dans la tête blonde de Mademoiselle Ivanov. Je pense que vous non plus ne me connaissiez pas si bien que ça". Dans ses mots, une froideur extrême pouvait se ressentir. Son rictus avait fondu depuis qu'elle avait refermé la porte, elle affichait une mine sérieuse. "Peut-être auriez-vous d'autres moyens d'agir avec cette petite. Étant donné que ni les méthodes classiques ni la peur ne semblent fonctionner. Que proposez-vous ?". Maria porta son verre à sa bouche, vidant cul-sec le reste de liquide qu'il contenant. Elle ouvrit alors le dossier de l'élève concernée par la conversation, elle détacha certaines parties et les étala sur son bureau déjà bien chargé. "Nos prédécesseurs ont déjà étudié la question. Outrage à l'autorité, insultes envers membres du comité de direction, mise en danger de la vie d'autrui, menace sur professeur et sur élève. Renvoi à deux reprises, punitions simples, dégradantes, obligation de service envers l'école et ses occupants". La femme n'avait lu que les parties les plus importantes du dossier. C'était exaspérant de voir que personne n'avait rien fait pour arrêter cette petite bourgeoise mal élevée. Elle ne méritait même pas d'étudier entre ses murs.

Maria passa une main dans sa nuque, dans le but de détendre ses muscles endoloris. Elle pinça ses lèvres, marquant encore un temps de pause, un silence qui fut cassé par l'animal noir qui faisait du bruit derrière son dos. "Maintenant, si l'on regarde bien, plus personne ne m'a parlé d'Alexandra Ivanova depuis quelques semaines, comme si elle s'était volontairement effacée, c'est ... étrange. Comment vous a-t-elle paru cette nuit, lors de votre rencontre". La sorcière parcourut de ses prunelles démoniaques le résumé de la situation rédigé par Pavel. "Rien n'est vraiment précisé dans note rapport, que vous a-t-elle dit ?" Tout-à-coup, Maria se fit l'auditrice la plus attentive, posant même ses coudes sur son bureau, son menton dans ses mains aux griffes acérées. Elle voulait entendre, capter la moindre information qui pouvait lui être utile. Qu'est-ce qui se passait dans la vie de cette moins que rien, pour qu'elle arrive enfin à se calmer. Tout cela corrélait parfaitement avec la venue de l'Ivanov à la direction de l'école. Qu'avait-il manigancé pour que sa propre cousine se soit autant apaisé ? C'était étrange. Peut-être que son collègue pouvait éclaircir le cours de sa pensée.

♡ ♡ ♡
MACFLY
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité

6/5/2017, 18:40
Invité

Il se tourna à demi, dans un mouvement de pivot sur les jambes et le buste, laissant la main qui ne tenait pas la poignée ballante dans le vide alors qu'il haussait un sourcil, la mine se froissant d'une interrogation incrédule et ironique. « Madame Raspoutina, il me semble que vous avez été fort exemplaire dans votre diligence à indiquer que pour votre part la discussion était effectivement terminée, je suis surpris ! Qu'est-ce qui a bien pu vous faire changer d'avis dans les digressions de mon humble personne... » Le ton était innocent, mais le sarcasme évident, rien ne venant l'atténuer alors qu'il se tournait complètement pour lui faire face, campant sur ses positions, bras croisés et sourire crochu au coin des lèvres. En vérité, s'il s'était ainsi détourné, c'était avec la demi conviction qu'elle en profiterait pour l'attaquer, hors elle ne l'avait pas fait, se contentant d'une bien maigre tentative de s'imposer, qui au final, ricochait simplement sur son attitude insolente. Dommage. Très à l'aise, il la regarda lui pousser la chaise, et porta une main à son cœur, mimant une surprise ravie. « Oh… je suis invité à rester, vous m'en voyez touché » Pour autant, il prit tout son précieux temps pour s'approcher de nouveau et s'installer, croisant les jambes posément, et se trouvant une assise confortable et qui ne lui ôtait pas trop sa liberté de mouvement. Elle lui servait même un verre, diantre ! Avait-il vraiment réussit à l'accrocher, là, ou bien est-ce qu'elle tentait simplement de l'empoisonner au lieu de se servir de sa baguette ? On disait souvent que le poison était l'arme des femmes et des faibles, mais si elle était bien une femme, au moins physiquement, il n'était pas certain qu'elle se considéra ainsi mentalement… ou si elle le faisait, qu'elle corresponde aux critères de la féminité telle qu'on l'entendait naturellement. Et elle n'était certes pas faible, de cela, on ne pouvait la taxer, même s'il l'estimait inférieure à lui.

