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23 février 1930 - En famille feat. Kiril Ivanov

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Alexandra I. Ivanova
Elève à Koldovstoretz
Né(e) il y a : vingt-trois ans
, à : Saint-Pétersbourg
, mes proches me surnomment : Sasha
et pensent que je ressemble à : Margot Robbie.
Actuellement je suis : fiancée
, je suis : attirée par les hommes.
J'ai fait des études : à la défense magique.
, aujourd'hui je travaille en tant : qu'élève à Koldovstoretz.
Sans le cacher je soutiens : la Main Noire.
J'ai rédigé : 398
parchemins, et récolté : 14589
Dengi. Mon portraitiste s'appelle : Blondie (avatar) + cheap thrills (sign).
Dans la vie, je suis aussi : Maria G. Raspoutina, Kathleen M. Goustov.
Ma baguette est faite en : Palissandre des Indes et son coeur est en écaille de Zmey.
Mon niveau de combat est : 3.


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8/5/2017, 18:20
       
En famille

   
-  Kiril N. Ivanov — Alexandra I. Ivanova -

   

UNION IMPOSSIBLE, TANT REPOUSSÉE. LENDEMAIN DU MEURTRE DE MON PROPRE PÈRE PAR LES MAINS CE CELUI QUI S'AUTOPROCLAMAIT DÉSORMAIS PATRIARCHE DE LA DYNASTIE IVANOV, EMPORTANT AVEC LUI MON AVENIR, CONCENTRE DANS CETTE PETITE PARTIE DE MOI-MÊME, MA FÉMINITÉ.
C'est hurlant dans son oreiller, depuis plusieurs heures maintenant, que la sorcière laisser échapper toute sa haine, sa colère et sa tristesse. La veille encore ils enterraient le cadavre de son père, à côté des autres membres de la famille Ivanov qui n'avaient pas survécu au conflit. Revivre cet événement traumatisant, chaque heure, chaque minute, chaque seconde de sa vie, en devenait une véritable torture. Elle ne le supportait pas tant la douleur était inconsolable. Son poing se mit à frapper avec violence la tête de lit en bois, égratignant les jointures fragiles de ses mains délicates. Elle était seule dans ce dortoir, ses autres camarades assistaient à leurs cours, comme tous les d'autres d'ailleurs. Retournée à Koldvostoretz, pour éviter de recroiser le visage barbu de ce meurtrier, Alexandra s'était enfermée volontairement dans cette pièce et avait refusé tout contact avec ses autres colocataires. Aucun professeur n'était venu la voir, aucun surveillant ne s'était enquis de son état, aucune lettre, rien. Elle sombrait de désespoir, consciente que son existence avait basculé au moment où l'éclaire vert avait foudroyé la poitrine de son paternel, scellant par la même occasion sa vie à celle de son horrible cousin. La jeune femme se mit à nouveau à pousser un crier strident dans son oreiller. Horrible, affreux. Si on l'en avait pas empêché cette nuit-là, elle l'aurait tué, à mains nues s'il le fallait. Ces bras qui l'avaient écarté de la scène, la laissant hurler son désespoir face à ce public muet. Elle les détestait, elle les haïssait tous, ces membres lâches qui n'avaient pas défendu l'ancien patriarche. Affalée sur son lit, en position fœtale, son corps remuait des soubresauts provoqués par ses pleurs. Ses prunelles, cernées par la nuit blanche qu'elle avait passé à gémir au creux de ses draps, n'écoutant plus les plaintes des filles qui partageaient son dortoir. Oh, si elle avait pu, elle serait partie bien plus loin que Koldovstoretz. Mais pour aller où ? Abandonner sa famille comme l'avait fait son frère, Maksim ? Non, elle n'en avait pas le courage. Qu'adviendrait-il de sa mère, de sa sœur cracmol ? Qui sait ce que Nikolaï pouvait leur faire si elle disparaissait soudainement ? D'autres vies allaient en pâtir, ça, elle ne le voulait pas.

