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[/!\]Comme une braise sous la cendre | Alexandra [NC-18]

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Alexandra I. Ivanova
Elève à Koldovstoretz
Né(e) il y a : vingt-trois ans
, à : Saint-Pétersbourg
, mes proches me surnomment : Sasha
et pensent que je ressemble à : Margot Robbie.
Actuellement je suis : fiancée
, je suis : attirée par les hommes.
J'ai fait des études : à la défense magique.
, aujourd'hui je travaille en tant : qu'élève à Koldovstoretz.
Sans le cacher je soutiens : la Main Noire.
J'ai rédigé : 398
parchemins, et récolté : 14589
Dengi. Mon portraitiste s'appelle : Blondie (avatar) + cheap thrills (sign).
Dans la vie, je suis aussi : Maria G. Raspoutina, Kathleen M. Goustov.
Ma baguette est faite en : Palissandre des Indes et son coeur est en écaille de Zmey.
Mon niveau de combat est : 3.


Sacoche magique
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7/6/2017, 23:06
       
comme une braise sous la cendre

   
-  Nikolaï S. Ivanov — Alexandra I. Ivanova -

   

DES JOURS ET DES JOURS DE PRÉPARATION POUR CETTE PREMIÈRE MISSION A L’ÉTRANGER. ME VOILA PRÊTE POUR UNE NOUVELLE AVENTURE. CES DERNIERS JOURS ONT ÉTÉ COMPLIQUE, JE ME SENS ÉTRANGE. J’ESPÈRE QUE JE N'AI PAS SIMPLEMENT LE MAL DU PAYS.
Le jeune homme blond ne détachait plus son regard de la magnifique étrangère aux cheveux blonds, il semblait captivé par son visage aux traits gracieux et son physique tout à faire attirant. Lorsqu'ils s'étaient croisés dans cet escalier assez étroit, il avait pu profiter d'un instant de proximité, humant ce parfum qui émanait de sa chevelure dorée et une main insolente avait frôlé sa cuisse. Ce simple toucher, si furtif mais tellement intense, avait ravi son esprit. Assis au comptoir, un coude posé sur le rebord, une main soutenait le poids de son crâne, tandis que l'autre tenait une chope pleine à ras-bord. Il n'avait même pas écouté le barman face à lui, simplement happé par l'aura de la belle. Celui qui se faisait appeler Ethan, croisa soudainement le regard furieux de l'homme qui accompagnait cette jeune femme. Il fronça les sourcils pendant un court instant, se demandant ce que voulait ce vieux personnage. Etait-il son père pour vouloir ainsi la protéger ? Il se contenta de boire une gorgée de sa boisson, le sillon de mousse blanche qui encadrait sa bouche fut rapidement effacé d'un coup de langue. Non mais pour qui se prenait-il ? Enfin le rustre personnage détourna son regard pour échanger avec celle qui avait capté toute son attention de la journée. Il viendrait lui parler, mais pas aujourd'hui. Il ne voulait pas gâcher ses chances de faire bonne impression face à la dame, surtout lorsque ce terrible géant barbu veillait au trésor qu'il convoitait. Ethan termina sa chope, avalant goulûment l'alcool qu'elle contenait. Il jeta quelques pièces pour payer sa consommation puis se leva pour quitter l'auberge. Avant de refermer la porte derrière lui, il posa une dernière fois ses yeux émerveillés sur le dos de la belle. Son cœur palpitait dans sa poitrine, son souffle s'était accéléré. Il serra son poing fermement sous sa cape noire, et s'en alla dans la grisaille du smog londonien.

La russe tenait sa tasse de thé entre ses doigts délicats. Elle n'avait pas remarqué ce séduisant jeune homme qu'elle avait croisé tout à l'heure, elle ne savait pas qu'il l'avait dévisagé pendant de longues minutes. A un moment, elle suivit le regard sauvage de son fiancé qui s'était figé sur un étranger, au loin, sans qu'elle ne fasse le rapprochement. Ignorante, innocente, la belle ne pouvait pas comprendre les agissements de ces hommes, leurs pulsions masculines qui se heurtaient pour savoir qui serait le grand vainqueur de cette bataille de territoire. Cela lui passait largement au-dessus, elle s'en fichait. Enfin, elle l'ignorait. Peut-être que si on lui faisait savoir, d'une manière ou d'une autre, qu'elle pouvait être convoitée, elle changerait d'avis. En attendant, la sorcière touillait ce liquide brûlant, remerciant mentalement son fiancé protecteur d'y avoir glissé du miel. C'est alors que le patriarche posa une question qui la déstabilisa, elle faillit s'étouffer en avalant sa gorgée de thé. Quand elle eut repris sa respiration, Alexandra le toisa de son regard bleu azure. L'odeur désagréable du tabac se fit sentir, alors que l'homme avait allumé sa première cigarette. « Un peu des deux ». Dit-elle, tout bas, en esquissant un sourire mesquin. Le patriarche qu'il était ne devait probablement pas supporter le reproche, la remise en question, pourtant elle se permettait de lui lancer cette petite pique, sans la moindre retenue. Elle était une Ivanov elle aussi, il ne devait pas l'oublier.

Le fond du service en porcelaine apparut alors que la russe termina son thé, écoutant les explications de Nikolaï avec une attention toute particulière. Ah il voulait qu'elle vienne la chercher elle-même ? Cet homme était-il foncièrement affamé pour qu'il veuille sa présence dans sa chambre ou disait-il cela sur le ton de l'humour ? Un regard posé sur ce visage de marbre qu'il exposait à sa vue innocente, elle perçut le mouvement de ses lèvres. Il était tellement séduisant avec ce sourire. Si elle s'était écoutée, Alexandra se serait redressée au-dessus de la table pour lui arracher cette air moqueur d'un rapide baiser sur ses lèvres arquées. Elle n'en fit rien, se contentant de le fixer sans rien dire. La patriarche continua, évoquant la possibilité que la jeune femme se retrouve cul-nul durant le reste de son séjour. A l'écoute de cette remarque très osée, la belle ne put réprimer un petit rire, amusée par cette nouvelle pique. Alexandra passa une main sur ses cuisses, serrant le tissu entre ses doigts, cachés sous la table. Pendant un court instant, elle observa autour d'elle, vérifiant que personne ne les observait. Ses doigts s'accrochèrent sur la lanière du sous-vêtement qu'elle portait, le faisant glisser lentement jusqu'à ses pieds sous le regard intrigué du patriarche. Elle n'aurait évidemment pas fait ça s'ils n'étaient pas dans un coin de la salle et qu'une grosse dame qui traînait à côté d'eux ne les isole des regards. Discrètement, d'un geste souple, Alexandra se pencha vers le sol et attrapa la dentelle noire du bout des doigts. Elle posa le tissu finement brodé sur les cuisses du patriarche alors qu'il lui évoquait le choix qu'elle aurait à faire. Aller dans sa chambre pour le rejoindre, ou se faire baiser dans un couloir. Se redressant de toute sa petite haute, la belle s'adossa contre sa chaise, l'air satisfaite de son coup. « Tu peux la garder elle-aussi, je suis une femme prévoyante » Rétorqua-t-elle en réponse à la menace latente qu'il avait annoncé. « Je n'aurais donc pas besoin d'aller fouiner dans ta chambre, tu devras réussir à m'attraper ... avec un bras ».

