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Mars 1930 - Allons boire un verre feat. Lazar

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Kathleen M. Goustov
Membre de l'Ursa Major
Né(e) il y a : trente ans
, à : New-York
, mes proches me surnomment : Kath
et pensent que je ressemble à : Jessica De Gouw.
Actuellement je suis : mariée
, je suis : attirée par les hommes.
J'ai fait des études : en soins magiques à Ilvermorny
, aujourd'hui je travaille en tant : médicomage à Patriarkh.
Sans le cacher je soutiens : Main Noire, officiellement, Ursa Major officieusement.
J'ai rédigé : 30
parchemins, et récolté : 106
Dengi. Mon portraitiste s'appelle : ky-crea.
Dans la vie, je suis aussi : Alexandra I. Ivanova, Maria G. Raspoutina.
Ma baguette est faite en : en bois de sycomore, son cœur est fait d'une dent de vampire.
Mon niveau de combat est : 3.


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19/5/2017, 14:31

ALLONS BOIRE UN VERRE
lazar r. obolinsky & kathleen goustov
La journée de travail s'achevait enfin. La nuit avait posé son voile apaisant sur les rues de Saint-Pétersbourg. Les admissions de Patriarkh avaient cessé de lui envoyer des patients, la médicomage s'était endormie à son bureau, la face contre un épais dossier médical qu'elle avait fini de lire qu'à moitié. Ses boucles brunes s'écroulaient sur ses épaules, se soulevant au rythme de sa respiration apaisée. Oui cela faisait maintenant plus de dix heures que Kathleen travaillait et cela faisait plusieurs jours qu'elle avait du mal à trouver le sommeil, à cause d'une querelle familiale. Gregory lui avait fait part de ses doutes à son encontre. Il avait avoué craindre l'adultère, de la part de sa femme, expliquant son ressenti concernant ses nombreuses sorties et son comportement, selon lui, typique d'une femme infidèle. Cette insulte avait profondément blessé son épouse. Son mari voyait qu'elle sortait régulièrement, en dehors de travail, c'est pour cela qu'il la suivait. Cependant l'américaine ne pouvait pas expliquer les véritables raisons, elle ne pouvait pas avouer à ce fervent partisan de la Main Noire qu'elle faisait partie de l'Ursa Major. Non, c'était impossible. Cela devenait réellement compliqué pour elle, de joindre sa vie de famille, son statut d'épouse, à sa vie privée. Elle n'aurait jamais pensé que l'homme qu'elle avait épousé pouvait être aussi possessif. Il en devenait malade, réellement. La silhouette de Kathleen fut prise d'une soubresaut, elle se réveilla doucement. La sorcière se mit à bailler, s'étirer longuement, puis se releva de sa chaise. Elle passa ses mains sur sa tunique couleur prune, typique des médicomages russes, et sortie de son bureau pour rejoindre ses collègues.

Tout le monde était réuni dans la salle de pause. Certains sorciers remarquèrent les traces d'encre sur la joue de l'américaine, mais personne n'osa lui dire, sûrement amusés par la dégaine de la jeune femme. Kathleen s'installa dans un coin, tirant à elle une tasse rempli de thé noir. "Tu viens toujours ce soir" Demanda l'infirmière à côté d'elle, le sourire aux lèvres. "Mh ?" Répondit-elle tout en s'abreuvant d'une première gorgée de thé. "On va boire un verre au bar, pour fêter la naissance du fils d'Andreïev, tu as déjà oublié ?" La médicomage esquissa un sourire poli, consciente que tous ses collègues l'observaient. Avait-elle oublié ? Probablement, avec tous ses problèmes personnels elle ne pensait pas à ce genre de choses, surtout que ... "Mon mari veut que je rentre après le travail, ce sera difficile". Des murmures de protestations auprès de ses collègues femmes se firent entendre. Les hommes, eux, ne dirent rien, ils se contentèrent de les regarder sans rien dire. Peut-être approuvaient-ils le comportement de cet homme protecteur ? Face au chahut général, la médicomage finit par soupirer profondément. Elle leur avait promis, cette soirée de retrouvailles hors du travail pourrait lui faire énormément de bien. Elle réussirait peut-être à justifier ça ? "Je vais essayer, je passerai chez moi avant, ensuite je vous rejoindrai". Sa phrase sembla rassurer l'assemblée de femme. Quant à Kathleen, elle savait que les négociations seraient compliquées, voire impossible, mais il fallait essayer.