Assise au bord du lit, Alexandra mit un certain moment avant de se décider à se lever. La sorcière alla laver toute cette tristesse qu'elle avait évacué ces dernières heures, enfilant par la même occasion sa tenue d'étudiante. Elle passa ses mains sur la tunique beaucoup trop grande qui lui descendait jusqu'aux genoux. Ceinturant son pardessus de couleur rouge avec la longue étoffe en soie jaune, elle enfila ses bottes pour quitter la chambre qui empestait le refermé, allant noyer son chagrin dans l'endroit le plus vide de l'école, à ce moment de la journée : la bibliothèque. Dans son trajet, elle ignorait les regards intrigués des élèves qui autrefois la craignaient pour son arrogance et son sale tempérament, visiblement choqués par son faciès mélancolique et ses cernes qui soutenaient ses prunelles azurées. Sa chevelure dorée balançait dans un mouvement régulier, au rythme de ses pas. Ses mains étaient plongées dans les poches de sa tunique, sa tête légèrement inclinée vers l'avant. On tenta de l'accoster, surtout les équipiers de son équipe de Quidditch, elle faillit même renverser son capitaine. Sans un mot, aucune excuse, la pauvre créature se faufila entre deux groupes d'élèves pour disparaître de sa vue, l'entendant crier son prénom au loin. Personne n'était au courant, personne ne devait savoir ce qui s'était passé.

Elle apparut dans l'encadrement de la porte. Son regard examina la bibliothèque, essayant de détecter le moindre élément indésirable. Il n'y avait personne d'autre que la bibliothécaire qui avait le nez crochu plongé sur des reliures d'anciens manuscrits, derrière son bureau. Alexandra avança dans la pièce, et prit possession d'un table, au fond entre deux rangées d'immenses étagères. D'un geste de baguette, elle fit venir un livre à elle. 'Un regard sur la magie' par Edgar Blackbones. Consciente que ce bouquin n'était pas des plus passionnants, l'étudiante décida qu'il fallait se changer les idées, profiter de sa solitude qui ne durerait probablement pas longtemps. Recroquevillée dans la pénombre, le visage penché entouré d'un voile de cheveux blonds, Alexandra se plongea dans une lecture faussement attentive. On pouvait percevoir à travers ses mèches, son visage encore humide, ses yeux rougis. D'un revers de manche, elle essuya ses prunelles et jeta un œil à la bibliothécaire qui rangea ses affaires. La femme observa la seule élève présente puis, après une courte hésitation, finit par quitter la pièce pour vaquer à une occupation obscure. Alexandra referma le bouquin en un claquement bruyant. Totalement inintéressant, du véritable purin sur papier. Elle le laissa posé sur la table, et repoussa la chaise sur laquelle elle s'était assise. La sorcière décida de faire un tour, dans les allées sinueuses de la bibliothèque, à la recherche d'un sujet qui la sortirait de sa torpeur.

Sa démarche était ralenti, ses mains pendaient mollement dans le vide. Des bruits de pas derrière elle, avançant au même rythme. Alexandra ne recula pas, faisant mine d'être intéressée par les titres qui se succédaient au fil de la marche. Son souffle régulier était parfaitement audible, derrière, il était calme, contrôlé. Ses lèvres se tordirent, sa tête se pencha progressivement vers la gauche, comme pour tenter d'apercevoir l'ombre qui la suivait. Une silhouette de grande taille, mais aucun visage. Dans un croisement entre deux rangées d'étagères, la jeune femme pivota furtivement pour s'emparer du col de son poursuivant et le planquer contre le mur. Sa face lui apparut enfin clairement, et elle ne lui était pas étrangère. « Qu'est-ce que tu me veux ? » Il était plus grand qu'elle, d'une bonne tête. Cependant la sorcière ne relâcha pas son col. Ses iris céruléennes se plongèrent dans les siennes, à la recherche d'explications sur sa présence à cette heure de la journée, derrière elle, alors qu'il aurait dû lui aussi être en cours avec ses autres camarades.