Nikolaï annonçait qu'elle le suivrait. Il avait somme toute rapidement changé d'avis après ce qu'elle lui avait soufflé quelques secondes auparavant. Son sourire sur ses lèvres s'élargit. Elle avait réussi à le faire plier, au final. Une seconde de réflexion s'en suivi. Mince, comment allait-elle faire pour ... son truc ? Son visage devint de marbre, Alexandra écoutait ce qu'il lui disait sans vraiment capter la conversation. Ses iris quittèrent le visage sérieux du patriarche pour se poser sur le cadrant de l'horloge de l'auberge. Il était tôt, elle aurait encore le temps avant qu'ils ne commencent leur journée. Après tout, elle ne savait pas combien de temps ils allaient passer auprès de ce Dumbledore. « Mh », se contenta-t-elle de lui répondre alors qu'il terminait ses explications. Non, la russe avait encore le temps, mais il fallait partir, et vite. « Faisons ça ». Sasha se leva, sans capter le regard protecteur de son fiancé face à elle. « On se retrouve dans trente minutes devant le Chaudron Baveur ». Sans prendre le temps d'attendre une quelconque réponse de la part de son fiancé, la belle transplana à l'autre bout de Londres, laissant l'Ivanov en compagnie de son chien qui le toisait de son regard attendrissant. Elle savait qu'il n'aurait jamais approuvé ça, qu'il le lui reprocherait vivement à son retour, néanmoins elle ne pouvait se permettre de perdre un seul instant en lui exposant les raisons de ses agissements. C'était pour lui qu'elle le faisait. Nikolaï devait patienter, sagement, en prenant sur lui, jusqu'à ce qu'elle revienne. Elle serait seine et sauve. Le bourgeon dans ses cheveux la protégerait, il le savait.

Trente minutes plus tard, la silhouette gracieuse de la russe apparut dans les couloirs de l'auberge, tenant entre ses bras frêles deux gros paquets. Elle poussa la porte de la chambre de Nikolaï, posant l'un des paquets richement emballé sur son lit défait. Pendant un court instant, elle se surprise à humer un morceau de drap pour s'imprégner de l'odeur de son corps. Ses paupières se fermèrent, profitant de ce moment comme s'il était encore là, tout près d'elle. Alexandra reprit ses esprits rapidement pour sortir de la pièce et déposer l'autre paquet dans sa propre chambre. Il y avait à l'intérieur des vêtements, de marque anglaise, préparés spécifiquement pour eux. Elle allait offrir au patriarche un costume noir, du meilleur tailleur sorcier de la ville, pour un évènement bien particulier qu'elle espérait pouvoir lui proposer en fin de soirée. Pour l'instant, c'était encore un secret. Après avoir enfilé une culotte, ne pouvant décemment pas se promener sans au Ministère de la Magie, la jeune femme alla rejoindre le patriarche en bas des marches de l'auberge, l'accueillant avec un sourire satisfait. Gladstone vint se frotter à ses chevilles en aboyant, visiblement content qu'elle le libère de la présence de cet homme qui ne semblait pas l'apprécier. Pauvre animal. « Allons-y ? » Dit-elle en tendant une main dans sa direction.

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9/6/2017, 22:25
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Un peu des deux ? Nikolaï relâcha lentement la fumée de sa cigarette alors que ses lèvres s’étiraient dans un sourire amusé. Mh ? Madame n’était pas satisfaite ? Ce n’était pourtant pas ce qu’elle avait couiné dans son oreiller puis dans la main du Patriarche pendant qu’il faisait son affaire. Elle était bien mal avisée de soudain lui reprocher. Peut-être le contre coup de la douleur sur son fessier. Si elle savait pourtant comme il s’était retenu. Il tapota sa cigarette au dessus du cendrier pour en faire choir l’excédent consommé. « Tu m’en diras tant. » railla-t-il avant de reporter le bâtonnet de nicotine à ses lèvres. Il avait poursuivi, il savait qu’elle était pendue à ses lèvres. Il appréciait grandement de la savoir ensorcelée et pourtant, par moment, c’était comme si elle se réveillait et mordait la main qui la nourrissait. Il sentit la dentelle sur sa cuisse. Il referma sa dextre rapidement dessus, craignant pour leur honneur, gardant l’objet au creux de son poing. Cette audace… Il avait pris une fiancée des plus caractérielles, le défi dans ses mots appelaient à la réalisation. Il était joueur et sur l’instant, il était même bon joueur, acceptant la défaite avec un sourire en coin. Il inspira une bouffée de tabac en consolation.

Puis lorsqu’elle appuya sur son infirmité, sa mâchoire se crispa, se raidit. Il était bon joueur mais n’appréciait pas les coups-bas. Du moins, pas lorsqu’il en était la victime et que le jeu était jusqu’alors bon enfant. Les trois derniers mots de trop. C’était dommage, il avait été si prêt de lui accorder cette brillante victoire. Il était un homme exigeant, la moindre fausse note rendait toute la partition caduque, inharmonieuse. Il glissa le sous-vêtement dans l’une des poches intérieure de sa veste. Il étouffa les injures qu’il aurait pu lui proférer mais qui remplissait son cœur d’amertume. Il poursuivit au sujet de Dumbledore, espérant qu’une conversation plus sérieuse viendrait remonter le niveau. Elle n’alla toutefois pas au-delà, ne l’interrogeant aucunement sur ce qui poussait la patriarche si réfractaire à la communauté étrangère de s’y mêler à ce point. Peut-être le prenait-elle pour un bon père. Il l’était, mais ça n’était pas ce qui se dégageait de lui à première vue. Non, ce qui était le plus voyant, c’était son ego et sa fierté surdimensionnés. Et égoïstes. Il arqua un sourcil lorsqu’elle réclama une demie-heure de plus. Les femmes et leur couche de maquillage.. Il acquiesça d’un signe de tête avant de la voir disparaître.