L'américaine avait quitté Patriarkh pour rejoindre sa maison en périphérie de Saint-Pétersbourg. Elle pénétra dans le hall d'entrée, face à l'escalier qui menait aux étages supérieurs, et claqua la porte derrière elle. Pas un bruit, personne pour l'accueillir. Elle en avait fait le deuil ces dernières années. La belle brune ôta sa cape et la donna à un elfe de maison, puis se dirigea vers le salon. Avachi dans un fauteuil, tel un prince, le journal à la main, Gregory était en train de feuilleté les nouvelles informations. Pas un mot à son épouse, pas même un regard, juste un soupire profondément expulsé. "Je suis là", murmura-t-elle de sa voix douce. La sorcière se glissa derrière son époux et lui déposa un baiser sur l'arrière du crâne. Aucune réponse. Kathleen sentait la tension qui émanait de son époux, elle se demande si c'était une bonne idée de sortir ce soir, malgré tout. "Je sors ce soir, avec mes collègues. Nous allons fêter la naissance du fils d'un collègue". La fin de sa phrase sembla disparaître progressivement, lorsque Gregory se leva brusquement de son fauteuil, lança son journal dans l'âtre brûlant de la cheminée. Son comportement brutal fit sursauter Kathleen qui eut un mouvement de recul, son instinct de survie lui criait de partir. Elle n'en fit rien. "Tu veux sortir, hein ?" Dit-il, une expression de dégoût se lisait sur son visage, ses poings serrés contre son pantalon parfaitement taillé. L'imposante carrure de Gregory faisait face à sa femme. Il s'approcha d'elle, progressivement, tandis qu'elle reculait. "Et moi, qui va me donner un second fils ? Toi peut-être ?" Le russe plaqua sa femme contre un mur, le regard noir rivé sur ce visage si innocent. L'homme avait changé, il n'éprouvait plus la moindre pitié pour elle, il ne reconnaissait plus celle qu'il avait épousé, voyant en elle un simple réceptacle de ses pulsions bestiales. Ses mains se faufilèrent sous ses jupons, sans écouter les protestations de son épouse, et se mit à faire son devoir d'époux, sans la moindre tendresse. On entendit les cris de Kathleen dans toute la maison, personne ne vint l'aider, personne ne la sauva de la créature qui la brutalisait.

Il y avait du monde ce soir, dans le bar sorcier de l'avenue Petrovitch. Une partie du personnel de Patriarkh s'était retrouvé autour d'immenses tablées, en train de s'abreuver de délicieux alcools locaux. Tandis que certaines personnes s'inquiétaient de l'absence de Kathleen, la médicomage finit par apparaitre au niveau de la porte d'entrée. La trace d'encre son visage avait disparu. Elle avait pourtant l'air malade ce soir. La souillure, dont elle avait été victime quelques minutes auparavant, ne se lisait pas sur son visage sale. Elle avait réussi à effacer les hématomes qui avaient cintré son cou, là où les mains puissantes de son époux l'avaient retenu. Rien, personne ne pouvait s'imaginer ce qu'elle avait dû subir pour pouvoir venir avec eux. L'américaine alla s'assoir au bout de la table, la mine faussement heureuse. "Aie-je loupé quelque chose ?" S'enquit-elle en observant ses collègues, le sourire forcé aux lèvres. "Un homme t'a offert ce verre" Dit-elle en lui tendant un verre de vodka. Kathleen eut un regard interrogateur, lorsque le généreux donateur fut montré du doigt. "Bonsoir, merci pour votre généreux cadeau"

mars 1930
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Survivre, combattre, espérer.
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Né(e) il y a : 36 ans
, à : Moscou.
, mes proches me surnomment : Professeur, Monsieur, ou simplement Lazar pour les amis et intimes
et pensent que je ressemble à : Luke Evans.
Actuellement je suis : Célibataire.
J'ai fait des études : Archéologie Magique
, aujourd'hui je travaille en tant : Professeur de DCFM à Koldovstoretz
Sans le cacher je soutiens : non défini
J'ai rédigé : 297
parchemins, et récolté : 275
Dengi. Mon portraitiste s'appelle : LΛZΛRE (avatar), Asshai (gif sign.), northern lights (code sign.).
Ma baguette est faite en : Bois de Palado, 36 cm, écaille de Zmey, le mot вампир est gravé sur le bois et un rubis est incrusté sur son pommeau.
Mon niveau de combat est : 3.