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13/5/2017, 13:02
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L'histoire de la magie n'était pas la matière qu'il appréciait le plus, mais s'il se destinait à la politique, il allait bien falloir qu'il se fasse violence et supporte les heures passées sur un tel sujet. Pourtant, ce n'était pas le fond de la discipline, qui s'avérait un problème à ses yeux, mais ce qu'elle contenait, ces centaines, ces milliers de récits dont le fin mot était toujours le même, dont les travers étaient toujours les mêmes… En étudiant l'histoire de la magie, on ne faisait finalement que constater toute l'inutilité humaine, les faiblesses de personnalités égoïstes ou fades. Bien évidemment, il y avait également des individus intéressants, des figures auréolées de gloire, de succès, de progrès pour la société magique, bien sûr qu'il y en avait, le monde n'était pas entièrement noir. Cependant, le rapport entre gagnants et perdants n'avait rien d'encourageant et dans l'état d'esprit qu'il cultivait ses dernières semaines, cela passait très mal, ne faisant que rendre l'étude plus laborieuse encore. Les idiots qui pensaient qu'il se noyait de travail pour oublier n'avaient simplement pas conscience que s'il passait plus de temps sur chaque tâche, c'était parce qu'il avait beaucoup de mal à se concentrer et à ne pas simplement tout foutre en l'air pour le simple plaisir féroce de voir son père mit à mal… car on viendrait fatalement le lui reprocher. Ce n'était pas dans ses habitudes, cela ne lui ressemblait pas, mais la peine et la déception peuvent avoir quelques conséquences, et il valait mieux ne pas sous-estimer ceux qui ravalaient continuellement leurs rancœurs. Même son jumeau ne parvenait pas à venir égayer cette part de lui qui se contentait d'un vague sourire maussade aux plaisanteries de leurs amis avant de s'éloigner sans un mot pour s'isoler. Il n'y avait finalement que cet homme pour réussir à le secouer hors de ce silence tombal qu'il maintenait, physique, en lui.

Et pourtant, il semblait que, où qu'il aille, des imbéciles viennent encore le déranger… Quoi que cette fois, il ne s'agissait pas que de lui, qui se permettait de faire autant de potin en plein milieu d'une bibliothèque ? Se relevant en laissant de coter l'ouvrage sur lequel il travaillait et les notes prises d'une écriture délicate et élégante sur un morceau de parchemin, se dirigeant vers la source du bruit, ne se trouvant pas assez loin pour ne pas entendre la question. Le son de la voix lui disait vaguement quelque chose, mais il ne comprit qu'il s'agissait de sa grande-cousine qu'une fois qu'elle fut dans son champ de vision, et le jeune homme laissa échapper un soupire brutal, à deux doigts de simplement tourner les talons et appeler simplement la libraire au lieu de prendre part à quoi que ce soit. Il était épuisé de trouver des membres de sa famille en permanence sur son chemin, et encore plus quand ils étaient aussi reliés au décès récent de sa mère. Pour autant, il avait reçu une éducation exemplaire, et n'aimait pas y déroger, cela serait, justement, une insulte à sa génitrice, qui malgré ses défauts, avait été une femme admirable et admiré, par lui si ce n'était par quiconque d'autre. « J'aimerai également le savoir » fit-il donc, d'une voix tranquille et qui, à sa grande fierté, ne contenait nulle trace d'amertume ou de froideur, juste la distance élégante qui seyait à sa condition de bien-né. S'avançant légèrement, il jaugea sans agressivité l'adolescent que la fille tenait par le col, sans faire le moindre geste pour lui faire lâcher prise, bien qu'elle finirait certainement par devoir le faire, au moins pour cesser d'avoir l'air d'une marchande de porcs.

« Si vous avez quelque chose à discuter, c'est hors de cet endroit que vous devez le faire. Certains essayent de travailler, un concept que d'autres... » Son regard appuya légèrement sur le garçon « feraient bien de commencer à apprendre s'ils ne veulent pas finir leurs vies comme des moins que rien... »

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J'ai fait des études : à la défense magique.
, aujourd'hui je travaille en tant : qu'élève à Koldovstoretz.
Sans le cacher je soutiens : la Main Noire.
J'ai rédigé : 398
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Dengi. Mon portraitiste s'appelle : Blondie (avatar) + cheap thrills (sign).
Dans la vie, je suis aussi : Maria G. Raspoutina, Kathleen M. Goustov.
Ma baguette est faite en : Palissandre des Indes et son coeur est en écaille de Zmey.
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14/5/2017, 02:12
       
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-  Kiril N. Ivanov — Alexandra I. Ivanova -

   