Il enchaîna trois cigarettes, les unes après les autres mais sa satisfaction avait le goût du fiel. Il n’avait pas encore fini de ses corvées avec elle. Il observait pensivement les visages qui défilaient, sortant des limbes de la nuit pour une visite sur le Chemin de Traverse. Il se glissait dans leur tête, discret comme un félin, s’abandonnant à leurs pensées pour les découvrir, guidé par une certaine curiosité. Un intérêt suscité par son fils Kiril : qu’avaient ces anglais pour que le faste russe ne lui suffise nullement ? Nikolaï cherchait, cette petite chose en plus, l’exotisme sincèrement attirant, la différence. Il y en avait beaucoup, c’était certain et le patriarche n’était pas très objectif lorsqu’il s’agissait de faire le constat de toutes les bourdes et traits grotesques dont il les accablait. Les caractères, les choses qui les faisaient rire, leurs habitudes singulières et leurs manières de se regarder. Leur langue elle-même sonnait bien autrement. Il finit par s’allumer une nouvelle cigarette après un mal de crâne abominable à essayer de comprendre son enfant et rejoignit les marches devant l’auberge. Il mirait ces rues londoniennes, elles aussi bien différentes de Saint-Pétersbourg avant que sa fiancée ne le rejoigne.

Elle attendait sa main, mais lui, lui saisit violemment le poignet, les faisant transplaner dans le couloir où ils s’étaient retrouvés la veille au soir. Il la plaquait poitrine contre le mur, dans une prise ferme de sa main valide sur son poignet replié de force dans le dos. Le moindre mouvement devait lui faire mal et seuls patience et immobilisme formaient son échappatoire. « Je me débrouille très bien avec un seul bras. » fit-il alors remarquer, sombre et amère. Puis il transplana à nouveau avec elle sur les marches de l’auberge, la prenant à son bras, comme un homme galant, comme si rien de la violence soudaine ne s’était passé. Ils transplanaient. Cette fois, le hall du Ministère de la Magie britannique se dessinait sous leurs yeux. Délégués la Russie et de Raspoutine, ils durent entrer après un inévitable contrôle de baguette. Nikolaï rongea son frein pour accepter de la tendre à un étranger. Il fut amplement satisfait de la retrouver et de la garder contre lui. On les fit attendre, assis sur une banquette dans un couloir, non loin du bureau de cette dame. Leur rencontre n’était pas prévue mais il ne doutait pas que le roux avait transmis le message. Elle ne serait pas surprise.

Il posa enfin son regard sur sa fiancée, la mirant avec son habituelle intensité transperçante. Il savait  que ses sautes d’humeur, sa violence et ses exigences n’étaient pas aisées à supporter pour son entourage. Il n’était pas facile à contenter et pouvait passer du sourire à la fureur en un battement de cils. Il marquait le respect autour de lui, s’inscrivait en dominant, refusant qu’on bafoue sa supériorité. Il avait un ego monstre à cajoler. Pour autant, il n’arrivait pas simplement à s’enfermer dans son insensibilité. Une part empathique de lui-même peinait à la laisser baigner dans le marasme qu’il lui imposait. Il posa sa main valide sur celle de sa fiancée et il la serra doucement. Un geste tendre et pour une fois, il était sincère. Il lâcha enfin sa main pour la reposer sur sa propre cuisse et son regard s’évadait pensivement vers la fenêtre.

Quelques minutes s’écoulèrent avant que la porte du bureau ne s’ouvre. Nikolaï se leva : « Madame Brown. » fit-il, en russe. La femme parut surprise dans un premier temps d’être ainsi accostée, mais comprit très rapidement de quoi il en courrait. « Installez-vous dans mon bureau, Monsieur Ivanov. » répondit-elle poliment avant de s’éclipser il ne savait où dans le ministère. Le Patriarche prit fermement la main de sa promise avant d’entrer dans les lieux. Son instinct manique suffoqua en voyant les piles de documents mal rangés dans le bureau, au sol, sur les tables. Il y en avait partout, Mrs Brown faisait partie de ces bordéliques qui s’y retrouvaient dans sa propre désorganisation. Il poussa un long soupir.
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Alexandra I. Ivanova
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Sans le cacher je soutiens : la Main Noire.
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Dengi. Mon portraitiste s'appelle : Blondie (avatar) + cheap thrills (sign).
Dans la vie, je suis aussi : Maria G. Raspoutina, Kathleen M. Goustov.
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10/6/2017, 00:52
       
comme une braise sous la cendre

   
-  Nikolaï S. Ivanov — Alexandra I. Ivanova -

   

DES JOURS ET DES JOURS DE PRÉPARATION POUR CETTE PREMIÈRE MISSION A L’ÉTRANGER. ME VOILA PRÊTE POUR UNE NOUVELLE AVENTURE. CES DERNIERS JOURS ONT ÉTÉ COMPLIQUE, JE ME SENS ÉTRANGE. J’ESPÈRE QUE JE N'AI PAS SIMPLEMENT LE MAL DU PAYS.
Cette main tendue dans sa direction, sans la moindre arrière pensée, fut rapidement happée d'un mouvement rapide et tous les deux disparurent du hall principal. La belle fut projetée contre un mur, la face contre la surface irrégulière et froide, le bras fortement maintenu dans son dos par la poigne puissante du patriarche. Elle sentait la réaction violente à l'insulte dont il avait été victime. Elle n'avait pas pesé, à ce moment-là, la portée de cette fin de phrase, il la lui faisait regretter. Pourtant il semblait vouloir lui faire comprendre, à travers cette immobilisation et ce geste clairement brutal, qu'on ne devait pas se moquer de son infirmité et qu'il restait un homme parfaitement capable de gérer les chose de sa main valide. Elle sentait son souffle chaud, irrégulier, contre son oreille, sa phrase qu'il avait prononcé sur un ton ferme et qui ne méritait aucune réponse. Non, la belle ne rétorqua rien, la peur qui lui nouait la gorge, la respiration coupée par l'écrasement dont elle était victime, et cette douleur qui lui parcourait le bras. Et puis au fond, ne l'avait-elle pas chercher ? A trop jouer avec le feu, on risquait de se brûler. Un simple effort lui aurait suffit pour lui briser les os, heureusement il n'en fit rien. Nikolaï se détacha progressivement de sa promise, ce qui lui permis de reprendre son souffle. La douleur s'estompa, une marque rouge resta cependant installée sur son poignet délicat, une marque qui lui servirait à se souvenir pendant quelques temps qu'elle devait rester vigilante. Choquée par le brusque revirement de situation, Alexandra n'eut pas le temps de se remettre qu'ils disparurent du couloir exiguë dans lequel il l'avait amené. Le hall, un bras galamment porté dans sa direction. Une hésitation, naturelle, l'empêcha de répondre à sa demande. Elle n'eut pas le temps d'attendre. L'Ivanov était un homme pressé, très pressé.