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http://koldovstoretz.forumactif.com/t99-confessions-d-un-vampire
31/5/2017, 23:41
Mars 1930 - Allons boire un verre
Kathleen & Lazar
Ah ! S'il en est un dans les cieux qui ait jamais veillé sur toi, que devient-il en ce moment ? Il est assis devant un orgue ; ses ailes sont à demi ouvertes, ses mains étendues sur le clavier d'ivoire ; il commence un hymne éternel, l'hymne d'amour et d'immortel oubli.

Les jours où j'ai le temps, je passe voir mon père après le travail, avant de rentrer chez moi profiter d'un bon cigare et de mon lit au matelas moelleux à souhait. Je vois encore très souvent mon père, à vrai dire on a repris notre rythme, comme avant que je ne parte pour mes fouilles, je viens le voir à son bar et j'y passe mes heures perdues. Ce soir il y a foule, plus que d'ordinaire, je suis heureux de voir que le bar marche bien, même en cette période néfaste, mon père est un vampire, et donc un peu un moldu, mais il reste accepté et toléré dans le monde sorcier, enfin au moins son bar. La journée a quelque peu été longue, les élèves sont de plus en plus pointilleux, pour les plus revêches ils cherchent obstinément les limites de mes cours et mes propres limites, je dois faire ce que je peux pour me contrôler et surtout j'ai dû augmenter ma consommation de sang parce que je suis trop facilement sur les nerfs.

Ce soir je me détend entouré de quelques habitués qui me connaissent depuis quasiment ma naissance, de mon père et d'un bon bouquin sur l'histoire magique Russe du XIème au XIVème siècle. Un groupe un peu plus loin fait pas mal de bruit, visiblement ils fêtent quelque chose parce que les verres ne cessent de défiler. De temps en temps je jette quelques coups d’œil vers eux, des coups d’œil qui sont sûrement un peu hostiles, ils troublent la tranquillité de ma soirée simple au bar avec des amis que je considère comme ma famille. J'étais justement en train de les regarder quand une jeune brune entra pour les rejoindre, visiblement les autres étaient plutôt contents de la voir arriver, tellement qu'ils montèrent encore le volume de leurs conversations. Elle cependant, ne semblait pas tellement en forme, je peux même sentir de là l'odeur du sang, elle a essayé de la camoufler, mais elle est bien là, je me demande ce qu'il a bien pu lui arriver. Sans vraiment trop m'en inquiéter, je retourne à mon livre, le chapitre s'avère vraiment intéressant, j'apprends deux trois choses.

J'étais tellement absorbé par ces deux trois choses que je n'ai pas entendu venir la jeune femme blessée de tout à l'heure. Elle se présenta à côté de moi et d'une petite voix me remercia pour un verre que je lui avais hypothétiquement offert. Complètement déconcerté, je balbutie sans savoir quoi dire, je ne comprends pas la situation et puis tout à coup le déclic se fait, je vois mon père me lancer un regard en coin et un petit clin d’œil, il a envoyé ce verre en mon nom, même la trentaine passé il essaye toujours de me trouver une petite amie. Je lui lance un regard quelque peu déconcerté avant de me recentrer sur la belle jeune femme en face de moi. Plus je la regarde et plus je vois que quelque chose ne va pas, elle a le teint pâle et je m'y connais en teint pâle, chez elle c'est pas normal. " Bonsoir, euhm, excusez moi, je ne suis pas habitué à faire ce genre de choses, mais vous n'aviez pas l'air dans votre assiette alors j'ai essayé de faire quelque chose... "Je préfère ne pas dire que ce verre n'est pas vraiment de moi, après tout cela ne servirais qu'à me mettre mal à l'aise, à mettre mon père mal à l'aise et la mettre mal à l'aise.