Et ensuite, quoi ? Il restait là, à l'observer, sans rien dire, du moins jusqu'à ce qu'elle en vienne à infirmer sur la connaissance qu'il pouvait avoir d'elle. « Je ne vous connais que de nom, en fait, et je n'ai pas spécialement de désir de devenir intime avec vous » Franc comme du pain blanc, sans doute un peu trop franc ? Qui pouvait bien l'affirmer. Mais c'était la vérité, il ne connaissait rien d'elle, se contentant de deviner de ce qu'elle pouvait montrer et du peu qu'il entendait parler d'elle. Comme n'importe qui, somme toute. « D'ailleurs je n'ai pas besoin de vous connaître pour savoir que vous n'entendiez pas par là que je devais courir dans les couloirs avec une hache. N'importe quel tondu avec une once de sens commun l'aurait deviné » Il se massa l'arrête du nez pendant quelques instants puis lui décocha un coup d'oeil lassé mais amusé, et légèrement désabusé… qui se transforma peu à peu en réel divertissement, en malice alors qu'il se redressait de nouveau, se tassant légèrement sur lui-même, avec l'air d'un chat prêt à sauter sur sa proie ou à lui donner un coup de patte joueur. « Cela dit… si vous entendiez m'inviter à être votre intime pourquoi pas, je pourrai aisément revenir sur mon point de vue à votre égard et accepter. Hm, non ? » Bien sûr que non, ce n'était pas ce qu'elle voulait dire et il le savait très bien. Mais il ne pouvait pas s'empêcher de jouer l'imbécile dans ce genre d'instants particulièrement éclairant. Cela le servait bien par la suite d'ailleurs, l'opinion des autres à son égard était telle qu'il n'avait pas besoin de se casser la tête à trouver des excuses alambiquées à ses actions.

« Ahn… Ainsi, vous vous avouez vaincue également ? N'ai-je pas dit être venu car je ne savais pas comment traité le dossier ? » Il devait cependant lui reconnaître là qu'elle forçait une certaine forme d'admiration chez lui. Elle lui demandait vraiment son avis là ? Elle ? « Et bien en tout cas, lui faire croire que j'ai brisé sa baguette a eut l'air de faire son petit effet... » Il en était profondément perplexe, et l'admettait facilement, car elle ne lui avait pas du tout semblé être de ceux qui acceptaient un avis extérieur, ou alors pas si aisément. Elle reprenait le dossier, et pour la première fois, il fronçait les sourcils et perdait son éternel sourire moqueur, adoptant à la place une expression pensive qui lui fermait les traits et lui donnait l'air de broyer du noir. « Pourquoi personne ne l'a-t-elle renvoyé définitivement ? » Cette fois, il ne cherchait plus à asticoter la femme face à lui, il était sérieux, voulant comprendre cette histoire de fou. « J'ai lu le dossier, mais quant bien même je ne l'aurai pas fais ce que vous venez de citer était suffisant pour la faire renvoyer de façon permanente alors quoi ? Ils avaient peur de son père ? » Un petit quelque chose, dans le ton de sa voix, indiquait aisément qu'il éprouvait une certaine incrédulité face à cette possibilité, et si cela ne suffisait pas l'empathe qu'elle était pu très bien saisir le mépris qui sourdait en lui.

« En tenue indécente, à la faire mourir de froid à terme. Je sais que les adolescents sont parfois stupides, mais sortir en tenue de nuit dans les couloirs… je crois que la palme lui reviendrait presque » Puis, après coup, il ajouta, plus sérieusement, même si son attitude présente relevait du pince-sans-rire « Elle avait l'air… malade » Ce n'était pas tout à fait vrai, en réalité, elle avait eut l'air terrifiée. Hantée. Le regard qu'elle avait eut, il le connaissait excessivement bien. Elle fuyait un fantôme, et se pensait entourée de spectres menaçants. Ne lui avait-elle pas demandé de l'emmener loin d'oreilles malveillantes ? « Elle avait aussi l'air de vouloir absolument rester muette sur ce qu'elle fichait dehors, justement… Mais à mon avis, ça ne m'étonnerait pas qu'il s'agisse d'une histoire de famille » Jusque là, il ne devait rien lui apprendre de véritablement palpitant, en soi, au vu du caractère de Nikolaï, il y avait fort à parier que l'homme fasse parler de lui. Et puis, n'était-il pas sensé être lui-même un homme frustre qui ne s'y connaissait pas bien en mœurs de la bonne société ? « Elle s'est beaucoup reposé sur son cousin, au cours de notre petit tête à tête, à croire que je ne lui ferais rien simplement à cause de lui… à cause de son nom… et bien, elle en a eut pour ses frais »