Le hall du Ministère de la Magie apparut sous leurs yeux. Alexandra eut le contre-coup des multiples transplanages, légèrement chancelante, elle dû se retenir au bras de son fiancé. C'est avec un regard émerveillé que la belle admirait ce haut lieu de la politique anglaise, revivant ses quelques souvenirs qui remontaient à la surface. Ils n'étaient pas là en touriste, un groupe de sorcier guida les émissaires russes à l'écart, examinant une à une leurs baguettes respectives. Alexandra avait senti la réticence de Nikolaï lorsque l'un d'entre eux s'empara de sa précieuse baguette, elle se permit de resserrer son bras autour du sien, pour lui affirmer sa présence à ses côtés. C'était déjà pas évident pour lui de se retrouver dans ce pays étranger, le voilà qu'il se trouvait désarmé durant l'instant d'un simple contrôle de routine. Courage. La jeune russe capta le discours des étrangers, on les emmena près du bureau de ladite Mrs Brown, et on les fit attendre.

Jamais la présence de son fiancé ne l'avait autant gêné ces derniers jours. Alexandra se tenait droite, assise à ses côtés sur cette banquette et adossée contre le mur, tendue, elle semblait observer un point sur le mur opposé. Elle n'osait pas tourner la tête, de peur de croiser le regard coléreux du patriarche. Cachée derrière cette illusion de calme, qu'elle essayait de laisser paraître, en stabilisant sa respiration, elle sentit une main se poser sur la sienne, chaude, rassurante, ferme. Sa tête ne perdit pas son cap, même si elle sentait le regard lourd de Nikolaï qui l'examinait. Il ne dit rien, elle non plus. Son souffle régulier faisait voleter quelques mèches blondes près de son oreille. Ses lèvres tressaillirent discrètement, on pouvait voir qu'elle retenait un sourire qui désirait s'y immiscer. Rien n'apparut, les traits de son visage si doux parvinrent à se détendre, un peu. Elle baissa la tête, ses iris céruléennes étaient rivées sur cette marque rouge encore visible autour de son poignet qu'on avait tordu quelques minutes auparavant. Un poids sur son estomac, elle déglutit avec difficulté en se rappelant de ce moment douloureux, elle releva la tête en faisant mine que tout allait bien. C'était faux, rien n'allait. Sa main se décolla de la sienne. Ce geste de tendresse, touchant, même s'il ne réussi pas à lui accorder un sourire, offrit quelques couleurs à son visage si pâle. Elle était satisfaite, il portait finalement en elle quelques sentiments agréables, même s'il ne lui avouait pas. Une voix de femme les appela et les sortirent de leur rêverie, les deux protagonistes se levèrent pour aller à sa rencontre.

Mrs Brown était une femme peu agréable à regarder. Petite, rondelette, son double-menton était devenu la prison graisseuse d'un collier serré autour de son coup grassouillet. La pauvre anglaise sembla perturbée par le salutation du russe, offrant un regard intrigué à la jeune femme blonde à ses côtés. Elle parut hésiter un instant, proposant au patriarche de s'installer à son bureau, terminant par un "Mademoiselle Ivanov" Lorsque la russe inclina poliment la tête pour la saluer. « Nous vous remercions de nous accorder cet entrevue, Madame Brown », ajouta-t-elle dans la langue de Shakespeare. La femme ne parut pas surprise qu'elle ne s'adresse à elle en anglais, Alexandra en déduisit que le survivant de la veille lui en avait probablement touché quelques mots. La russe s'assit aux côtés de Nikolaï, qui lui avait l'air déstabilisé par le capharnaüm qui régnait dans le bureau de l'anglaise. Enfin un sourire. Amusée par sa réaction, cette partie de lui qui faisait surface sans qu'il ne puisse le contrôler, même si c'était réellement très discret, la belle se permit un sourire dans le coin de ses lèvres.

Mrs Brown s'était installée face à eux. "J'ai appris que vous souhaitiez me parler ? Je suis étonnée que deux émissaires russes veuillent s'entretenir avec des membres de l’éminent Ministère de la Magie." Dit-elle en se redressant fièrement sur son fauteuil, ses mains étaient jointes sur son bureaux recouverts d'une pile de parchemins. La femme s'était adressée à Nikolaï, mettant de côté son ego, Alexandra se permit de prendre la parole pour énoncer la raison de leur venue. « Certains de vos ... amis, sont entrés en contact avec nous alors que nous étions sur un bateau en direction de l'Angleterre », commença-t-elle. « Ne désirant pas répondre à la demande de notre Maître, on nous a fortement ... orienté vers vous ». La jeune femme marqua un silence, examinant de ses prunelles délicates la réaction de l'anglaise. Madame Brown eut un rictus, elle n'avait pas regardé Alexandra une seule fois pendant qu'elle lui avait parlé, comme si les mots qui sortaient de sa bouche venaient directement de l'esprit de l'homme face à elle.  "Et en quoi puis-je vous aider ?" Ses mains se resserrèrent l'une contre l'autre, on pouvait sentir la tension, les muscles de son gros cou se contractaient. « Gellert Grindlewald ... ». A l'énoncé de ce nom, la sorcière tressaillit. Cet homme était recherché dans toute l'Europe, voilà que des gens connaissaient son implication auprès de ce célèbre mage noir. « ... Et regardez-moi quand je vous parle, je ne suis pas un mur », tacla-t-elle d'un ton sec, la faisant immédiatement se retourner dans sa direction. Enfin. Oui, Alexandra prenait très mal son exclusion. C'était elle qui s'exprimait, on l'écoutait, mais on ne lui portait pas la moindre attention. C'était ... vexant. La sorcière toussota. "Qui vous dit que je peux vous aider" Cette phrase exaspéra Alexandra. Elle tournait autour du pot, s'était évident. Un regard lourd échangé avec son fiancé, elle se contenta de lui répondre. « Voulez-vous que l'on vous rapporte la tête de notre informateur ? » Lança-t-elle, en haussant les épaules et en affichant un air intrigué. "Ce ne sera pas nécessaire, merci".

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11/6/2017, 21:48
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Nikolaï prit place dans un fauteuil face au bureau de leur hôte, ne cherchant pas à attendre qu’on l’y invite. Il avait des habitudes de roi et il comptait bien le faire sentir. Si Brown ne connaissait pas les Ivanov, elle allait très vite apprendre à quel genre de personnage elle s’adressait. Il laissait sa fiancée prendre la parole, profitant de cet instant de recul pour pénétrer son esprit de sa legillimancie, faisant main basse sur ce qui l’intéressait, laissant le reste de côté. C’était comme à un déménagement, lorsqu’on ouvrait des boîtes sans savoir ce qu’il y avait dedans. Parfois il s’agissait de ce qu’on cherchait et parfois… Et bien, on plaçait au grenier. Nikolaï était très méthodique et ratissait la psyché mètre carré par mètre carré, sans violence. Il n’était que de passage. Probablement était-ce la raison pour laquelle Brown le regardait lui plutôt que la charmante jeune femme qui était sa fiancée. Une fiancée qui ne se laissait pas marcher sur les pieds, ce qui marqua ses lèvres d’un petit sourire en coin. En vérité, lorsqu’il n’en était pas la cible, il appréciait véritablement le mordant de cette femme. Elle ne faisait pas forcément dans la diplomatie, pour le coup, mais Nikolaï ne l’en blâmerait pas. C’était assez drôle.