UNION IMPOSSIBLE, TANT REPOUSSÉE. LENDEMAIN DU MEURTRE DE MON PROPRE PÈRE PAR LES MAINS CE CELUI QUI S'AUTOPROCLAMAIT DÉSORMAIS PATRIARCHE DE LA DYNASTIE IVANOV, EMPORTANT AVEC LUI MON AVENIR, CONCENTRE DANS CETTE PETITE PARTIE DE MOI-MÊME, MA FÉMINITÉ.
Ses doigts fins se resserrèrent sur le col de l'élève, ses iris bleutées le foudroyaient du regard. L'élève face à elle était de sa maison, un Sapfir pur et dur, il était aussi son capitaine de l'équipe de Quidditch, celui qu'elle avait failli renverser toute à l'heure quand elle se rendait à la bibliothèque. C'était la première fois qu'Alexandra osait un tel comportement sur cet élève, elle risquait le renvoi de son équipe et la perte d'un bon ami. C'était dommage, mais nécessaire. L'élève ne s'était pas étonné de la réaction de cette jeune femme qu'il connaissait bien, se contentait de sourire et de lever les deux mains en l'air, comme s'il désirait se rendre. "Tout doux". Sa réaction ne détendit pas Alexandra, au contraire, elle referma encore plus ses mains autour de son cou, l'obligeant à lever la tête pour respirer. Une voix retentit derrière elle. Kiril Ivanov s'approchait du duo, la jeune femme fit mine de l'ignorer en se contentant de fixer son capitaine. Décidément. Elle avait quitté la demeure familiale pour Koldovstoretz, espérant éviter tout contact avec cette famille de dégénérés, voici qu'un des fils de Nikolaï se présentait à ses côtés. Le destin lui jouait des tours. Une vague de nausées se fit sentir, même si elle n'afficha pas la moindre expression sur son visage. Elle ne supportait pas la présence de ce garçon. Il lui rappelait cette nuit tragique où elle avait perdu son père, même si elle était parfaitement consciente qu'il avait lui aussi perdu un être cher. Kiril se rapprocha encore plus.

Voilà qu'il leur demandait de se taire. Ils troublaient la paix de ce pauvre jeune élève en pleine étude. C'était touchant. Alexandra leva les yeux au ciel, expirant bruyamment pour indiquer son inconfort, elle se mit à lâcher le col du capitaine. Ce dernier semblait plus agacé par l'arrivée de cet impertinent plus que du comportement de son amie. Il le dévisagea pendant quelques secondes, il s'apprêta à lui répondre. Sentant le manque d'intérêt flagrant de l'Ivanov, il se ravisa et fit un signe de tête à Alexandra en lui murmurant un "on se verra plus tard". Le capitaine posa une main amicale sur son épaule, qu'elle rejeta immédiatement en un mouvement de recule. La mine déconfite, le regard sombre. La silhouette massive du gardien disparut derrière les étagères. Les deux Ivanov se trouvaient désormais seuls dans ce coin de la bibliothèque. « Le concept de "moins que rien" semble t'échapper, Kiril, tu devrais revoir tes bases » Lui glissa-t-elle, sans un regard. Il venait d'insulter librement son ami, qu'il ne connaissait peut-être même pas. Cela avait touché Alexandra qui décida finalement de contenir sa colère en serrant ses poings dans sa tunique et s'éloigna de lui. Elle aurait pu s'excuser, pour les événements passés, lui souhaiter de sincères condoléances. Rien, aucun mot ne sorti de sa bouche. Elle ne pouvait pas décemment lui parler alors que son cœur souffrait encore des actions de son père à lui.

Sasha n'avait jamais entretenu de bonnes relations avec lui ou les autres membres de sa famille, en dehors de sa propre fratrie. Elle avait toujours eu un comportement froid envers les enfants de Nikolaï, bien avant cette soirée désastreuse qui avait coûté la vie à son géniteur. A chacune de leurs rencontres, lors des soirées ou des fêtes de famille, la jeune femme s'était toujours arrangée pour être le plus loin possible d'eux et évitait à chaque fois que c'était possible de leur adresser la parole. Cette autre branche principale était pourrie, jusqu'à la moelle. Soutenu par son propre père, probablement partageait-il son avis, il avait mis un point d'honneur à ne plus les inviter en dehors d’événements bien particulier. Il va sans dire qu'à Koldovstoretz, la sorcière n'avait jamais traîné avec les autres enfants du clan Ivanov. Fort heureusement pour elle, ils n'étaient pas de la même promotion et ne partageaient pas les mêmes passions.