Je vois toujours mon père qui me fixe un peu plus loin, il semble vouloir me pousser à engager la conversation, je me demande pourquoi, certes cette jeune femme est sublime, elle a un petit côté torturé qui ne me déplaît pas en plus, mais belle comme elle est, cela ne m'étonnerait pas qu'elle soit mariée. Mais si je veux que mon père me lâche la grappe et me laisse partir me coucher avant la fermeture pour un petit débriefing, alors je vais devoir prendre le temps de parler quelques minutes avec elle. Tendant ma main droite vers elle, je me rattrape, jusque là je manque à toutes les règles de bonne conduite. " Lazar Obolinsky, ravi de faire votre connaissance madame. " Il est vrai que même si on m'a un peu forcé la main, je ne suis pas mécontent de faire la connaissance d'une belle jeune femme, même si ce n'est que pour parler deux minutes. Comme elle me tend sa main en retour, je fais en sorte de faire une meilleure impression que tout à l'heure en lui faisant le baise main, je sais que les femmes aiment ça, elle trouvent ça distingué, enfin du moins c'était le cas là dernière fois que j'ai fait la cours à l'une d'entre elle. " Vous fêtez quelque chose ? " Dis-je en montrant d'un petite geste de la tête ses amis un peu plus loin dans un coin de la pièce.
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Nul homme ne sait, tant qu'il n'a pas souffert de la nuit, à quel point l'aube peut être chère et douce au cœur. (⚡) Bram Stoker Dracula
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Kathleen M. Goustov
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1/6/2017, 03:33

ALLONS BOIRE UN VERRE
lazar r. obolinsky & kathleen goustov
Ses iris céruléennes s'attardèrent pendant un court instant sur le visage de l'inconnu qui avait l'air totalement perdu. C'était un fort bel homme, il devait avoir une trentaine d'année à première vue. Il dégageait une aura particulièrement attirante et mystérieuse, quelque chose de difficile à décrire mais agréable à observer. Il mit quelques secondes avant de réussir à s'exprimer convenablement, échangeant un regard avec le barman non loin d'eux. Un sourcil se haussa, la belle fut intriguée par la réaction de l'homme. Peut-être ne s'attendait-il pas à ce qu'elle vienne le remercier ? Il faut avouer que les bonnes manières tendaient à se perdre. Kathleen se contenta de lui sourire poliment, cachant sa faiblesse derrière une image de façade. C'est alors que sa voix se fit entendre, justifiant rapidement son geste par une analyse de son état. Il avait noté la pâleur de son visage, les cernes sous ses prunelles délicates. Pas besoin d'être perspicace pour noter ça, il fallait juste être sobre. Gênée par la situation, peu habituée à ce genre de comportement, l'américaine passa une main dans sa nuque endolorie. "Oui, je dois avoir attrapé froid" Mentit-elle ouvertement. Cet étranger n'avait pas à en connaître les raisons, se dit-elle intérieurement. Son sourire s'élargit tandis que l'homme s'empara de sa main qu'elle lui tendait, sans la moindre brutalité, et un baise-main des plus sensuels succéda à une présentation concise de son identité. Une poigne ferme, mais chaleureuse, son souffle chaud avait à peine effleuré le revers de sa main, provoquant une vague de frisson incontrôlée. Troublée par ce geste, elle sentit son souffle se couper brutalement, et le rouge lui monter aux joues. Des sifflements se firent entendre à l'autre bout de la pièce. Certains collègues avaient apparemment abusé de l'alcool. "Euhm" Réussi-t-elle à prononcer dans un murmure pour ensuite retirer sa main. "Kathleen Goustov".

Son regard traversa furtivement la pièce, à la recherche d'un visage qu'elle ne voulait pas apercevoir, pendant que le prénommé Lazar l'interrogeait sur la raison de la présence du groupe dans le bar. Évidemment, elle ne lui répondit pas tout de suite, concentrée sur l'environnement qui l'entourée. Quand elle fut certaine de ne pas voir le visage de son mari, la belle brune reporta son attention sur son interlocuteur. "Oui, nous fêtons la naissance du fils d'un collègue". Lui répondit-elle avec honnêteté. Des collègues leur faisaient signe de se rapprocher de la tablée, comme pour profiter un peu plus de la rencontre entre les deux sorciers. Leur réaction fit rire la jeune femme. "Ils ne sont pas toujours comme ça, rassurez-vous" Dit-elle, le sourire aux lèvres. "Ce sont des médicomages de l'hôpital Patriarkh, dans la grande majorité. Des gens très compétents, ils ont juste besoin de lâcher prise de temps-en-temps". Kathleen repensa pendant un instant à son époux qui l'attendait sûrement à la maison, heureux de sa vengeance sur sa stupide femme. Sa bouche se tordit en une grimace, elle détourna le regard. Son verre de vodka fut porté à ses lèvres, elle le vida en une gorgée. Ah, quelle force ! La puissance de l'alcool la réveilla brusquement. Peut-être était ça dont elle avait besoin au final ? Cet homme avait bien prévu les choses.