Il passa sa main dans sa veste de costume pour en sortir une baguette magique qu’il déposa soigneusement sur le bureau. Celle du roux : « A défaut de sa tête... » railla-t-il, un sourire en coin avant de réaliser que la femme n’avait pas compris un traître mot de ce qu’il disait en russe. Il laissa le soin à Alexandra de traduire. Ainsi que la suite. Il n’avait aucune idée du temps qu’il avait passé dans ce bureau mais probablement plusieurs heures à débattre avec l’anglais, Alexandra en interprète de ses mots. Ça lui allait bien de répéter ce qu’il disait, comme une femme de pouvoir soudain, avec des arguments qui avaient la sagesse de l’âge que portait Nikolaï, la mesure délicate de chaque mot prononcé et du sens qui en ressortait inévitablement. Il avait l’habitude, lui. Alexandra probablement beaucoup moins. Elle était plongée dans le bain d’une expérience jusqu’alors inédite. Ce qui se passait à la Douma n’était jamais aussi pointu, aussi acéré que ce qui se tramait dans les hautes administrations. Nikolaï négociait avec un doigté perspicace, appuyant sur les attentes de son leader en matière d’accord. C’était bien plus que ce qu’il y avait d’inscrit sur la lettre de mission qu’on avait fournie aux deux Ivanov mais Nikolaï n’avait jamais eu besoin d’antisèches pour savoir ce qui était acceptable ou non dans un accord.

La discussion bifurqua alors que la famille Ivanov, la place qu’ils avaient eu à la tête de la Russie sorcière. Brown lui confia même avoir rencontré son père lors d’une entrevue. Vêtu du masque de l’insensibilité, rien ne s’était vu, mais il s’était pris un coup indéniable. Son défunt père était presque devenu un sujet tabou. Comme beaucoup de morts en vérité. On évitait de trop les nommer. Il répondait toutefois avec tact, échangeait avec elle sur ce que pouvait apporter sa propre lignée à Grindelwald… Si toutefois quelque chose devait se nouer en ce sens. Nikolaï ne perdait pas de vue ses propres objectifs : s’il devait revenir un jour à la Douma, mieux valait que des alliances soient tenues par lui que par la Main Noire. Il distillait quelques idées, quelques pistes, laissant cela faire son chemin. En dépit de l’accueil froid initial, l’échange se révélait fructueux en définitive, enrichissant, même pour lui-même. L’Angleterre avait, elle aussi, de très bons politiciens semblait-il. C’était appréciable. L’entretien se termina tardivement, Nikolai réalisa qu’il était 14h et que sa fiancée, enceinte, devait avoir faim. Surtout qu’elle n’avait pas touché à son assiette ce matin. « Heureusement que tu étais là. Je me voyais mal lui expliquer tout ça avec des signes de main. » railla-t-ils alors qu’ils arrivaient dans le hall du Ministère. Il lui offrait à nouveau son bras, amusé avant de transplaner avec elle, de retour au chaudron baveur.

Ils s’installaient à une table et on ne tarda pas à les servir. « Je crois que je commence à comprendre quelques mots anglais comme : iésss, no. Hm... » Il cherchait dans sa mémoire tapotant les piques de sa fourchette sur ses lèvres « aïe sii, fink iou, baille. Oh et drrrrink. » L’accent russe sur les r déformait atrocement le mot. Mais on comprenait que ce dernier était assez important pour l’Ivanov pour qu’il l’ait retenu. Il riait de son propre ridicule, bon joueur sur le coup. Il aurait été bien embêté avec son anglais clairement défaillant. Il était à présent de bonne humeur. Discuter politique lui faisait toujours du bien. Il retrouvait son élément et se nageait comme un poisson dans l’eau, c’était plaisant, alors il se détendait. Il fronça les sourcils, pensif, sans perdre de son sourire pour autant : « Je crois que la Douma me manque, et plus tôt que je ne le pensais. » Sourire en coin, tendu et puis il reprenait son repas.
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Dengi. Mon portraitiste s'appelle : Blondie (avatar) + cheap thrills (sign).
Dans la vie, je suis aussi : Maria G. Raspoutina, Kathleen M. Goustov.
Ma baguette est faite en : Palissandre des Indes et son coeur est en écaille de Zmey.
Mon niveau de combat est : 3.


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12/6/2017, 14:42
       
comme une braise sous la cendre

   
-  Nikolaï S. Ivanov — Alexandra I. Ivanova -

   

DES JOURS ET DES JOURS DE PRÉPARATION POUR CETTE PREMIÈRE MISSION A L’ÉTRANGER. ME VOILA PRÊTE POUR UNE NOUVELLE AVENTURE. CES DERNIERS JOURS ONT ÉTÉ COMPLIQUE, JE ME SENS ÉTRANGE. J’ESPÈRE QUE JE N'AI PAS SIMPLEMENT LE MAL DU PAYS.
L'entretien avec Mrs Brown et Nikolaï dura la majeur partie de la matinée. Sans voir le temps passer, la jeune russe sentait cependant son estomac crier famine, n'hésitant pas à se faire entendre à certains moment en grognant discrètement. Faible, ralentie, son discours se faisait moins enthousiaste malgré le soutien considérable de son fiancé à ses côtés. Il lui dictait chacun de ses mots, propres, efficaces, diplomates, et elle tentait de traduire le plus fidèlement possible pour que ses paroles soient le plus authentiques possibles aux oreilles de l'étrangère. Elles l'étaient, semblait-il. L'anglaise était comme subjuguée par ce qu'elle entendait. La mine sérieuse, ses doigts recouverts d'une multitude de bagues étaient entrelacés, les muscles de sa mâchoire étaient tendus. L'entretien se termina sur une bonne note. Gellert Grindelwald entendraient parler de Raspoutine et des Ivanov, s'était certain. Maintenant la mission des deux sorciers était terminée, il fallait rentrer. La jeune blonde dû s'aider de ses accoudoirs pour se redresser, sentant sa faiblesse reprendre le dessus, elle rejoint NIkolaï dans le hall du Ministère de la Magie. Avant de transplaner au Chaudron Baveur, le patriarche se permit une remarque positive à l'encontre de la jeune femme à ses côtés. Amusée par ses mots, incapable de lui répondre, elle se contenta de le remercier d'un sourire attendrissant, se cachant presque derrière une mèche blonde qui passait devant son visage.