Il haussa les épaules, et l'observa avec nonchalance, agitant lentement le bout de son pied dans le vide. En quoi est-ce que ça l'intéressait, en fin de compte ? Il ne lui avait pas dit le fond ce qu'il s'était passé, la teneur exacte de l'échange et ce simplement parce qu'il n'avait pas de raisons de le faire, à ses yeux à tout le moins. Ce n'était que de l'ordre du détail non ? Et puis, il avait dans l'idée que ce ne serait pas une bonne solution pour la gamine non plus. Pourquoi s'en préoccuper alors qu'il proposait de la faire renvoyer ? Qu'il ne s'agitait à l'idée qu'elle eut pu être torturée… ? Parce que c'était différent, point. « L'année est à peine commencé, elle avait peut-être du mal à s'échauffer sur les violations au règlement, tout simplement… Sinon, il faudra demander au directeur, je suppose »


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité

7/5/2017, 11:10
Invité

de vous à moi
feat. pavel vetrov + maria g. raspoutina

Oh elle détestait, elle répugnait cette attitude qu'il présentait face à elle. Il avait l'air de totalement se moquer d'elle. Certes la sorcière se nourrissait de la crainte qu'elle offrait aux gens, elle ne les respectait pas pour autant, néanmoins qu'on se joue d'elle avec une telle décontraction, c'était ... insupportable. Elle tenait bon, maintenant son visage neutre, même si au fond d'elle même, elle bouillonnait d'envie de lui arracher ce sourire, de l'ouvrir en deux et de le laisser sécher dans un cachot. Bien que cette idée lui traverse l'esprit, la femme se contenta d'inspirer profondément. Il fallait être forte face à ses ennemis. Sans répondre à sa phrase théâtrale, elle le fixait de ses iris sombres. Ses oncles claquaient sur le bureau dans un rythme régulier, signe qu'elle régulait sa soif de violence avec violence. Il la poussait à bout, cela se ressentait, même un aveugle l'aurait noté. Ses lèvres pincées semblaient empêcher les mots assassins sortir de sa bouche.

Le surveillant fit durer le suspens pendant un temps, il accepta finalement de se rasseoir face à la femme qui le toisait avec retenue. Les muscles de la nuque de Maria se détendirent, sa respiration reprit son rythme habituel. Enfin pourraient-ils peut-être avoir une conversation utile entre professionnels de l'éducation. Elle garderait en tête son attitude offensante, se promettant de la lui faire regretter un jour prochain. "Votre point de vu, hein" Un rictus presque forcé apparut dans le coin de ses lippes. Elle n'en avait que faire de son point de vu, ce n'était pas ce Vetrov qui dirigeait sa vie, elle pourrait passer pour une simple tortionnaire sans cervelle, elle s'en fichait éperdument. Cependant cela l'amusait, qu'il se méprenne sur ses réels objectifs, ou alors il continuait de se moquer d'elle. La seconde option était la plus pertinente. La Raspoutina se redressa sur son assise, profitant de cet instant pour se resservir un verre, guettant celui de son invité qui était toujours plein. Il se méfiait, il avait bien raison, même si pour une fois, elle n'avait rien glissé dans le breuvage, ni dans le fond du verre. Tant pis pour lui, il repoussait une vodka excellente. Maria esquissa un sourire carnassier à sa phrase, elle se contenta de lui répondre avec décontraction. "Totalement, Monsieur Vetrov, je suis vaincue je quémande votre aide, cordialement évidemment". Lui dit-elle, tout en le saluant d'un verre tendu en l'air, qu'elle bu à nouveau d'une traite.