Normalement, Kathleen n'avait pas pour habitude de parler à des étrangers, aussi charmants soient-ils. Elle était en général beaucoup trop réservée pour leur adresser la parole sans raison et ne pouvait rester en compagnie du sexe fort en dehors du travail. La brune glissa une boucle brune derrière son oreille. "Ce fut un plaisir de faire votre connaissance Monsieur Obolinsky". Ses yeux grands ouverts le miraient avec sincérité. Sa tête s'inclina en avant pour le saluer. "Je vais peut-être vous laisser tranquille, vous étiez occupé avant que je ne vienne vous déranger. Bonne soirée". Elle avait du mal à l'admettre, elle regrettait déjà de le quitter. Néanmoins elle devait passer les quelques heures de liberté qui lui restaient avec ses collègues à moitié saoules. C'était pour eux qu'elle s'était sacrifiée, elle ne pouvait pas gâcher de précieux instants à échanger des banalités avec un étranger. Non. Sa silhouette gracieuse s'éloigna du sorcier. Kathleen retourna s'asseoir à sa place, en bout de table.

Les heures s'étaient écoulées. Les discussions étaient allées de bon train. Des rires, des cris, des imitations d'animaux. Le groupe ne cachait pas sa présence dans le bar sorcier. Kathleen était restée discrète durant toute la soirée, luttant fermement conte un endormissement qui se faisait sentir. Non, il fallait tenir. A chaque fois que ses prunelles se refermaient, des images de cet instant douloureux revenaient à sa surface. Instinctivement, elle serrait les cuisses l'une contre l'autre. "Kathleen, ce n'est pas ton mari ?" Un homme pénétra dans la pièce, le manteau caractéristique d'élite de la Main Noire sur ses épaules. Gregory était un homme bien fait. Grand de taille, les épaules larges, il ne pouvait rougir sur sa corpulence travaillée qui lui donnait l'air d'un ours de Sibérie. Cette remarque sortit brutalement la jeune femme de sa rêverie, elle mirait cet homme qui s'approchait du groupe le pas lent, l'air assuré. L'époux Goustov salua l'assemblée de soignants quand on lui proposa de se joindre à eux. "Volontiers" Répondit-il, un soupire hypocrite parait ses lèvres fines. Profitant de cette invitation, l'homme s'imposa entre sa femme et un collègue. Il passa son bras derrière le dos de sa femme, le laissant reposer sur le dossier. Il trônait, fièrement, mâle dominateur qu'il était. Kathleen, à côté de lui, semblait fondre à vue d'oeil, même si elle tentait de se contenir. "Nous ne vous attendions pas Monsieur Goustov". L'homme eut un sourire carnassier en réponse à cette remarque. L'américaine sentit la main de son époux se glisser sur sa cuisse et la serrer progressivement jusqu'à ce que la douleur se fasse sentir. Personne remarqua la violence de ce simple geste, caché bien évidemment sous la table. Les convives semblaient satisfait de rencontrer l'époux de leur collègue médicomage. Celle-ci d'ailleurs avait changé de couleur. Les tâches roses sur ses joues avaient disparu, accentuant à nouveau la pâleur de son visage. Elle resta de marbre, esquissant un sourire forcé à son mari qui la mirait avec une fausse tendresse. "Venez Monsieur, venez-donc nous rejoindre" Dit un médicomage en prénommé Lazar. Ses prunelles céruléennes s'écarquillèrent. Oh non, il valait mieux que cet homme reste loin de son mari. Il n'était pas d'humeur à supporter la moindre concurrence, surtout face à un homme aussi séduisant que lui.

mars 1930
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