A leur arrivée dans l'auberge, le bulldog sortit de derrière le comptoir pour saluer ses maîtres en aboyant gaiement. A ses côtés, Tom, le barman, eut un sourire, soulagé du retour de ses deux clients étrangers, ravi de ne plus entendre les pleures incessants de cette horrible créature poilue. La sorcière s'affala presque sur sa chaise en soupirant, tandis qu'on leur servait déjà de quoi s'alimenter. Gladstone se cala contre ses mollets, frottant sa tête contre la peau de sa maîtresse en lui léchant les chevilles. Un regard perplexe fut lancé à cette assiette bien chargée qu'on posa devant elle. Dégoûtée malgré la faim qui lui tiraillait l'estomac, la belle planta à contre-cœur sa fourchette dans le plat, enfournant un morceau de rôti au fond de sa bouche qu'elle mâcha longuement avant de l'avaler. Manger était devenu une torture, elle savait qu'elle ne tiendrait pas une heure de plus sans un apport suffisant en énergie, son corps la lâcherait, mais d'un autre côté les odeurs qui pénétraient dans ses narines sensibles lui donnaient envie de vomir. On aurait pu lui servir une assiette de clous, le résultat aurait été le même. Alexandra leva ses prunelles en direction de Nikolaï, tout en mastiquant un second morceau de viande. Il était hilarant à tenter de parler anglais, impressionnant même. Il apprenait vite, très vite, même si ce n'était que quelques mots simples. Ce langage si différent de leur langue maternelle, ces mots articulés dans une pseudo justesse, cela le faisait rire. Cet entretien purement politique l'avait détendu, il paraissait presque joyeux. « C'est un bon début, Nikolaï » Dit-elle, le sourire discret masqué dans le coin de ses lèvres.

Alexandra reporta son attention sur sa nourriture devant elle, baissant son regard azuré. Elle se mit à jouer de sa fourchette sans pour autant avaler le moindre morceau, écoutant d'une oreille la dernière phrase prononcée par le patriarche de la famille Ivanov. Cela se sentait, il regrettait son poste à la Douma, et se revoir acteur du monde politique en ayant eu cet entretien avec Mrs Brown avait dû raviver des souvenirs. Il l'avait dit lui-même il y a quelques temps, lors de leur fuite dans les quartiers moldus de Saint-Pétersbourg. Nikolaï s'ennuyait à Koldovstoretz, il n'y avait plus le même frisson, la même tension qu'il vivait en tant que politicien. La belle ne redressa pas la tête, ses mèches de cheveux s'étaient détachées de sa natte, tombant de part-et-d'autre de son visage angélique. « Si ça te manque tant, retourne-y ». Glissa-t-elle en piquant un carré d'omelette qu'elle prit entre ses dents. Ce n'était pas aussi simple, elle le savait. Si Nikolaï avait pu garder son haut poste de politicien à la Douma, il l'aurait fait il y a longtemps. Non, c'était plus compliqué que ça, Raspoutine le tenait éloigné du pouvoir, il avait bien trop peur de l'influence des Ivanov dans le paysage politique Russe. Ce n'est pas pour rien que de nombreux ancêtres d'Alexandra et Nikolaï avaient dirigé ce pays. La jeune femme passa une main dans sa chevelure dorée pour dégager son visage, passant ses mèches rebelles derrières ses oreilles. Elle mastiquait, encore et encore, sans le moindre plaisir, les yeux partiellement fermés à certains moment pour se concentrer. « Reprend ce qui aurait dû appartenir à notre famille, ce qui nous a été arraché à la mort de l'ancien Ministre : le pouvoir ». A ce moment-là, Alexandra plongea ses iris céruléennes dans celles de son fiancé, elle arrêta de manger et poussa son assiette de côté. Elle avait à peine mangé deux morceaux de viande et un peu d'omelette. Rien, si on prenait en compte les apports journaliers nécessaires à une jeune femme de son âge. Une grimace suffisait à faire comprendre à son fiancé qu'elle ne pouvait plus rien avaler, surtout pas ce qu'on venait de lui servir.

Depuis le début de l'apparition des premiers signes de grossesse, c'est-à-dire à peine quelques jours, la russe avait cessé de s'alimenter régulièrement et correctement. Favorisant les liquides, le sucré, et la nourriture peu odorante, la belle avait réduit drastiquement ses portions habituelles, cela commençait à se voir sur son visage qui avait commencé à se creuser au niveau des joues. Dangereux en sachant les conséquences éventuelles sur son état de santé. Néanmoins elle n'arrivait pas à se forcer, si elle le faisait elle vomissait, cela n'aurait servi à rien. « Quand désires-tu rencontrer ce Dumbledore ? Où devons-nous nous rendre pour aller le rencontrer ? » Demanda-t-elle en s'adossant contre le dossier de sa chaise, les bras croisés contre sa poitrine. Alexandra capta le regard du propriétaire des lieux, elle leva la main pour lui commander du thé. Attendant la réponse de son fiancé, on lui servit rapidement une tasse remplit de ce liquide brûlant. Sous le regard attentif de Nikolaï, elle y ajouta une cuillère de miel, comme il l'avait fait de sa propre initiative ce matin même. Ça lui avait fait énormément de bien, elle ne pouvait qu'afficher un sourire satisfait lorsque ses lèves entrèrent en contact avec le thé chaud qui lui mordait les muqueuses. Elle s'en fichait, elle en avait besoin. Apaisée, elle posa la coupe devant elle, sans la lâcher des mains, ses prunelles se détournaient du regard perçant du patriarche, fixant sans prononcer un mot la surface lisse et fumante de la boisson.

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14/6/2017, 23:12
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Le patriarche l’avait remarqué, qu’elle ne mangeait pas. Pas plus qu’au petit déjeuner. Et cette absence d’alimentation finirait par la faire se pâmer tôt ou tard. Il savait aussi pertinemment pourquoi : les femmes enceintes étaient des calvaires avec leurs repas. Que ce soit par leurs envies incroyables qui sortaient de nulle part, ou par leurs nausées, ça n’était pas de tout repos. S’il avait été en Russie, il l’aurait confinée dans une chambre quelques temps avec une infirmière pour qu’elle reprenne des forces. Leurs dernières aventures n’aidaient pas à faire descendre le stress, apporter un peu de calme dont elle nécessitait. Sa réplique le tira de ses pensées. Retourner à la Douma, il en rêvait et il ne pouvait faire que caresser cette envie comme un fantasme qu’il ne pouvait concrétiser. Pas tout de suite. Il n’était pas prêt. Ses prunelles céruléennes miraient toute la délicatesse du visage angélique qui lui faisait face. Un instant, il se demandait si elle était sérieuse ou s’il s’agissait d’une nouvelle moquerie, pointant sadiquement du doigt les chaînes que Raspoutine lui passait aux poignets, le contraignant à éviter le haut lieu adoré de la politique.

Il laissa un petit sourire en coin lui répondre, la laissa poursuivre tel le serpent accroché à l’arbre de la connaissance du jardin d’Éden. Il frissonnait de cette envie, sans le vouloir, son cœur grondant de l’appétit et de la culpabilité. « C’est de la haute trahison. » fit-il alors remarquer. Reprendre le pouvoir signifiait affronter Raspoutine, leur leader, le dirigeant pour lequel il devait avoir une fervente loyauté, mais qu’il poignardait de ses manigances. Tant que celles-ci n’étaient pas dangereuses, le mage noir ne ferait que le garder à l’œil. Si elle devenaient plus sérieuses, alors son élimination deviendrait nécessaire. Il savait très bien qu’il n’était pas le seul à être dans la ligne de mire de Raspoutine : sa dynastie complète avait le couteau sous la gorge. S’il tentait, ne serait-ce qu’un peu, le moindre coup d’État et se loupait, il ne resterait pas plus d’Ivanov que de Romanov. « En vérité, le pouvoir ne nous a pas été arraché. Dans le cœur du peuple sorcier de Russie, les Ivanov restent un pilier en lequel ils ont confiance et pour lesquels ils... »

Il se pinça les lèvres, la regardant repousser son assiette sur le côté. Elle n’avait pas assez mangé. « ...Espèrent. » termina-t-il sur un ton septique en la voyant passer ses lèvres sur une tasse chaude pleine de thé. « Hm. » Il poursuivait sa propre assiette en silence jusqu’à ce que la question sur Dumbledore pointe le bout de son nez. « En fin d’après midi. Pas très loin dans Londres. » Il n’était volontairement pas précis, se demandant encore s’il faisait bien de l’emmener avec lui : « Tu devrais peut-être rester te reposer. Tu n’as presque rien mangé. » Ses prunelles s’accrochaient à elle, à leur manière si intense de transpercer ceux qu’elles regardent. « Et je dis bien te reposer. » Insista-t-il, craignant qu’elle n’en fasse, comme souvent, qu’à sa tête. Il retourna dans son assiette, loin d’accepter de se laisser mourir de faim pour sa part. Il revint alors que le premier sujet de leur conversation : il avait montré l’attention qu’il portait à la santé de la jeune femme enceinte, il n’irait pas au-delà si elle refusait de passer l’après-midi au lit pour préserver son état. « C’est cet espoir qui fait peur à notre maître. Nous n’y pouvons rien, il nous colle à la peau. Alors il m’écarte et le moindre bruissement de notre famille lui fait grincer des dents. Ton frère, d’abord. Puis les doutes à ton sujet jusqu’à la dernière rentrée. »

Le meurtre du directeur devait être encore frais dans la mémoire de la jeune femme. Tout cela n’était pas si loin, même s’ils avaient beaucoup avancé depuis. « Et plus récemment Kiril. » Son fils, son protégé. « Son frère m’avait fait sentir sa crise d’adolescence, mais Kirioucha… Était resté parfaitement modéré. » Elle allait être la belle-mère de ses enfants. Même si elle n’aimait pas, elle devrait prendre part à leur avenir. Kiril allait lui aussi se marier, et Alexandra serait légitimement de corvée de préparatif avec Ludmilla. « Jusqu’à il y a quelques jours où il a refusé le prix que la Main Noire offre à certains élèves de Koldovstoretz... » Désespoir dans le ton de sa voix. « J’ai du remettre les pieds à la Douma pour le sortir du bourbier dans lequel il s’était fourré et bien entendu… malgré l’interdiction qui m’avait été formellement adressée. » Il avait tracé, baissé les yeux dans les couloirs, évitant le moindre discours, le moindre mouvement de foule. Et bien entendu, il avait rédigé d’humiliantes excuses pour Raspoutine. « Alors disons… Qu’en ce moment, il vaudrait mieux que je ne tire pas trop sur la corde… » Il avait fait passé l’acte de Kiril comme une rébellion adolescente, mais il savait pertinemment que ça n’était pas exactement le cas.
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Alexandra I. Ivanova
Elève à Koldovstoretz
Né(e) il y a : vingt-trois ans
, à : Saint-Pétersbourg
, mes proches me surnomment : Sasha
et pensent que je ressemble à : Margot Robbie.
Actuellement je suis : fiancée
, je suis : attirée par les hommes.
J'ai fait des études : à la défense magique.
, aujourd'hui je travaille en tant : qu'élève à Koldovstoretz.
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Dans la vie, je suis aussi : Maria G. Raspoutina, Kathleen M. Goustov.
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15/6/2017, 00:38
       
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-  Nikolaï S. Ivanov — Alexandra I. Ivanova -

   

DES JOURS ET DES JOURS DE PRÉPARATION POUR CETTE PREMIÈRE MISSION A L’ÉTRANGER. ME VOILA PRÊTE POUR UNE NOUVELLE AVENTURE. CES DERNIERS JOURS ONT ÉTÉ COMPLIQUE, JE ME SENS ÉTRANGE. J’ESPÈRE QUE JE N'AI PAS SIMPLEMENT LE MAL DU PAYS.
L'un et l'autre s'observaient longuement. Une bataille de prunelles céruléennes, à savoir qui serait le premier à mordre l'autre dans la profondeur de son âme. Alexandra sentait les vapeurs du thé anglais apaiser ses sens troublés, ce parfum subtile d'Earl Grey qui remontait progressivement à travers des volutes régulières. Elle avait visé juste. Ce sourire qu'il peignait sobrement sur son visage indiquait tout et à la fois si peu. Nikolaï ne voulait pas avouer que cette idée lui titillait l'esprit, qu'elle l'aguichait comme une vulgaire prostituée son client. Oh oui, il aurait tant voulu, c'était certain. Sa première réponse fut celle qu'elle espérait. La haute trahison, évidemment. Encore et toujours, Nikolaï pouvait être tellement prévisible parfois. Avait-il tort ? Il est vrai que cette simple pensée, qui pourrait être perçu dans un esprit jeune et naïf comme celui d'Alexandra, pourrait être aisément utilisé contre elle et les siens. Trahir Raspoutine, c'était trahir le Maître, et risquer l'extermination entière de sa famille, de ses proches, de ceux qu'elle aimait. Son oncle avait été la première victime de l'obscurantisme du leader de la Main Noire. Son propre père suivi peu de temps plus tard, de la main du patriarche nouvellement déclaré. Suite à ses mots, la jeune russe baissa le regard, faussement gênée. « Haute trahison, hein ? » Murmura-t-elle en bougeant à peine ses lèvres, dans une expiration à peine audible. Elle retint un soupir, abandonnant lâchement son assiette à son sort, écoutant d'une oreille lointaine la suite du discours du patriarche qui rectifiait sobrement la phrase de sa promise.  

Prenant quelques morceaux de nourriture du bout de ses doigts, salissant sa peau opaline de petites tâches de graisse, la sorcière attira l'animal assoupi près d'elle. L'odeur de viande le piquant au vif, Gladstone se réveilla presque en sursauts et se redressa sur ses courtes pattes pour lécher la main de sa maîtresse. Amusée par le drôle d'animal qui tournait autour d'elle, prenant la béquée d'une nourriture qu'elle ne pouvait décidément pas avaler, Alexandra affichait un sourire radieux. Il était décidément adorable, ses gros yeux globuleux qui la fixaient, quémandant toujours plus d'attention de sa part. Un vrai gamin. Retournant son regard plein de charme sur la silhouette plus sérieuse du patriarche qui venait de lui décrire vaguement le lieu de rendez-vous, elle perdit son sourire lorsque celui-ci lui proposa de ne pas le suivre, d'éponger sa fatigue apparente dans un repos bien mérité dans son état. « Tu as peut-être raison », dit-elle sur un ton résigné. La tigresse sauvage s'effondrait presque de fatigue, elle ne pouvait ignorer cela, même si elle tentait de se persuader du contraire. Sa présence n'aurait été qu'un poids. Pire, elle aurait sali l'image de sa famille, l'image de l'épouse digne et forte que Nikolaï voulait qu'elle placarde fièrement sur sa poitrine. Non, elle ne pouvait pas, c'est pour cela qu'elle s'avouait vaincue face au regard perçant de son fiancé qui la mirait avec douceur. Il n'insista pas, captant probablement toute la détresse, toute la honte qui la tiraillait.

La sorcière continuait d'envoyer des morceaux de lard fumé dans la gueule du bulldog exalté, qui poussait des cris de joie à la vue de la main nourricière qui le surplombait. Son regard bleu examinait l'homme manger à sa faim. Elle l'enviait, au fond, de pouvoir ainsi profiter de cette nourriture en paix. Chanceux qu'il était de ne pas avoir à porter la vie. Il avait changé de sujet pour répondre à ses interrogations, mais le sujet précédent revint sur la table comme une bouffée d'air glacial dans la conversation.

Les doutes refirent surface, par vagues sombres, dans un souvenir traumatisant qui ne l'avait pas quitté. La mort d'un innocent, la disparition d'un homme droit et honnête. Ces yeux verts injectés de sang, ce visage meurtri qui suintait la souffrance. Cette demande incessante, la libération d'une âme, une supplication prononcée dans un dernier soupire. Un éclair vert. Des pleurs retenus, son cœur qui s'était serré dans sa poitrine. La haine, la crainte, la honte. Une manipulation rondement menée dans l'unique but de rassurer les craintes du groupe. Le haut de son corps encore chétif se mis à trembler en l'espace d'un instant. Ses paupières se fermèrent, elle tentait d'apaiser son souffle qui s'accélérer. Nikolaï jouait de ses craintes comme un peintre de son pinceau. Il peignait l'avenir de sa douce en traçant délicatement un chemin à suivre. C'était lui la cause de tout cela, il avait détruit son innocence ce soir-là. Là encore, il lui rappelait qu'il était le maître du jeu. Elle ne lui en voulait plus. Nikolaï n'avait fait que tirer les bonnes cartes. Le vrai Maître lui, avait été rassuré par l'acte ignoble qui avait été proféré, permettant ainsi à la famille Ivanov de sauvegarder quelques années de leur existence. C'était misérable de devoir en arriver là, et pourtant c'était nécessaire.

Ses paupières se rouvrirent progressivement, suivant les paroles du patriarche. Kiril avait refusé la bourse de la Main Noire. Cet acte d'insubordination avait sûrement fortement blessé le père protecteur qu'était Nikolaï. Alexandra posa ses doigts propres sur cette main qui tenait une fourchette, comme pour lui céder un peu de soutien. Un simple regard, sa pulpe frôlait à peine le revers de cette main ferme posée sur cette table. Ce fut furtif, elle reporta sa faible poigne sur sa tasse dont elle termina les dernière gorgées. « Kiril reste un garçon en deuil, je pense que tout cette ... » Alexandra chercha le mot juste pour éviter de paraître vulgaire, pour une fois. « ... Histoire l'a passablement perturbé ». Le décès brutal de sa mère sous ses yeux, son remariage avec sa cousine. Elle-même peinait encore à se faire au projet, à cette avenir qu'on lui imposait. Elle le comprenait, même si cet acte de rébellion la surprenait de la part de l'enfant de Nikolaï. « Tu as bien fait, Kolya » Conclut-t-elle, faiblement, essuyant ses mains sur un carré de tissu.

Éreintée, à bout de force, Alexandra repoussa sa chaise en arrière, la faisant grincer sur le sol en bois. « Je vais dans ma chambre, si tu peux venir me réveiller avant de partir, je souhaiterai être présente ». Silencieuse, éteinte, la belle inclina sa jolie tête en avant, finissant de détacher sa natte. Ses cheveux blonds tombèrent en cascade sur ses épaules et devant son visage. D'un geste souple de la main, elle les rabattait en arrière et tournait les talons. Suivi de son animal, qui semblait toujours lorgner le bout de ses doigts en quête de nourriture, tous les deux montèrent les escaliers en bois pour rejoindre l'étage et sa chambre. Alexandra s'écroula sur le ventre, sur son matelas, toute habillée, sans se plonger dans les draps chauds. Elle tomba immédiatement dans un sommeil profond sans rêve, ses pieds pendaient au bout du lit, sa tête ne reposait même pas sur un oreiller. Il était temps, quelques secondes plus tard et la sorcière aurait dormi dans le couloir. Gladstone vint se blottir contre le corps de sa maîtresse, posant son museau sur son épaule.

Lorsque ses prunelles se rouvrirent, le soleil avait disparu derrière les immeubles de la capitale londonienne. Un cri de surprise, elle sursauta. L'animal à côté d'elle aboya. Alexandra, un peu perdue au début, examina l'environnement. Elle avait compris.  « Sergueïevitch ! » Hurla-t-elle, seule dans sa chambre. Il était parti sans elle, il ne l'avait même pas réveillé. Elle se releva d'un coup. Sentant sa tête tourner, Alexandra dut se résoudre de retourner sur son lit, se laissant basculer en arrière. Dos sur le lit, ses yeux fixaient un point sur le plafond. Elle soupira. A côté d'elle, il y avait encore ce paquet qu'elle était allée cherchée le matin même. La robe pour cette soirée qu'elle désirait offrir à son fiancé, en remerciement pour tous ses efforts. Il était parti, qu'allait-elle faire désormais. D'un geste rapide, Alexandra saisit un des coins de son oreiller et le jeta en direction de la porte.

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