Ses bruits de pas s'éloignaient de la silhouette de Kiril, elle retourna s'installer à sa table lorsqu'elle aperçu la bibliothécaire retourner à son pupitre. Alexandra vit que son camarade Sapfir n'était pas parti bien loin, il alla la rejoindre en faisant attention de ne pas s'attirer les foudres de la gardienne des lieux. Le capitaine s'assit face à elle, ignorant totalement les regards qu'elle lui lançait pour le décourager à l'approcher. Il n'en avait cure, il l'avait vu bien plus énervé que ça et avait déjà goutté à un coup de batte sur le crâne. Non, il ne partirait pas aussi facilement. L'élève se pencha en avant pour lui parler. "Qu'est-ce qui t'arrive Sasha ?" Alexandra fit mine de l'ignorer, et passa un livre ouvert devant ses yeux. "Sasha !" Murmura-t-il, insistant, il lui prit le livre des mains pour l'obliger à le regarder dans les yeux. "On s'inquiète, ça fait plusieurs jours que tu ne viens plus en cours, et puis tes réactions ne sont pas normales". La nouvelle n'avait pas encore fuité. Personne dans l'école ne savait pour la mort de son père, ni pour ses fiançailles avec le directeur. Heureusement, c'était la dernière chose qu'elle avait envie de vivre. Les iris de la belle fixaient la table. Son silence fit soupirer son interlocuteur qui s'affala contre le dossier. Il l'observait, sans rien dire, l'examinait comme s'il allait réussir à découvrir la moindre information sur son visage aux traits tirés par la tristesse. « Pars, s'il te plaît, ça ne te regarde pas ». La bibliothèque n'était pas l'endroit idéal pour discuter, un "shht" fut sifflé à l'autre bout de la pièce, des lèvres ridées de la bibliothécaire. D'un signe poli de la main, l'élève sapfir s'excusa. Il observa silencieusement sa camarade puis, déçu qu'elle ne se soit pas confié à lui, fini par quitter définitivement la pièce.

Le visage triste rivé sur le livre fermé, elle ferma ses paupières pour soupirer profondément. Qu'allait-elle devenir ? Elle ne pouvait pas décemment étudier à Koldovstoretz en étant l'épouse du directeur. C'était impossible de vivre sa vie d'élève normalement, le regard constant de ses camarades sur elle. Et puis elle connaissait la réputation de cet homme qui était désormais le patriarche de la famille Ivanov. Il ne la laisserai pas mener sa vie comme avant. Alexandra allait devoir commencer à réfléchir à son avenir, dans le but de s'éloigner de son monstrueux fiancé. Tueur, assassin, meurtrier. C'était un comble. Désespérée, la belle finit par poser son front sur la table, ses cheveux blonds s'étalèrent sur le vieux bois en une espèce de masse difforme. Son dos se soulevait au rythme de sa respiration saccadée.

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25/5/2017, 18:00
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La tentative de répartie lui arracha l'ébauche d'un haussement de sourcil, et il ne chercha pas un instant à la retenir de partir, ne voyant pas bien quoi répondre à cela sans s'abaisser. Au moins, il était clair et net que son père l'épousait plus pour ses hanches que pour sa répartie… Se trouvant parfaitement indifférent à ce qu'elle pouvait penser et ayant obtenu ce qu'il voulait, le jeune homme retourna à sa table avec la ferme intention de s'y remettre en profitant d'un silence retrouvé. Il n'y avait vraiment que des paysans pour être capables de faire un tel boucan dans une bibliothèque en se pensant en droit de troubler les autres simplement en raison des frustrations de leurs petites personnes. La courtoisie et l'éducation n'étaient pas des bienfaits largement distribués au sein de la Russie. Pourtant, il ne semblait pas qu'on accepta qu'il dispose simplement du calme alentours comme il l'entendait, en cette journée. Ce fut d'abord un second rappel de la part de la bibliothécaire à l'égard des deux trublions, qui manqua lui faire lever les yeux au ciel, puis l'homme qui entra subitement dans la salle en manquant claquer la porte. Kiril ne lui jeta tout d'abord qu'un bref regard, avant de reprendre sa plume et de river ses yeux clairs sur les pages racornies sensées attirer toute son attention… En vérité, elles avaient bien du mal à simplement attirer son regard, plus encore lorsque l'adulte passa près de lui avant de s'arrêter d'un seul coup. C'était un des hommes de son père, sensé protéger l'école… ou plutôt attraper les potentiels rebelles, sans aucun doute. Quand Nikolaï n'était pas là, c'était l'autre, Vetrov, qui s'occupait de les envoyer maronner aux quatre coins du château en flanquant une chape de malaise sur à peu près tout le monde. Lui comprit, pour ses propres raisons. Qu'est-ce qu'il fichait là exactement ? De nouveau, il essaya de se concentrer, commençant lentement mais sûrement à s'agacer de la situation… Le monde se liguait-il contre lui ? L'homme lui demanda de l'accompagner, et, comprenant le message sous entendu, soupira avant de ranger ses affaires, plaçant son sac sur une épaule avant de remettre le livre à sa place et de le suivre sans un regard en arrière.

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