Le surveillant lui expliqua qu'il avait fait croire à l'Ivanov qu'il avait brisé sa baguette. Vicieux, terriblement tordu. Elle aurait donné de son temps pour assister à ce moment, voir son visage se décomposer. Son sourire s'élargit progressivement. "Il semblerait que cette demoiselle, ou du moins ses parents, aient le bras long. Je suppose que le précédent directeur pensait qu'elle pouvait faire preuve de rédemption". Stupide créature. Cet homme faible se méprenait totalement sur cette fille, elle ne pouvait pas changer. Il avait fermé les yeux sur ses agissements, faisant d'elle l'une des élèves les plus craintes de l'école. C'était une véritable honte, une souillure pour cet illustre établissement. Maria n'avait-elle pas fait cela dans sa plus tendre enfance ? Non, elle était plus discrète, son dossier d'étudiante était vierge de toute remarque négative. Mais cette Ivanov, comme le précisait si justement Vetrov, méritait amplement un renvoi en bonne et due forme. "Le renvoi est une idée pertinente, mais il semblerait qu'on ne s'attaque pas aux Ivanov sans en payer le prix, je ne pense pas que notre actuel directeur n'accepte une telle mesure, même si elle résoudrait bien des problèmes". Non, même s'il connaissait le caractère de sa cousine, Nikolaï ferait tout pour protéger les siens du déshonneur. Maria en était convaincue, s'attaquer à un gros poisson nécessitait de préparer le terrain. Le mépris émanait du corps du surveillant, l'empathe se nourrissait silencieusement de cette émotion, glissant son index le long de sa propre mâchoire.

Pavel Vetrov continua son analyse verbale de ce qu'il avait observé chez cette élève qui s'était baladée seule dans les couloirs de l'école, en tenue indécente. Maria retenait ce qu'il disait, chaque mot, la moindre expression. Cette Ivanov, son attitude presque maladive, elle ne comprenait pas tout, aucune logique entre les éléments. Comme s'il ne lui racontait que la moitié. Soit, elle trouverait un moyen de connaître la raison exacte. Son collègue évoquait un problème de famille, qu'elle s'était protégée derrière le nom et la réputation de son cousin. Cela ne l'étonnait même pas. La femme approuva d'un signe de tête. "Probablement". Se contenta-t-elle de répondre, réfléchissant en même temps. Non, quelque chose d'autre se tramait dans la tête de cette petite impertinente. Les années précédentes, elle ne s'était apparemment pas retenue en début de scolarité, jamais. Pourquoi maintenant ? Un tour de chauffe ne lui ressemblait pas. Maria passa une main sur sa joue, la bouche entrouverte, puis finalement. "Vous avez raison, nous devrions nous renseigner auprès de Monsieur le Directeur". Ses iris se glissèrent immédiatement sur le visage sérieux du surveillant, captant la moindre expression faciale qui pouvait être décelable. "Allons-y ..." On toqua à sa porte, la surveillante sonna l'ordre de rentrer. Un homme portant le manteau de l'élite de la Main Noire, une armoire à glace, pénétra dans le bureau. Il lui tendit un parchemin en lui marmonnant quelques mots inaudibles pour le sorcier spectateur. Maria prit le papier et le déroulant, parcourant attentivement le texte de ses yeux perçants. "Mh". Commença-t-elle, pensive. Finalement elle enroula à nouveau l'écrit et reporta son attention sur le surveillant. "Je pense que vous allez devoir y aller seul, j'ai affaire". Sans préciser la raison de son retrait, Maria Raspoutina referma le dossier de l'élève et parti rejoindre le sorcier de la Main Noire, avant de sortir de son bureau, elle pivota pour lancer sur un ton léger, presque mesquin. "Soyez ... persuasif Monsieur Vetrov". Les pans de sa robe noire virevoltant dans son demi-tour, la sorcière disparut dans le couloir, laissant son collègue seul dans son bureau.

♡ ♡ ♡
MACFLY
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Sujets similaires
-
» Maria ✘ tuée par un cupcake, vous vous foutez de moi ?
» Et vous, vous ecoutez quoi souvent?
» Quel sport faite vous?
» A QUAND UN DEBAT SERIEUX ? LES ANTI-PARLMENTEURS LEVEZ-VOUS ! DEMASQUEZ-VOUS !
» Simpsonisez vous

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: PODVALY ► Sous-sols :: Cachots-
Sauter vers: